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Fri. 28 Sep – Kangra Valley

Pour remonter du Punjab vers les montagnes, il y a un petit train de montagne charmant qui serpente dans la verdoyante vallée de Kangra et offre une ascension nettement plus agréable que les bus et jeeps aux ressorts fatigués qui pogotent sur les routes défoncées. Il faut cependant avoir le temps de le savourer, parce qu’à du 10km/h de moyenne, «Ce n’est pas la destination mais la route qui compte» n’a jamais été aussi approprié.

C’est réussi pour la mise au vert: il y a 2 arbres!


Au milieu du parcours se trouve la petite ville de Kangra, qui est depuis l’an dernier devenue le début du parcours suite à un glissement de terrain qui a détruit la voie en aval.
On était venu y chercher la nature, l’air pur et le chant des oiseaux, mais on y a trouvé le béton, les gaz d’échappement et le chant des klaxons, bref une copie en altitude des habituelles affreuses petites villes d’Inde.

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Eh bien voilà, il suffisait d’aller voir un peu plus loin, hors de la ville…


Ce n’est que le lendemain qu’on a découvert le vieux Kangra, avec vieux fort, rivière, gorges et falaises, soit exactement ce qu’on cherchait.
De là, le voyage en train (porte ouverte, assis sur le seuil et jambes ballantes dans le vide, bien sûr) en remontant la rivière est un délice: torrents, ponts, falaises, le tout avec les monts Dhauladhar en arrière-fond qui se déroule au ralenti devant les yeux, un peu comme au cinéma.

Où l’on se fait signe entre voisins de wagon.

Quand on se plaint du voyage tape-fesse, on peut en vérité encore s’estimer heureux. Pour d’autres, c’est plutôt voyage en machine à laver


Malheureusement les meilleurs sont les plus courtes et donc après une halte dans la petite ville de montagne sans grand intérêt de Palampur nous attendait une nouvelle épreuve de 10h de tape-fesses dans un bus sur les serpentantes et défoncées routes de montagne pour atteindre Manali.

Quelque chose me dit que les passagers de ce bus vont devoir s’armer de patience…

Visite à une distillerie/bar de vin de riz. Ne pas se fier à l’apparence distillerie clandestine: c’est dûment appointé par le gouvernement.

 
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Publié par le 28 septembre 2012 dans Travel

 

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Wed. 26 Sep. – Amritsar

Amritsar est une ville facile à visiter, il y a exactement deux choses à voir ici: le Golden Temple et la cérémonie militaro-comique de la frontière Indo-Pakistanaise à Wagah.

Le Golden Temple est (de manière assez attendue) un temple couvert d’or. C’est un lieu très saint pour les Sikhs, majoritaires dans le coin. Le temple est un petit bâtiment posé au milieu d’un lac, entouré par un grand bâtiment en carré qui sert de quartiers aux résidents.

Le Golden Temple qui brille de mille feux au milieu de la nuit et de son lac.

En entrant dans le complexe, ça sent d’abord un peu la chaussette, puis c’est comme entrer dans l’eau à la piscine: on est d’un coup enveloppé d’un nuage de calme et de sérénité qui nous protège du bruit et de l’animation ambiante, de la vie hors des murs qui est faite du désordre habituel de vendeurs, wallas, rickshaws et quémandeurs de tous poils.

Les familles déambulent joyeusement ou pieusement, tout le monde a l’air content, paisible et relax.
Ceci jusqu’au temple proprement dit, où il faut faire la file pour entrer et là c’est les mêmes cohue et bousculades qu’à l’ordinaire, il faut un peu se battre pour accéder à la sérénité…

La soupe populaire du Golden Temple, qui ne désemplit pas.

Les Sikhs ont cette tradition sympa d’offrir le repas au temple à tout qui a faim ou envie de manger (ça s’appelle le Guru-ka-Langer). Le Langer du Golden temple nourrit plus de 30.000 personnes chaque jour, ce qui fait pas mal de monde.

On a bien sûr essayé: on est tous assis par terre (pas 30.000 en un coup, hein) et on reçoit son riz, lentilles et rotis, c’est simple et bon, servi dans une bonne ambiance par des volontaires.

On voulait participer à la distribution aussi, mais l’égalité de tous prônée par les Sikhs a ses limites et distribuer la nourriture n’est pas une tâche qui sied à une femme, ce qui a pas mal refroidi notre enthousiasme.

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Le Pakistan et l’Inde, frères ennemis depuis leur divorce en 1947, partagent une frontière de milliers de kilomètres qu’ils ont joyeusement truffée de militaires, barbelés, mines etc. Un peu à la mode check-point Charlie, elle est ouverte au trafic en un seul endroit, à Wagah.

Et hop, essayez d’en faire autant!

Le patriotisme fait recette ici. Chaque jour, c’est salle comble.

Il y a le vrai poste-frontière, encombré de camions qui font la file pendant des jours pour passer les contrôles, puis une seconde porte, qui est ouverte pendant exactement 18 minutes chaque jour, par un peloton de militaires en grand uniforme, et sous les yeux amusés de milliers de spectateurs de part et d’autre.

On les voyait pas trop bien d’ici, mais ceux d’en face ont l’air aussi comiques que les nôtres.

La cérémonie dure 25 minutes, pendant laquelle les gardes-frontières parés de leur plus bel uniforme font les zouaves pour impressionner ceux d’en-face, qui redoublent de zouaveries pour impressionner encore mieux. Au cours de la chorégraphie, la porte de la frontière est ouverte, des poignées de mains sont échangées, des pieds sont levés et martelés, les drapeaux sont baissés (exactement en même temps) et remisés par derrière, puis la porte est refermée sans que quoi que ce soit d’utile ne se soit passé.
Sauf qu’on a bien rigolé, ce qui est pas en fin de compte mal du tout, compte tenu de la situation.

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Tout en contraste: la foule danse bon enfant au milieu des militaires qui se préparent pour la parade.

Comme la cérémonie est populaire, le public vient tôt pour s’installer aux places de choix sur les tribunes (en tant qu’étranger, j’ai un traitement de choix et j’ai une place VIP, héhé), puis comme il s’ennuie, il envahit la plaine des manœuvres et danse aux rythmes des musiques de bollywood qui sont diffusées en attendant, sous les yeux très sérieux des militaires qui tentent de maintenir l’ordre tout en se préparant pour leur parade.

En fin de compte, c’est mieux que nos anciennes frontières sinistres des ’80s entre les deux demi-Europes.

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Publié par le 26 septembre 2012 dans Travel

 

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Sun. 23 Sep. – Srinagar

Srinagar, la capitale du Cachemire, est la Venise de l’Inde: le paradis romantique des amoureux. Bollywood ne s’y trompe d’ailleurs pas et chaque film romantique se doit d’avoir une séquence en Shikara (la gondola locale) sur le Dal Lake.

Le Dal Lake, les montagnes, les shikaras, les arc-en-fontaines-en-lac… tout y est!

Les Houseboats, charmantes résidences flottantes, plus ‘house’ que ‘boat’. Le nôtre est le Lucky Star, qui côtoie le Montréal, le Sansouci, le Miss America et d’autres…

On a donc cédé au charme du lac et c’est là qu’on a élu domicile pour une semaine.
Sur un Houseboat: une de ces maisons (parfois palaces) flottantes, où l’on vit au ralenti, dans sa bulle loin du tumulte de la ville.

C’est fascinant de voir toute un vie parallèle qui s’organise sur l’eau: les navettes pour la terre ferme en shikara chaque matin et soir, le magasin du coin lui aussi flottant, les vendeurs de bricoles qui nous poursuivent en shikara et s’accrochent au nôtre: à babord, les bijoux (pas cher! pas cher!) et à tribord les fleurs et épices (soldes! prix d’ami!). Des restaurants, et même la Poste flottent.

Le Fast Food Flottant.

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Le coup de loger au milieu du lac, c’est une bénédiction pour un sommeil serein: pas de chiens, de klaxons et autres désagréments nocturnes habituels. Enfin, jusqu’à 5h du matin où une clameur infernale s’élève de toute la ville pendant une bonne demi-heure: il m’a fallu un moment pour comprendre que cette énorme after-party (un rien difficile à admettre ici, quand la ville s’éteint à 10h le soir) était en fait le produit de tous les minarets de la ville braillant leurs cocoricos respectifs dans le plus grand désordre. Dans une ville 99% musulmane, ça fait beaucoup de cocoricos.

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Le marché matinal, avant le chant du coq

Le marché aux légumes du matin: ceux qui arrivent barque pleine de la récolte de la veille rencontrent ceux qui viennent barque vide, acheteurs des mêmes produits: ils sont faits pour s’entendre.

Le tout sous les yeux de touristes courageux qui ont réussi à se lever au milieu de la nuit, eux-mêmes pourchassés par les indécollables marchands de bricoles.

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Le même lac, le soir…

… et la nuit.

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Au passage, tant qu’à se la couler douce, on s’est essayé à un sport de circonstance.

La ville a aussi son lot de lieux romantiques terrestres, les jardins des empereurs Moghols.

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Un poste de garde militaire… ils gardent les buissons, ou la falaise.


 
En marge des séquences romantiques, le Cachemire est aussi célèbre pour des raisons moins joyeuses: théâtre de la dispute entre l’Inde et le Pakistan, il a été la proie à une vague d’attentats dans les années 80, ce qui a refroidi l’enthousiasme des touristes à venir par ici.

Question de sécuriser tout ça, l’armée est omni-présente: j’ai vu des militaires garder à peu près tout ici: l’aéroport, les routes, les ponts, des chantiers, des hôtels, un parc naturel, un tas de bois, des buissons. Il y a probablement des militaires tous les 200m, et plus nombreux que de touristes.

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Petit jeu: combien de corps dans ce compartiment pour 8?


 
Srinagar était un vrai petit paradis, mais on avait encore tout un tas de truc à découvrir et donc il a fallu quitter, pour Jammu (en jeep) puis Pathankot (en train).
Le train de nuit de Jammu vers Pathankot, qu’on avait prévu vide: c’était sans compter la proximité du très saint temple hindu Vaishno Devi, qui attire des millions de pèlerins par an. En voyant la sainte colline depuis notre jeep en arrivant à Jammu, on avait pensé un instant faire halte et aller voir le temple. Une discussion avec nos voisins de banquette nous a vite conforté dans la certitude d’avoir fait le bon choix en n’allant pas passer 10 heures dans une file humaine serpentant sur des kilomètres à flanc de colline pour voir la très sainte idole pendant 30 secondes avant d’être éjecté prestement pour faire place aux suivants

 
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Publié par le 23 septembre 2012 dans Travel

 

Wed. 19 Sep. – Leh, Ladakh

Le Ladakh, c’est cette région d’Inde qui ressemble à s’y méprendre au Tibet (en fait j’en sais rien, j’ai jamais vu le Tibet, mais ça ne ressemble pas au reste de l’Inde ça c’est sûr!), qui se cache derrière des cols de montagnes à plus de 5000m et qui offre des paysages grandioses. Sur carte et dans les guides touristiques, ça ressemble à la description d’un paradis.

Le haut-plateau du Ladakh, dans la vallée de … euh je sais plus, on en a croisé tellement.

Les routes de montagne glissent parfois d’un étage le long de la pente, ou sont parfois remplacées par une vague piste boueuse, ce qui serait anodin, sans le ravin…

Dans la vraie vie, le coup des cols de montagne à 5000m, on le paie de sa personne: il faut 3 jours de bus pour y arriver. Depuis Manali (qui est déjà dans les montagnes, à 10h de Chandigarh), le trajet de près de 500km se vend à 2 jours de bus: 20 heures dans le shaker, à glisser et sauter sur sa banquette au rythme d’interminables lacets de routes (ou pistes) défoncées.

Mais la récompense est de taille: passé l’abominable Rohtang Pass, la verdoyante vallée de Manali fait place au magnifique désert de haute-montagne et sa rivière argentée, un vrai régal des yeux, dans lequel on peut se plonger des heures durant (à commencer par le ravin qui se promène à 5 cm de notre bus qui fait des acrobaties sur une route qui d’un jour à l’autre va disparaître lors du prochain glissement de terrain, et dans lequel on aimerait que rien d’autre que les yeux ne se plongent).

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Passé le col de Taglang (le second col carrossable le plus haut du monde, le n.1 et n.3 sont sur les 2 autres routes qui mènent à Leh), on se retrouve en pays Bouddhiste: moines chauves, monastères, stoupas et banderoles de petits drapeaux Om-Ma-Ni-Padme-Um sont omniprésents.

Le monastère de Thiksey, perché sur sa butte, en symbiose avec son village.

La ville de Leh, surmontée de son inévitable monastère perché sur son promontoire.

Leh est une petite ville à 3500m d’altitude dont les habitants sont très accueillants et totalement relax. La ville est aussi pleine de militaires et de touristes. Les militaires s’expliquent par la proximité de la disputée frontière chinoise (l’Inde est en dispute avec le Pakistan et la Chine sur leurs longues frontières respectives).

Quant aux touristes, Leh est la base idéale pour explorer l’Himalaya, et son infrastructure touristique est clairement orientée vers les étrangers partis à l’aventure.

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Un des multiples cafés de la ville qui invitent à profiter de la vie sous le soleil et qui offrent cuisine et musique française, italienne ou israélienne.

Avec Manali, c’est un fait unique en Inde. En général, le tourisme est plutôt orienté grand luxe (genre le tour des palaces en train de luxe) ou pèlerinages religieux, qui drainent des foules incroyables.

Pour la première fois, on est restés au même endroit pour une semaine, et on serait bien restés plus longtemps si la ville ne fermait pas pour la fin de la saison (il va commencer à faire sérieusement froid dans les semaines à venir).

Une chose est sûre, c’est qu’on y a fabriqué d’excellents souvenirs, qu’on a échangés contre quelques sourires et une poignée de cheveux. Et aussi qu’on doit y retourner, pour voir ce fameux lac de Pangong, les chameaux du désert de Nubra et faire le tour des vallées, cols et monastères à vélo (ou en Royal Enfield, quand on aura appris à la manier un peu mieux).

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Rafting sur la rivière Zanskar, seuls au milieu de paysages d’un autre monde, où rien ne vit.

… et même bain dans la Zanskar, où l’on sent bien que toute cette eau n’est que neige fondue.

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La ville de Leh, vue de la route de Khardung La (une interminable descente de 2000m de dénivelé à vélo)

Pour visiter le pays, nous avons dû dompter l’iconique Royal Enfield, une 350cc qui ronfle comme un moteur de bateau.

En visite chez le coiffeur. Il a pris un réel plaisir sadique à couper et raser tout ce qu’il pouvait, et je me suis retrouvé comme un de ces nombreux moines.

 
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Publié par le 19 septembre 2012 dans Travel

 

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Sun. 16th Sep. – Karu et Khardung La

On avait tout bien organisé pour aller passer deux jours au fabuleux Lac de Pangong: réservé une jeep, trouvé des co-voyageurs (et Belges, même!), acheté nos permis spéciaux « zone de frontière » et voilà que le douanier de service au checkpost de Karu (qui n’est pas du tout une frontière: on est à 100 km de la frontière Indo-Chinoise, enfin 100 selon les uns, 120 selon les autres, mais comme ici ils aiment tout compliquer, ils rajoutent des postes-frontière en plein milieu du pays) se met à faire du zèle et mon visa en cours de renouvellement ne lui revient pas. Après 40 minutes d’âpres discussions, il n’en démord pas et en guise d’excursion touristique, je me retrouve donc avec une visite au poste de police de Leh.

La sympathique route vers Khardung La.


Dégoûté par cette nouvelle mésaventure administrative, j’ai beaucoup protesté, me suis rasé la tête (probablement inspiré par les kyrielles de moines bouddhistes qui vivent ici), et suis devenu végétarien pour le reste de la journée, mais ça n’a servi à rien: je n’ai pas pu aller voir le lac.

Après de nouvelles tractations le lendemain, j’ai pu en guise de compensation aller fourrer mon nez (rougi par une tempête de neige) sur le col de montagne carrossable le plus haut du monde, Khardung La (5600m), lui aussi situé en zone sensible. Et pour le faire avec panache, je l’ai fait à vélo.

 
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Publié par le 16 septembre 2012 dans Travel

 

Thu. 6 Sep. – Chandigarh

Entre le Rajasthan et les montagnes, on a dû insérer dans notre plan de route une halte imprévue à Chandigarh, pour la raison que la procédure d’obtention de notre visa australien requiert un test tuberculose pour Shikha aussi (on s’en serait pas douté, tiens. On a fait le mien une semaine plus tôt à Ahmedabad… s’ils nous avaient organisé le test pour nous deux d’un coup, ç’aurait été un rien plus simple, mais on aurait du coup raté cette ville un peu surprenante), et que Chandigarh est la ville où ça se fait qui créait le moindre détour.

Un grand boulevard dégagé, avec piste cyclable séparée, arbres et route impeccable. Ca n’est pas l’Inde qu’on connaît.

La première impression à notre arrivée à Chandigarh (passé la nuée de rickshaw wallas qui nous tombe dessus à la sortie de la gare) est qu’on n’est pas dans une ville en Inde.

En général, la rue de la gare grouille d’activité, et dans un nuage de poussière et de bruit permanent s’affairent vendeurs, voyageurs, crieurs, livreurs, porteurs et des tas d’autres. Ici, l’impression est plus celle de la sortie d’un aéroport: c’est propre, vert, calme, un grand boulevard et pas de trafic. Des arbres de part et d’autre. Pas de nuage de poussière, ni d’activité fourmillante.

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La ville et son découpage orthogonal, vus du ciel (enfin, en papier-mâché sur un mur).

Chandigarh est sortie de terre au milieu de rien en 1950, selon les plans de Albert Mayer & Matthew Nowicki, puis Le Corbusier. Les principes directeurs étaient d’intégrer dans la ville les fonctions d’habiter, travailler, se déplacer, se détendre et cultiver son corps et son esprit de manière harmonieuse.

Le résultat est une ville planifiée, découpée en quartiers réguliers qui sont aussi autonomes que possible (incluent habitations, commerces de proximité et espaces verts), séparés par de larges artères qui concentrent le trafic hors des zones d’habitation.

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L’architecture est d’époque (les années 50-60, donc): cubes de béton et briques, qu’on peut aimer ou non (pour ma part, ça me rappelle un peu Louvain-la-Neuve, et je trouve ça pas laid).

La grand place, un espace piétonnier avec commerces et services, où l’on peut se traîner au soleil ou à l’ombre sans se faire klaxonner dessus à tout bout de champ.

Le siège administratif du Punjab, dans le plus pur style béton-grandiloquent. Le bâtiment est gardé par toute une garnison de militaires et il faut montrer patte-blanche (et force permis etc.) pour arriver jusqu’ici.

L’Inde n’est probablement pas le pays auquel on pense en premier devant cette rue commerçante piétonne calme, propre et presque déserte…

Le résultat est pour le moins surprenant, et met la ville à la marge de toutes les autres villes indiennes: c’est une ville agréable, peu polluée et propre, où l’on peut se promener au parfum de l’herbe fraîchement coupée et au son des oiseaux sur des trottoirs en bon état libres de trafic automobile et il y a toujours un parc à portée de jambes où l’on peut aller s’étendre dans l’herbe en famille ou en amoureux et profiter de la vie et du soleil. Il y a une rivière et un lac qui contiennent de l’eau qui sent bon l’eau douce, et les machins qui flottent sont des cannetons.

A l’inverse, forcément, il n’y a aucune ruine, palace ou fort, ce qui en fait une ville très peu touristique, ce qui est probablement pas plus mal en fait.

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Mais la ville comporte son lot de lieux récréatifs ou culturels, par exemple un musée sur elle-même, un joli lac avec montagnes en arrière plan, promenade et échoppes à samosas et jus de canne à sucre, et aussi le surprenant Rock Garden, un jardin tortueux décalé, peuplé de créatures faites de matériel recyclé par un artiste créatif, Nek Chand.

Au cœur du musée d’art moderne, le gouvernement débat…

… Mais la population reste de marbre.

 
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Publié par le 6 septembre 2012 dans Uncategorized

 

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Tue. 4 Sep. – Rajasthan

Jodhpur

Les touc-touc d’ici, plus étroits que les autres, comme ça ils peuvent encore mieux se faufiler dans le trafic. Décorés comme des palaces ambulants, aussi.


Après l’épisode infortuné de notre arrivée à Jodhpur par train-frigo (et effets secondaires), on a eu tout le temps de bien profiter de notre chambre d’hôtel, dans une magnifique bâtisse historique, tout en mobilier d’époque et personnel très aimable. Point de vue gastronomique, le médecin m’a cantonné au riz & curd (du yaourt), question de remembrer un coup ma flore intestinale qui s’était répandue sur la voie ferrée Ahmedabad – Jodhpur.

A peine rétablis, on a décidé de pousser nos explorations de la ville au-delà du porche de l’hôtel, ce qui nous a menés au magnifique château de Mehrangarh, qui surplombe la ville (qui du reste est assez affreuse, sale et bruyante).

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Le château-palace de Mehrangarh, qui malgré quelques tentatives, n’a jamais été pris par la force. Maintenant envahi quotidiennement par des hordes de touristes venus des quatre coins du monde.

La salle de fêtes du palais, où le maharajah local recevait danseuses, amuseuses et autres entraîneuses.

La fameuse ville bleue de Jodhpur. Il ne s’agit en fait que d’un quartier, au pied du château, où toutes les maisons sont colorées en bleues. Scène prisée des films de Bollywood.

Un des palais du château, vu du troisième ou quatrième rampart. Ca donne un petit effet Minas Tirith du Seigneur des Anneaux du meilleur effet.

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Le bus a placards

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Question de varier les souffrances, on a décidé de quitter la ville pour Jaisalmer en bus et non en train. Pour ce trajet de 6h, on a eu droit à un bus avec couchettes: au-dessus des sièges, il y a des placards dans lesquels on peut ranger des gens couchés.
Il y a les placards 1 personne dans lesquels on en fourre 3 et les placards 2 personnes pour toute la famille. Au total, on était une bonne centaine dans ce bus 45-places.

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Jaisalmer

Le château de sable de Jaisalmer

La medina de Jaisalmer


Jaisalmer est une sympathique petite ville aux portes du désert du Thar. Il y a un grand château de sable au centre de la ville, qui ressemble un peu à une medina arabe: un enchevêtrement de ruelles et de passages étroits entre des maisons basses de couleur sable et ocre.

Un haveli, aussi finement décoré qu’un palais vénitien


Les façades sont en pierre taillée et généralement très finement décorées, certaines sont absolument magnifiques. En fait, c’est une expérience délicieuse que de se balader et se perdre dans ses ruelles et ses marchés; la ville n’est pas sans rappeler Venise: C’est la Venise des sables. Et pour donner l’illusion des canaux, il y a même des égouts à ciel ouvert un peu partout!
Chose rare en Inde: c’est une ville qu’il est agréable de découvrir à pied. Excepté qu’il y a toujours bien quelques acharnés qui insistent pour se frayer un passage à moto dans les rues piétonnes bondées, ce qui engendre le même vacarme de kalxons que partout ailleurs, mais bon, on voit bien que ce serait juste parfait si on évacuait ces bruyants et odorants paresseux de là.

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Alors il faut maintenant débusquer un mythe à propos du grand désert du Thar du Rajasthan. Dans mon imaginaire, entraîné par de nombreuses photos légendaires diffusées par les guides touristiques et autres, il y avait en Inde un grand désert de sable et de dunes traversé par des caravanes de touaregs indiens qui trimballent des épices de gauche à droite à dos de dromadaires en longs voyages interminables, un peu comme dans le Sahara.
On a donc pris un safari du désert pour aller voir par nous-mêmes. Si l’expérience était vraiment sympathique, on a fait un très long voyage de 4h de dromadaire à pas d’homme pour atteindre nos dunes, que j’ai traversées de long en large en 15 minutes à pied. A côté des dunes, on construit hôtel sur resort sur parc à touristes et le désert (qui est juste une région un peu aride et peu propice à l’agriculture, une sorte de grand pâturage à chèvres) est quadrillé de routes, de petits villages et de campings à touristes.

La caravane, les dunes, le désert: tout y est!


Alors l’expérience du safari dans le désert: arnaque à touristes ou aventure authentique? En fait, les deux. Les seules personnes qui ont une raison de se trimballer dans ce désert sont des touristes, qui sont sur les traces des caravanes qu’ils ont vues dans les photos de leur guide touristique, qui sont elles-mêmes d’authentiques touristes immortalisés par des photographes talentueux.

Ceci dit, la promenade à dos de dromadaire, faire l’andouille dans les dunes et dormir à la belle étoile sous la pleine lune au milieu des bêtes, ça vaut le détour. Vraiment.

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Jaipur

Après la ville bleue et la ville des sables, on a vu la ville rose de Jaipur. Jaipur est la première ville planifiée d’Inde, érigée à partir de rien au 18è siècle par un certain Mr. Jai, et organisée en un quadrillage régulier à la Manhattan. Toutes les façades sont peintes en orange, donnant à la ville le nom de ville rose, probablement le fait d’un urbaniste daltonien.

Le Hawa Mahal, le palais des vents, utilisé par les reines pour observer et commérer sur ce qui se passe dans le monde, sans être vues.

Le Jantar Mantar: Le roi Jai était un féru d’astronomie et d’astrologie et a fait construire tout un jardin d’instruments de mesures en tous genres dans ce domaine: astrolabes, cadrans solaires (dont le plus grand du monde), cartes des constellations, compas géants etc. Moi aussi quand je serai grand, je veux un jardin comme ça!

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Avant de construire Jaipur, la dynastie était installée à 20km de là, à Amber, où il y a tout le petit ordinaire des dynasties: château, forteresse, murailles, jardins, passages sous-terrains etc. Entouré par les collines, ils ont eu du mal à étendre le château pour la 14ème fois alors ils ont décidé de prendre plus grand et on créé Jaipur (et un nouveau château, plus grand, plus moderne).

Amber fort et tout le reste, on voit bien qu’on commence à se sentir à l’étroit dans la propriété familiale.

 
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Publié par le 4 septembre 2012 dans Travel

 
 
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