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Mon. 14 May – F.R.R.O. strikes back

Ca fait bientôt un an que je suis arrivé à Bangalore, et certains ont entrepris de fêter l’évènement dignement: j’étais invité à passer la journée à l’Office des étrangers pour renouveler mon permis de séjour. La fête était bien organisée et ils sont tous venus: le portier, le réceptionniste qui distribute les tickets, l’autre gars qui vérifie les tickets, le gars du comptoir du bout, celui du guichet n°3, le superviseur… plus toute la foule des invités de la jet-set internationale de Bangalore en quête d’un titre de séjour, venus d’Iran, d’Afghanistan, de Corée, du Congo,…

Derrière une façade anodine se cache un monstre assoiffé de papiers et de dossier.

Une journée mémorable où à l’occasion de multiples trajets vers l’office des étrangers (qui est à 10 minutes de chez moi, atout crucial dans le choix de ma résidence!), je me suis fait agresser tour à tour par mon réveil en pleine nuit, un soleil écrasant, une meute de klaxons de véhicules tout aussi écrasants, le chien du voisin, des moustiques voraces, des odeurs tantôt âcres tantôt fétides selon ce qui pourrit au coin de la rue, une chaleur suffocante et une pluie torrentielle (qui fout la m**de dans les égouts de la ville, enfin plutôt hors des égouts, ce qui ne manque pas de rajouter de nouveaux épisodes au rayon “odeurs” pour demain). Ce qui m’a guidé à me questionner plus d’une fois sur les raisons qui m’ont poussé à étendre mon séjour ici au lieu de retourner me balader sur les pentes verdoyantes des collines de Suisse.

Mais la chose remarquable, c’est qu’au pire sont les conditions, au plus les gens sont avenants et serviables. Ma demande de renouvellement de permis de résidence est un recueil biblio-formulairographique de ma vie qui s’étale sur une bonne centaine de pages de formulaires, contrats, copies certifiées conformes, actes notariés etc. qui a été soigneusement préparé par nos consultants en immigration (plus 2 ou 3 départements et managers de Google, mon proprio, des notaires, des comptables, le ministère des impôts,…).

Les nombreux agents entre les mains de qui passe ma bible se sont tous montrés coopératifs et aimables, tout en restant soucieux de respecter le plus haut intérêt de la nation en vérifiant la véracité et la conformité de chacune de ses nombreuses pages. Les enfants qui courent dans la rue me courent derrière avec de grands sourires, et même les chauffeurs de rickshaw ont accepté de me transporter sans me faire payer le triple du prix de la course.

Si tout va bien, je reste travailler ici jusque fin juillet, puis on prend un long congé pour aller visiter le nord (le Cachemire, Darjeeling, le Népal, Bruxelles), avant de plier bagages et de les mettre sur le prochain navire pour… l’Australie, où nous attendent nos prochaines aventures.

 
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Publié par le 14 mai 2012 dans Bangalore

 

Sat. 5 May – Yedeyologe Gitaru

Encore un clip fabuleux qu’on a découvert un jour dans le bus… Non, pas sur l’écran DVD du bus, mais dans l’allée du bus, où 3 ou 4 gars se sont mis a chanter, danser et nous faire la chorégraphie complète. Oui, c’est un peu particulier ici, il n’y a presque pas de disco à Bangalore, et elles ferment à 11h sous les yeux de la police, alors les Bangaloréens dansent là où ils sont en groupe entre potes: dans les bus. Et comme les chorégraphies des chansons d’ici sont assez élaborées et peuplées, ça fout un sacré boxon dans le bus.

C’est bien évidemment la chanson d’un film, mais pour une fois pas de Bollywood: c’est une production de Sandalwood, l’industrie du cinéma en kannada. Il y a aussi un Tollywood, un Kollywood, ils en ont un pour chaque langue!

Tant qu’on est sur le sujet de Sandalwood, on a eu le privilège d’en apercevoir l’envers du décor l’autre jour où on se trimballait dans un coin paumé des alentours de la ville: tout un plateau de tournage, acteurs, caméras, lumières et engins-à-tourner-des-scènes-à-couper-le-souffle.

Bing paf vlan, prend ça dans tes dents!

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Ca chauffe pour le héros de substitution, qui en toute vérité n’a pas l’air d’être fait de l’étoffe dont on les fait d’habitude.

Le film avait l’air d’être en bonne voie pour devenir un grand chef d’œuvre du cinéma: un héros, des villains munis d’armes qui font Paf et Schtok, des costumes maculés de sauce tomate… On a malheureusement raté la belle actresse en détresse et le beau qui la sauve des griffes de tous ces horribles.

 
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Publié par le 5 mai 2012 dans Bangalore

 

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Wed. 25 Apr. – RCB!

Les Royal Challegers contre les Super Kings!

Il y a un truc super important en Inde, qui rassemble tout le monde, c’est le cricket. A chaque coin de rue, on risque de se prendre une balle (de tennis) dans la figure parce que des enfants ont transformé la rue en pitch de cricket. Et donc logiquement, une fois les enfants devenus grands (pour ceux qui n’ont pas décidé de se ranger et devenir ingénieur ou prêtre), ils continuent à jouer à la ba-balle, dans des stades de 60.000 personnes cette fois. Et dans des équipes qui ont des noms pas possibles: les Knight Riders, les Super Kings ou encore les Warriors (Ca en jette quand même nettement plus que nos Racing Clubs et autres Koninklijke Sportkring, non?).

Et donc cette fois, pour notre sortie trimestrielle, Google nous a offert des tickets pour aller au stade! J’étais assez excité à l’idée d’aller voir la chose en vrai (et pas à la télé, où il s’agit plutôt d’une série de courts intermèdes dans un long-métrage de publicités). En plus comme le match opposait Bangalore (les Royal Challengers) à Chennai (des Super-Kings, ceux-là!), je m’étais donc en toute logique rangé du côté de ma ville d’adoption et j’allais m’engouer et beugler chaque fois qu’ils marqueraient des points… pour autant que je comprenne quand et comment les points sont marqués, dans cette affaire complexe de balles, battes et wickets! Au pire, je n’avais qu’à suivre la foule.

Le stade, les spectateurs, et des bolides chromés.


Pour tout arranger, la mousson a choisi cet exact jour-là pour célébrer la fin de l’été et lancer la saison des pluies en déversant sur Bangalore (et son stade de cricket, et donc nous) un persistant crachin aussi rafraîchissant qu’inopportun. En voyant les grosses machines s’activer sur le terrain, j’ai d’abord cru assister à une variante mécanique du jeu, et quand j’ai demandé comment les machines marquent des points, on m’a expliqué qu’ils étaient en train de sécher le terrain en espérant une accalmie de la pluie. Les joueurs, eux, s’échauffaient à gauche et à droite pendant que le présentateur faisait de même en excitant la foule.

Les machines sont ensuite rentrées au stand et le match a commencé par le pile-ou-face qui détermine quelle équipe batte la première, brillamment remporté par les Challengers, tiens, prend ça dans les dents, les Super-Kings! Woooo! On va gagner!

Ensuite les choses sérieuses ont commencé: il s’est remis à pleuvoir.

Impressionnant jeu d’équipe des arrières avec les bâches!

Les joueurs sont rentrés au stand et il y a eu des grandes manœuvres de bâches pour couvrir le pitch, la pelouse, et finalement tout le terrain. J’ai applaudi quand les gars du fond ont couvert les publicités avec leur bâche, je suppose que cette manœuvre devait au moins valoir 10 points, mais on m’a gentiment expliqué que le match n’avait en fait pas commencé du tout, et qu’on protégeait le terrain en attendant que la pluie s’arrête.

Ensuite, il y a eu une demi-heure de Aaaahs et de Oooohs chaque fois que la pluie ralentissait ou recommençait de plus belle. Au même rythme, les bâches sont allées et venues sur le terrain, sans jamais complètement disparaître et j’ai compris que le match de ce soir n’était pas vraiment ce qui était annoncé, mais plutôt: les Challengers Humains contre la Pluie Super Queen et que c’était plutôt mal embarqué pour les premiers, puisque le cricket doit se jouer sur un terrain sec (Comment ce jeu-là prend ses origines en Angleterre est un mystère dont je ne reviens toujours pas!) et que le nôtre était détrempé.

Et donc voilà ma première expérience d’un match de cricket: un beau stade (tout propre, plein de lampes et d’écrans qui fonctionnent, pas de panne de courant ici, ça contraste un peu avec le reste de la ville, on voit bien où sont les priorités), une bataille d’endurance entre les hommes et la pluie, remportée finalement 3 heures plus tard par la pluie (j’avais jeté l’éponge depuis bien longtemps et j’ai appris ça au resto, au dessert, sur twitter)

 
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Publié par le 25 avril 2012 dans Bangalore

 

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Tanzanie 8 – Zanzibar

Allez, un dernier…

Finalement, un voyage en Tanzanie n’est pas complet sans une vraie halte à Zanzibar. On avait déjà vu la ville de haut lors des escales de nos 2 vols (il semblerait que tous les vols pour Dar-es-Salaam s’arrêtent en route à Zanzibar), on n’a pas pu résister à l’envie d’aller voir ces plages de sable fin et cette mer turquoise d’un peu plus près… Comme on avait épuisé nos quotas de CO2 pour le mois, on y est allés en ferry.

L'île et la ville de Zanzibar

Des ruelles et des coins sombres


 
La vieille ville est très charmante, un vrai dédale de ruelles et allées sombres, où chaque tournant nous réserve une surprise…
La ville est bien préservée et il y a des tas de jolis bâtiments de l’époque coloniale.

Il faut dire que la ville n’a subi qu’une seule guerre en 1896 (lien plus circonstancié, en anglais, ici) et qu’elle n’a duré que 40 minutes, donc la destruction était assez limitée.

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Mais en fin de compte ce n’est pas à Zanzibar qu’on a été goûter à la farniente des plages parfaites, mais dans une minuscule île au nom bien exotique de Boyongo

Si ça c'est pas le paradis...


Au menu: plage déserte, soleil, plongée, visite du monde de Némo (coraux, poissons de toutes les couleurs,…) et coups de soleil (nous aussi on peut être de toutes les couleurs, na!)

 
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Publié par le 4 mars 2012 dans Travel

 

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Tanzanie 7 – Mount Meru

Après toutes ces aventures où on n’a en fin de compte pas beaucoup décollé nos fessiers de notre siège d’auto, avec pour conséquence une composante sportive étonnamment basse pour un voyage au grand air, on a compensé en décollant vers des cieux plus élevés. Elevés de exactement 4566m: Le sommet du mont Meru, qui est le petit frère du Kilimanjaro.

Le Meru est un volcan qui s’est effondré sur lui-même lors de sa dernière explosion il y a quelque temps, ce qui lui a fait perdre la course pour le point le plus haut d’Afrique mais lui a laissé un joli tas de cendres au centre de son cratère. Situé au milieu du parc national (tiens, encore un!) d’Arusha, il est couvert d’une foule d’animaux exotiques qu’on rencontre régulièrement en se promenant sur ses flancs: girafes, phacochères, buffles, des tas d’oiseaux,… mais pas de prédateurs.

Le mont Meru (au centre), son petit frère le petit Meru (à droite), et des ruminants (à gauche).

On pénètre dans une jungle impénétrable


 
L’absence de prédateurs est bienvenue parce que du coup on nous laisse nous promener plus ou moins librement (avec un guide armé toutefois, parce que les buffles, même végétariens, peuvent avoir un sale caractère et des cornes pointues).

Nous voilà donc partis pour 4 jours avec armes et bagages. Dans un esprit scout-débrouille, on a limité notre expédition à 2 guides/porteurs, là où le standard est plutôt dans le genre 6 ou 7. On peut se demander à priori quels bagages il faut trimballer pour justifier toute cette foule, la réponse tient en un mot: Tout. Nos affaires, la nourriture, les sacs de couchage, l’eau potable, un réchaud à gaz, des casseroles,…

La fine équipe.


En route, on trouve des chalets très bien entretenus et très peu équipés, et à chaque halte le soir venu, c’est la même routine pour la dizaine d’expéditions qui se retrouvent au chalet: on se repose sur notre lit pendant que nos accompagnants nous soignent aux petits oignons: bassine d’eau chaude pour nos pieds fatigués, snacks pour notre ventre vide, jus, repas chaud, dessert, histoires de la montagne, encouragements en tous genres,…

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Et hop! 3822m !

La mauvaise nouvelle se présente le deuxième jour, à notre arrivée au chalet Saddle hut à 3500m: demain, la dernière journée d’ascension commence à 1h du matin, question d’arriver au sommet pour le lever du soleil. Ouch!

En attendant, on profite du reste de l’après-midi pour se farcir le petit frère en hors-d’œuvre. Une petite heure de marche et nous voilà au sommet du petit Meru, à 3820m. Dans un peu plus de 6h, on remet le couvert pour le plat de consistance, 1000m d’ascension dans la caillasse et la cendre, le tout dans l’obscurité complète d’une nuit sans lune.

Le sommet, le Kilimanjaro (derrière moi) et même le soleil qui se lève pour nous réchauffer tout ça!

La fois prochaine, on reviendra pour le Kilimanjaro, qui nous a nargués pendant 3 jours, bien visible de n’importe quel recoin du Meru. Mais il faudra probablement être un rien mieux équipé: ici il fait déjà pas mal froid, en face avec 1000m de plus, il gèle sérieux.

Panorama du Meru, son cône de cendres et ses paysages lunaires au petit matin

 
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Publié par le 29 février 2012 dans Travel

 

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Tanzanie 6 – Les Datogas

Les voisins des Hadzabe sont leurs copains les Datogas. La chasse et la cueillette permettent aux Hadzabe de se nourrir, se couvrir, se loger etc. mais il y a un truc qu’ils ne trouvent pas comme ça dans la nature: les pointes de leurs flèches. Et comme ça tombe bien! Les Datogas justement font des pointes de flèches à partir de vieux métaux: ce sont des forgerons. Et même s’ils font de très jolies pointes de flèches, comme ça ne se mange pas, il arrive qu’ils aient faim et soient prêts à échanger quelques pointes de flèches contre un impala fraîchement tué.

Un travail de schtroumpf costaud

Nous avons été chaleureusement accueillis par Monsieur Datoga et ses épouses qui nous ont donné un petit aperçu de la vie au pays des Datogas, et notamment une démonstration du savoir-faire ancestral du travail du fer. Point d’équipement sophistiqué ni de phase à chaud, le travail du fer se fait ici au coin du feu à force de moult huile de bras. En particulier les bras de l’assistant souffleur, que je remplace sur la photo, mais pour être franc, je fais pas un bon souffleur parce que j’étais fatigué après 3 minutes, alors que le gamin a tenu une bonne demi-heure sans broncher.

Si j’étais bien impressionné par ce forgeron qui arrive à recycler une vieille pièce de carrosserie en bracelets adornés, il faut bien avouer que son petit business ne joue pas à armes égales contre le reste de l’industrie métallurgique mondiale, et je ne parierais pas bien gros sur sa prospérité à long terme. Les chasseurs d’à-côté, tant qu’on leur fout la paix et qu’on les laisse chasser, trouveront toujours bien à manger quoi que fasse l’industrie alimentaire mondiale. Les Maasai pourront manger leurs vaches tant qu’ils auront de quoi les faire paître. Mais l’infortuné Datoga aura un peu de mal à se nourrir du fruit de son labeur quand ses voisins achèteront leurs armes aux Chinois. Mais il a peut-être déjà flairé le piège et le fait qu’on est là en visite payée est le résultat de sa reconversion au secteur du tourisme, et les petits bracelets lui rapportent en fait peut-être déjà plus que les pointes de flèches.

En fin de visite (après le passage par la boutique), nous prenons congé de la famille après une dernière chanson d’adieu menée par Mère-Grand.

 
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Publié par le 28 février 2012 dans Travel

 

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Tanzanie 5 – Les Dieux sont tombés sur la tête

Assez d’animaux pour la semaine, aujourd’hui on est de retour chez les bipèdes. “De retour” c’est beaucoup dire, je ne suis pas sûr de me sentir plus à la maison ici que chez les lions: nous visitons une tribu de bushmen, les Hadzabe, ceux-là même qui cliquettent en pagne dans le film Les Dieux sont tombés sur la tête (on a fait très attention de ne pas emporter de bouteille en verre).

Ceux-ci nous invitent gentiment à partager leur journée, qui commence par faire un feu. Pour avoir été scout pendant des années, je peux dire que faire du feu sans papier ni allumettes, c’est une légende au même titre que voler sur un balai ou se trouver au pied de l’arc-en-ciel. Et là sous mes yeux, ces gars-là sont devenus des demi-dieux en réalisant l’impossible en 2 minutes avec leur bâtonnet et leur morceau de bois sec!

Pas de chance pour le piaf.

Le demi-dieu a un peu perdu de sa superbe quand j’ai vu que ledit feu lui servait à s’allumer une pipe avec un truc pas net qui d’ailleurs n’avait pas l’air de lui réussir beaucoup. Enfin, je suppose que ça leur donne du courage pour la chasse.

La chasse, ça commence à nouveau comme un jeu scout, les gars de la tribu prennent leurs arcs et flèches et vont courir dans le maquis avec leurs chiens. Ca décoche des flèches un peu partout, puis après ça se passe pas trop bien pour les animaux qui entrent en collision avec les flèches: oiseaux, écureuils, rongeurs,… Hop, à la casserole!

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La chose est par ailleurs aussitôt faite que dite:

Un barbecue

A la prochaine halte, au pied d’un arbre qui abrite une ruche d’abeilles, la patrouille allume rapidement une petite flambée et les trois ou quatre prises de la matinée se retrouvent plumées et transformées en kebabs en moins de 10 minutes. Les chasseurs mangent les chicken nuggets, les chiens mangent les restes, et l’histoire ne dit pas ce dont celles qui sont restées au village se nourrissent.

Pour le dessert, un des gars embarque quelques tisons, grimpe dans l’arbre et se met en besogne de déloger les abeilles. Il ramène de son expédition (outre des tas de piqûres) quelques galettes de miel savoureuses.

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Un piètre Guillaume Tell

Une fois la chasse terminée, tout le monde rentre au camp où l’on a l’occasion de s’entrainer à l’art noble et ancestral du tir à l’arc et de se rendre compte qu’envoyer une de ces flèches pourfendre un oiseau de la taille d’un moineau perché sur son arbre relève de quelque don de magie, quand on a déjà du mal à toucher un point quelconque de l’arbre entier.

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Une fois la visite terminée, on s’échange quelques cadeaux (mon chapeau pour ton arc…), on festoie en chantant et dansant tous ensemble et on repart chacun dans son monde…

 
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Publié par le 28 février 2012 dans Travel

 

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Tanzanie 4 – Serengeti

Une journée au Serengeti.

C'est tôt mais c'est beau.


Les journées commencent invariablement tôt (en fait, on est restés tout le voyage dans le fuseau horaire de l’Inde, décalés de 3 heures et demie), parce que l’un ou l’autre motivé veut aller embusquer le soleil à sa sortie de l’horizon. On est cependant vite récompensé de ce réveil nocturne: le spectacle est vraiment fascinant et le soleil est à peu près le seul animal à se montrer là où on l’attend.

Ensuite on sillonne le parc de long en large, scrutant l’horizon à la recherche de notre prochaine rencontre. Qui peut être une famille de pumbas (des phacochères) traversant la route, un troupeau d’impalas farfouillant dans les fourrés, un groupe de girafes en train de se gaver de feuilles d’acacia, l’un ou l’autre oiseau perché sur un arbre…

Une patrouille de girafes

Un harem de femelles impala. Le mâle est pas loin.

Les impalas, à l’image des Maasai ou des mormons, sont polygames: un mâle se farcit un harem d’une quarantaine de femelles sous les yeux envieux des autres mâles qui attendent patiemment l’occasion de lui flanquer une raclée et lui rafler son harem. En effet si un mâle supplante un autre, c’est le gros lot: le harem complet lui revient! On les rencontre donc par tas compact de 41 individus, et quelques mâles qui traînent l’air de rien dans les parages, ou alors isolés au milieu de rien.

Un peu plus tard, on peut rencontrer une famille de singes, maîtres dans l’art de la scène, toujours une valeur sûre en terme de divertissement, et si on a de la chance (ou si notre guide a du flair), une famille de lions, qui donnent plus dans le genre séquence romantique que film d’action.

Les singes au cinéma...

...regardant Roméo et Juliette

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Pour l’après-midi, on chauffe les enchères et on se met à la recherche des gros calibres: les léopards et guépards, dont la rencontre est nettement plus incertaine. On roule dans la plaine, on scrute l’horizon; on roule encore, on scrute la plaine, ou roule dans l’horizon… c’est qu’elle est grande, cette plaine, cette fois on a vraiment l’impression d’être perdus au milieu de nulle part!

L'oiseau de toutes les couleurs

Ca chauffe pour la mouche!

Je me prends au jeu et je me poste debout dans la voiture, à inspecter aux jumelles chaque arbre, chaque ressaut du terrain, chaque tache de couleur… combien de fois j’ai pas crié au lion! en pointant au loin une termitière…

Le léopard, moulé sur sa branche.


Le parc a plus ou moins la taille d’une demi-Belgique et même s’il regorge de disons un bon millier de léopards, ça rend les chances de tomber sur l’un d’entre-eux par hasard assez faibles. D’autant plus que plutôt que de parader sur les routes et passer leur temps à attraper des gazelles, ils ont la fâcheuse habitude de dormir dans les hautes herbes ou au sommet d’un arbre. Aucun sens du spectacle!

Eddy notre guide, qui tout en conduisant ne scrute rien du tout mais voit, lui, des autruches, des (vrais) lions, et des tas d’autres trucs, nous a repéré, là-bas, un léopard, perché sur une branche! Et à bien y regarder, il y a aussi un impala perché sur la branche d’en-face. Enfin, un demi-impala, qui n’est probablement pas arrivé là tout seul.

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Le pogo des hippos.


 
Ensuite pour le goûter, on fait un saut à la mare aux hippos, où les hippos organisent un festival. Le tout-Serengeti du monde des hippos semble s’y être donné rendez-vous, en tous cas c’est un grand succès et l’évènement a fait mare-comble. Ils sont tous là à patauger dans des conditions d’hygiène assez discutables, à péter dans l’eau et mouliner des oreilles, c’est d’un chic!

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Si l’idée qu’on se fait d’un safari provient des documentaires de National Geographics (les guépards qui courent l’antilope, les lions qui embusquent le buffle, les gnous qui déferlent dans la rivière, tout ça en gros plan), eh bien c’est raté. En vrai, en moyenne, ça ressemble plus à une traversée du mid-west américain en camion: on voit de la plaine, de la plaine, quelques arbres, encore de la plaine et tout à coup, un pic d’adrénaline: Là! un animal! (ou une termitière pour les bigleux).

Chaque animal acquiert un prix du marché selon la fréquence attendue de ses apparitions. Par exemple, l’impala ne vaut pas grand chose: on en voyait un tas juste à 200m du camp à chaque sortie. Les girafes et les éléphants, quoique presque aussi fréquents, valent un peu plus parce qu’ils sont plus impressionnants.

Un guettant guépard.


Ensuite en ordre croissant de valeur, on trouve les buffles, les hyènes, les vautours, les hippopotames (dont la valeur a chuté quand on est tombé sur leur rave-party), les singes (qui sont toujours un bon placement vu leur show pas possible), les lions, et tout en haut de l’échelle, les léopards, guépards et les rhinocéros (qu’on n’a d’ailleurs pas vu).

Si tout ce qu’on a vu du léopard était une micro-tache tachetée en relation fusionnelle avec sa branche d’arbre à 200m de la route, on a en revanche été plus gâtés par les guépards qui faisaient la sieste dans un taillis à 15m de nous.

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La journée se termine dans la même splendeur qu’elle avait commencée, une famille d’éléphants en plus.

Il est temps de mettre les éléphants au dodo.

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Publié par le 25 février 2012 dans Travel

 

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Tanzanie 3 – Migration

Un safari, c'est un avant tout un road-movie, une relation intime avec son siège d'auto...

Les yeux encore pleins de zèbres et de lions du cratère, on fait un crochet par le camp, on emballe tout et s’en va vers les plaines interminables de Serengeti. Le parc de Serengeti, voisin de celui de Ngorongoro, ne pourrait en être plus différent. On vient d’un endroit confiné, entouré de falaises et de jungle luxuriante, tapissé d’herbe verte et on s’en va vers une immense plaine plate aux horizons infinis, à la végétation asséchée et roussie par un soleil écrasant, clairsemée de quelques acacias tortueux.

Les deux parcs sont séparés par une espèce de no-mans-land de terrain aride traversé d’une route en graviers sur laquelle notre guide lance notre Landcruiser à 100 km/h parce qu’on est à la bourre et qu’il faut arriver au camp avant la nuit.

C'est un peu comme le notoirement tragique passage du fleuve Mara trois mois plus tôt, les crocodiles en moins...

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Une crevaison plus tard, on arrive au checkpoint du parc de Serengeti, inondé d’herbivores: on est en plein milieu de la migration annuelle des gnous, qui sont en train de faire à peu près le chemin inverse du nôtre, et qui s’en vont vers l’est accompagnés de leurs copains les zèbres, antilopes, gazelles, et vautours qui savent bien qu’il y aura des restes…

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La migration annuelle: un immense rouleau-compresseur qui transforme l'herbe en bouse.

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De manière assez spectaculaire, à notre retour 3 jours plus tard par la même route, la multitude s’était volatilisée: l’exact même endroit était maintenant vide de toute présence herbivore, à l’exception de l’une ou l’autre gazelle isolée.

Des gnous à perte de vue.

3 jours plus tard... il n'y a plus un chat.

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Après 4 heures de route en graviers, nous arrivons à notre nouveau chez-nous (à monter nous-mêmes): Le camping de Dik-dik, au milieu de la plaine. Nos plus proches voisins sont un troupeau d’impalas, quelques girafes et une hyène à l’affût d’un bon plan vide-poubelle. On espère que les lions, buffles et éléphants sont un peu plus loin.

Le camping de Dik-dik.

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Publié par le 24 février 2012 dans Travel

 

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Tanzanie 2 – Ngorongoro

Les agents des forêts


Après avoir quitté nos amis les Maasai et leurs vaches, nous sommes partis vers le parc national de Ngorongoro, dont l’entrée est jalousement gardée par les agents des forêts et une colonie de babouins.

Une fois passé la porte du parc, la superbe route asphaltée qui mène au parc fait place à un chemin de terre qui serpente dans la jungle, jusqu’à arriver au sommet du cratère dont je viens de lire qu’il est en fait une caldeira et non un cratère (voir la source de toute les vérités: wikipedia), qui nous révèle la caldeira (donc…) dans toute la splendeur de son paradis naturel, qui s’étend devant nos yeux (et ceux de nos appareils photos) émerveillés.

Le cratère

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Après une nuit sous la tente étonnamment froide (le camping est à 2300m d’altitude aussi), sous un ciel parsemé d’étoiles, nuit calme si ce n’est pour la visite de l’une ou l’autre hyène au crépuscule (et, on l’a appris le lendemain, d’une famille d’éléphants), suivie d’un lever de soleil absolument majestueux, on s’embarque dans la Jeep (qui est une Toyota en vrai) pour une journée à courir derrière tout ce qui bouge là en-bas.

Le cratère est un véritable paradis pour les voyeurs d’animaux sauvages que nous sommes: il y en a un tas de toutes les formes et les couleurs possibles, ils n’ont pas peur de nous et se laissent approcher sans chi-chis.
Le gros du contingent est formé de zèbres et de gnous, qui passent leur temps à brouter et à se trimballer de pré en pré, là où l’herbe semble plus verte qu’ici. De temps en temps, de jeunes mâles se tapent dessus pour épater les femelles.

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des zèbres, probablement des zèbresses d'ailleurs.

Un gnou-araignée à 8 pattes

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Ensuite il y a quelques troupeaux de buffles, qui ont l’air nettement moins commodes que les précédents et qu’on sent bien qu’on n’a pas trop intérêt à aller les chatouiller. Dans la famille des pas-commodes, on trouve aussi quelques rhinocéros, mais nettement moins nombreux et donc notre guide était tout content de tomber sur une paire, qu’on a pu voir de loin (oui, la règle, c’est que les voitures doivent rester sur les chemins, et donc il est assez facile pour les animaux d’aller se planquer loin du trafic des touristes… je suppose que c’est ça qui confère le caractère de parc national, et pas de zoo à l’endroit).

Buffles

un couple d'amoureux rhinos.

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Dans le rayon des comiques de service, on retrouve bien sûr les pumbas et les hyènes.

Des pumbas dont les queues ne sont pas en phase.

Une hyène, qui a besoin d'aller faire un tour chez le dentiste.

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À tout seigneur tout honneur, les monarques de céans, les lions. Si les autres avaient pas l’air trop actifs à brouter à longueur de journée, ceux-ci jouent forcément dans une toute autre cour et ne font juste rien du tout de leur journée. Avec leur tête de gros chats, on a vraiment envie de sortir de la voiture et d’aller participer à leurs calins, mais la règle c’est qu’on est cantonnés aux voitures et c’est interdit d’en sortir. J’ai aussi vaguement entendu que c’était, en plus d’être interdit, déconseillé parce que c’est dangereux. N’importe quoi!

Les lions, qui sont bien malins de porter un manteau de fourrure par un temps pareil!

Finalement, on rencontre encore deux protagonistes dans la catégorie “lourdeaux”:

Quelques éléphants épars

Les touristes, qui sont (sommes) assez envahissants il faut bien dire.

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Publié par le 24 février 2012 dans Travel

 

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