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Archives Mensuelles: juin 2011

Jeu. 30 Juin – Intermède

En plein milieu d’une semaine complètement folle (chasser des maisons d’une part, visite de tous les acteurs du projet et définition des objectifs du quadri au travail d’autre part, tenter de passer sous le radar des parents pour arriver à grapiller quelques instants pour se voir avec Shikha), on a droit à un intermède piscine: mon équipe organise un offsite qui, dans la bonne tradition de Google, comprend un endroit et des activités sympathiques, de la bonne bouffe et pas de salle de conférence ni de présentation PowerPoint.

Avec des vrais palmiers!

On se retrouve donc à badiner dans les pataugeoires du Club Cabana, un parc d’attraction aquatique proche de Bangalore. L’usage du pronom indéfini est pour une fois assez précis; le monde se divise en effet en deux: ceux qui pataugent, et celles qui restent soigneusement allongées sur des transats à l’ombre. Il ne m’a pas fallu plus d’un jour pour comprendre: le lendemain, le monde se divise à nouveau en deux: ceux qui sont rouges commes des homards trop cuits et qui font bien attention de ne pas s’appuyer au dossier de leur chaise, et les autres…

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Publié par le 30/06/2011 dans Surroundings

 

Mer. 29 Juin – Spenta

Après deux jours de visites, Thomas (notre agent immobilier) a visiblement envie de conclure on et on se décide pour le penthouse de l’immeuble Spenta (celui visible sur le post de la dernière fois, avec son escalier à la rampe en fer forgé): 2 étages, bien spacieux (un peu trop même au goût de Shikha, qui se demande ce qu’on va bien pouvoir faire de toutes ces pièces qu’on n’occupera pas), avec une jolie demi-terrasse. La terrasse fait la moitié du toit, l’arrière, ce qui amène au seul bémol de l’endroit: la vue donne sur une allée latérale et la façade arrière des voisins, c’est-à-dire des ventilateurs.
Rendez-vous est pris pour le lendemain avec l’agent du Spenta, pour finaliser les termes de la location. Question d’être exhaustif, Thomas nous fait visiter dans la foulée deux autres appartements du même style. Ce qui se révèle être une excellente idée puisqu’un des deux appartements, le Lexington, est encore mieux que notre premier choix: la terrasse ici fait la totalité du toit et on a de toutes les fenêtres une jolie vue sur la cîme des arbres, un parc ou des rues calmes… On ne va donc finalement rien finaliser aujourd’hui, il semble, mais on rencontre tout de même l’agent du Spenta (et on revoit l’appartement pour être sûr de pas avoir de regrets), qui nous dit qu’elle a justement un autre appart, meublé celui-là, qui vient de se libérer: l’Iris Manor. Qu’on va donc voir, tant qu’on y est, on n’est plus à un près. Du même acabit que les autres, il est un peu moins grand et tient en un seul étage (plus la terrasse sur le toit). Très joli et … meublé.

Thomas nous prie une fois de plus de nous décider et vendredi, en bons clients difficiles, on lui refait le coup: tandis qu’on en est à tenter de finliser avec l’agent du Lexington (et de négocier qu’il nous alloue au moins un frigo et ce genre de trucs qu’on n’a aucune intention d’acheter nous-mêmes pour 1 an), on se demande si finalement on ne préfèrerait pas l’Iris Manor.

Le salon de l'Iris Manor, et deux peintres.


La troisième fois est la bonne et samedi (j’ai été super productif cette semaine, le seul jour où je n’ai pas passé la moitié de la journée à visiter des maisons, c’est quand on a été à la piscine avec l’équipe!) on revoit les propriétaires de l’Iris Manor, tout le monde est content, ils veulent même bien nous acheter un frigo de la couleur de notre choix. On se met d’accord sur les termes, on paie une avance et tout le monde rentre chez lui. Enfin, pour ma part, je me rends chez mes futurs beaux-parents, il reste des chats à fouetter de ce côté là aussi…

 
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Publié par le 29/06/2011 dans Bangalore

 

Tue. 28 Jun – Paperwork

Ils aiment bien le papier ici, et en marge de toutes mes activités utiles, il faut ajouter une dantesque course aux tampons (officiels s’entend). Je dois déclarer que je suis ici à l’office des étrangers (puis plus tard aussi au percepteur d’impôts, etc.) et comme d’habitude, on est reparti pour un tour de poupées russes: pour avoir ce papier-là, lui-même nécessaire pour ouvrir un compte en banque, qui me permettra de payer la caution de l’appartement, qui me donnera une adresse définitive, etc. etc, il faut avoir une preuve de résidence (qui par chance peut être autre que ladite adresse définitive, autrement on aurait parlé de serpents russes qui se mangent la queue et on ne serait pas encore sorti de l’auberge), que le gérant de l’hôtel veut bien donner après avoir reçu une confirmation de la part du gars de l’agence de relocation, lui même très occupé à demander auprès de mon employeur toute une kyrielle d’autres certificats (pour lesquels ils attendent un extrait de salaire de Californie)…

En plus de tout ça, pour emménager ensemble dans notre nouvelle maison, on a besoin de signer un bail de location (pour l’appartement, avec le propriétaire) et un mariage (avec Shikha, pour sa famille).

On en est à notre 3ème tentative de mariage, et toujours pas sorti de Kafka.

On a donc tenté, dans la foulée de la danse des papiers, d’aller en glisser un à la commune avec une demande de mariage, mais bien entendu, par la loi des papiers russes, pour introduire une demande de mariage, il faut présenter le papier de l’office des étrangers, qui lui-même est bloqué en attente d’une preuve de résidence etc., puis, une fois que la demande est introduite, il faut un délai de réflexion d’au moins 30 jours suite à quoi ils nous communiquent la date du mariage (qui, si elle plaît à l’administration, ne sera probablement pas auspicieuse). Enfin, vous voyez le topo, on n’y est pas encore, quoi!

Sauf que c’est sans compter que les forces matrimoniales sont aussi puissantes que pressantes dans ce pays…

 
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Publié par le 28/06/2011 dans The wedding

 

Mon. 27 Jun. – Marketplace

C’est pas tout de sillionner la ville en quête d’une jolie maison, de restaurants et de diverses autres aventures, je suis aussi venu ici pour travailler un peu. Le timing est plutôt heureux: cette semaine on reçoit la visite des collegues de Mountain View pour un offsite, un kick-off, ou ce genre de noms qui ne se traduisent pas en français, bref, la semaine où on se retrouve tous pour lancer une nouvelle dynamique au projet et décider ce qu’on en fait… ça tombe bien, la dernière révision de l’application datant de plus d’un an, on pouvait pas vraiment parler de dynamique du projet.

De quoi s’agit-il exactement?
Le projet s’appelle Apps Marketplace et c’est la même idée que le Chrome web store ou l’App Store d’Apple ou d’Android (et en fait même, leur précuseur). C’est un catalogue d’applications, applications web en ce qui nous concerne.

Avec l’arrivée d’internet haut-débit, on avait franchi un premier pas de dématérialisation du software: au lieu d’aller acheter mon traitement de texte dans un boîte en carton avec des manuels et un CD d’installation, je le télécharge directement depuis le net, sans boîte ni CD et avec l’aide en ligne qu’on ne lit de toute façon tout autant pas que les manuels.

On franchit ici un second pas dans la même direction: en achetant mon traitement de texte, je ne reçois rien du tout, si ce n’est l’autorisation d’utiliser ledit traitement de texte en ligne. En gros, je reçois un bookmark, avec la permission de l’utiliser.

La particularité de « mon » App Marketplace sur les autres est qu’il y a un acteur de plus dans le jeu: l’admin. L’admin choisit et achète des applications (pour sa société, genre des logiciels de comptabilité, gestion de clients, suite bureautique, Angry Birds, etc.), et les met à disposition (parfois aussi avec des droits d’accès différenciés) de ses collègues.

Le but pour les admins est d’avoir un catalogue fourni où ils peuvent trouver tout ce dont ils ont besoin pour faire tourner la boîte; le but pour les développeurs d’applications est de se faire connaître et recommander sans dépenser d’argent et d’énergie dans des campagnes marketing; finalement le but pour Google est créer un écosystème d’applications suffisamment riche pour les entreprises pour que celles-ci puissent se passer de Windows, et de faire du PC un simple terminal d’accès aux données et applications, sur un pied d’égalité avec un smartphone, une tablette ou tout autre gadget qui ne va pas tarder à être inventé.

 
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Publié par le 27/06/2011 dans Uncategorized

 

Sun. 26 June – Around the city

Quelques images volées de ci, de là dans la ville…
En France on connaissait la 2CV, ici on a la 2-Bœufs.

Une 2-Bœufs.

Drinking Water.

Zurich a des charmantes petites fontaines qui distribuent de l’eau des Alpes à chaque coin de rue… Contre toute attente, j’en ai vu une ici aussi, un robinet public qui distribue de l’eau prétendûment potable. Je n’ai pas essayé…

 
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Publié par le 26/06/2011 dans Bangalore

 

Sat. 25 June – Silver Woods, Zen Garden, Cosmopolis, etc.

La journée est placée sous le signe de l’immobilier: accompagnés par mon agent de relocation, on va visiter une dizaine d’appartements, il n’a pas lésiné sur la quantité le bonhomme! C’est comique de visiter une ville à travers ses appartements à louer, chacun raconte sa petite histoire… Il y a le grand appartement familial (3 chambres) où l’on est accueilli par le propriétaire en pyjama parce qu’il est venu spécialement loger sur place de Chennai (à 4h d’ici) pour la visite de ce matin; cet autre pas loin, qui a probablement été déserté il y a des plombes à en croire les crottes de pigeons sur les balcons et autres déjections non identifiées dans la cuisine;

La piscine, toujours un bon argument marketing.

les appartements modernes des toutes nouvelles tours de logements juste en face de Google (avec piscine, cours de tennis,…), dont un majestueux penthouse-duplex de 250 m2 au sommet d’une de ces tours qui appartient à cette dame dont le mari a préféré ne pas y emménager parce que ses beaux-parents habitent le numéro voisin (sage décision…);

Cet apparement au rez-de-chaussée d’un autre complexe, avec une vue imprenable sur le parking et la piscine (en construction); cet appartement super charmant avec une terrasse digne d’un club-med au Sénégal, où l’on aperçoit le tout nouveau métro aérien de la ville (qui sera opérationnel d’ici quelques mois) depuis les chambres, si proche qu’on pourrait presque le toucher si on tend le bras par la fenêtre (serait-ce par hasard la raison pour laquelle justement le propriétaire et actuel occupant veut aller se recaser ailleurs? hmm…); ou encore cet autre avec une vue imprenable sur tout le quartier, y compris son temple et sa mosquée (qui sont très jolis, si l’on fait abstraction de l’aspect sonore de la chose, vers les 5h du matin); des jolies avenues tranquilles bordées d’arbres exotiques, des piscines, des terrasses et des balcons… C’est sûr, on n’a pas été trompés, l’offre abonde et il y a quelques jolies perles dans le tas!

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J'ai beaucoup aimé l'escalier, sa rampe en fer forgé (assortie aux lustres et appliques) et ses boiseries

Je dois bien avouer que l’expérience est nettement plus gratifiante qu’à Zurich (et le produit final le sera aussi, on penche pour l’instant pour un grand appartement familial dans un quartier superbe et tranquille, avec terrasses dans tous les coins, laissé meublé pour une fraction du prix de mon petit 2-chambres de la rue des dealers à Zurich).

 
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Publié par le 25/06/2011 dans Bangalore

 

Fri. 24 June – Krish Homes seconde

Contre toute attente, j’ai dormi comme une pierre et j’ai vaincu la coalition des bruyants. Rien de tel pour commencer la journée qu’une bonne douche chaude. Hier, ils m’avaient dit que le problème serait fixé et que j’aurais de l’eau chaude directement sous la douche, et pas dans un seau.

Ou pas.

J’attrappe un des gars qui passait par là pour collecter le linge sale, et il vient inspecter mon problème: il tourne le robinet à fond, tâte l’eau (froide) et me dit qu’il faut attendre un peu, qu’elle sera chaude. Je lui dis que non, il va falloir trouver mieux que ça. Il appelle un autre gars, qui fait la même chose. Celui-là fait mine de partir avec mon seau vide, et je lui dis que je veux de l’eau chaude sous une douche, pas dans un seau. Il a l’air ennuyé. Je lui dis que je veux bien utiliser une autre douche, dans une autre chambre si nécessaire.
Tout le dialogue se passe en langages mixtes: anglais et gestes pour moi, kannada entre eux, traces d’anglais dans une soupe de kannada quand ils s’adressent à moi. Ils appellent la réception, un troisième gars arrive. Il ouvre le robinet et me dit que ce sera chaund dans 5 minutes. Un seau d’eau chaude arrive de je-ne-sais-où (que je refuse). Finalement, après une bonne demi-heure, ils m’ouvrent une autre chambre où la douche, miracle! distribue de l’eau chaude.

Salle de bain à la mode d'ici: la douche est en fait un coin de la salle de bain, qui est entièrement carrelée et (dans mon cas) passablement inondée après une douche. Il y a systématiquement deux seaux (un grand et un petit)

Au retour du boulot, même cirque. Je ne comprends pas très bien où est la logique de résolution de problème ici. En quoi faire tourner le robinet par quelqu’un d’autre a des chances de réchauffer l’eau? Ou le fait de laisser le robinet ouvert pendant 10 minutes? Peut-être c’est la foi… Si elle déplace les montagnes, elle peut bien chauffer l’eau, non? Ce que je comprends en revanche très bien, c’est que mon passage dans cette chambre va être bien plus temporaire que prévu. D’autant plus que l’eau pas chaude, bon, on fait avec. Mais comme la connexion internet est maintenant coupée aussi («sir, because it has been raining sir» — ah bon, les routeurs prenaient le frais sur le balcon et se sont faits surprendre par l’averse?)

 
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Publié par le 24/06/2011 dans Bangalore

 
 
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