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Archives Mensuelles: juillet 2011

Sam. 30 Juil. – Sanky Tank

Aujourd’hui c’est samedi et on se prélasse dans un parc de la ville, qui borde un réservoir d’eau (potable, ai-je entendu). C’est joli, c’est cozy, c’est propre, c’est plein de promeneurs et tous genres, et il y a des bancs publics. Le mode d’emploi des bancs publics est inscrit dessus, comme ça on pourra pas dire qu’on n’était pas prévenus.

Tenez-vous le pour dit!

Sur une première moitié, il faut être vieux ou handicapé pour s’y installer.

Sur une autre moitié, il faut savoir lire le Kannada.

Et enfin sur la dernière moitié (il y a des bancs des deux côtés du lac!), il faut ne pas être obscène.

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Je me demande encore pourquoi ce statut particulier pour cette offense-là… Voler le sac à main, tabasser le passant, racketter le gamin, dealer, attaquer la petite vieille (surtout celle qui n’est pas assise sur le banc pour vieux, bien fait pour elle d’abord!), tout ça peut tout aussi bien se passer sur le banc public, doit-on en conclure que c’est toléré?

C'est pas juste, d'abord, pourquoi les vieux ils peuvent être obscènes, eux?

Un autre truc sympa, c’est les vendeurs de pop-corn. Enfin, le corn n’est pas tellement pop, il est seulement braisé, mais c’est sympa tout de même.

Un pop-corn siouplait!

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Publié par le 30/07/2011 dans Bangalore

 

Mer. 27 Juil. – La bouffe (2)

Le trafic étant ce qu’il est (entre autres, il a bon dos…), on se retrouve souvent à manger là où on peut, pas nécessairement là où on veut.
Par exemple aujourd’hui, on est engagés dans le mauvais sens de la grand route et comme la seule idée de faire demi-tour donne des sueurs froides, on va manger dans le restaurant du centre commercial le long de la route.

Pays cruel... Ils ne servent pas de bœuf ni de porc (et souvent pas de viande du tout), alors les gens sont obligés d'amener leur propre morceau de bidoche, dans ce cas-ci, un bébé! La dame garde la viande pendant que ses comparses (au fond) commandent les sauces et un grill au cuisinier.

Ils ne savent plus quoi inventer pour soutenir l'image "branchée" du café pas ordinaire. Ici, un latte doux pour la ligne: ils ont planqué un ver solitaire dans le fond!

 
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Publié par le 27/07/2011 dans Bangalore

 

Mer. 27 juil. – Etat civil

C’est pas tout de se marier, après il faut encore une fois passer par la case administrative et aller remplir des papiers. On commence doucement à devenir des habitués de la maison, puisque depuis fin juin, on les a déjà bien visités 3 fois, on tutoie les agents et on les appelle par leur nom, ils nous reconnaissent et nous appellent par notre numéro de dossier…
Et c’est pas fini:. Aujourd’hui, on n’enregistre pas notre mariage: on prend rendez-vous pour l’acte d’enregistrement qui aura lieu un beau jour, dans un mois… On est fin prêts, avec nos passeports, preuve de résidence, douzaine de photos chacun et un reçu du prêtre où il a dû beaucoup s’appliquer pour écrire mon nom, qui ne rend pas la vie facile aux gens d’ici.

Le bureau est la couronne de l’administration dans toute sa splendeur: un vieux bureau en métal, des piles de papiers dans les étagères, sur le sol, sur le bureau, sur des autres piles de papier…

Toujours pas sortis de Kafka...

Et moderne avec ça: il y a là un magnifique PC de l’ère des Pac-Man, avec un écran cathodique presqu’aussi grand qu’un iPad. Mais si l’administration a des règles impitoyables, les agents eux se montrent compréhensifs et tentent de nous rendre la vie aussi facile que possible, ne sont pas déplaisants et évitent même de nous demander de glisser des billets (de banque) dans nos papiers pour huiler la mécanique, comme j’ai appris qu’il était monnaie courante par ici.

Je me plains, je me plains… mais on n’est pas encore sortis de l’auberge. Une fois qu’on en aura fini avec les tortueuses formalités indiennes, le pire est encore devant nous: faire reconnaître notre mariage par les autorités belges et suisses. Je m’attends un peu au même parcours du combattant, avec multiples visites aux ambassades (à Delhi) ou aux consulats (à Mumbai)…

 
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Publié par le 27/07/2011 dans The wedding

 

Mer. 20 Juil. – Le magasin du coin

La bonne nouvelle du jour: une armoire à chocolats dans le magasin d’alimentation à 100m de chez moi! Reste à voir si c’est juste pour la frime, ou s’ils se donnent même la peine d’approvisionner l’armoire de temps à autres.

C'est joli tout ce plastique, mais ça ne nourrit pas son homme...

(Mise à jour, quelques semaines plus tard: Non, c’est de la frime. La boîte de pralines a disparu, et il ne reste que le plastique. Mais il y a d’autres frigos semblables, et remplis, dans d’autres magasins pas loin).

 
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Publié par le 20/07/2011 dans Bangalore

 

Mar. 19 Juil. – Taxi

Je ne suis pas encore rôdé au fonctionnement des transports en commun ici, qui me paraissent plutôt aléatoires. Premier point, il y en a. Pour preuve ces bus archi-bondés qui sont d’autant plus coincés dans le trafic qu’ils sont gros, lourds et difficiles à manœuvrer (par contre, ce statut de mastodonte leur donne en général priorité sur à peu près tout le reste, excepté les vaches). Il y a aussi un métro aérien: on voit le long serpentin de béton à 10m du sol, des stations imposantes, et de temps en temps une rumeur dans les journaux comme quoi il sera opérationnel dans 6 mois. Pour alimenter les rumeurs, ils font aussi circuler un train fantôme certains jours, ça marque les esprits.

Si j’ai déjà réussi à monter dans un bus pour avancer de 500m en ligne droite, je n’ai pas la moindre idée de comment fabriquer un itinéraire en bus et par exemple, aller le matin au bureau (et y arriver avant la nuit). Là où les choses sont bien faites, c’est que mon employeur, sachant cela, met à ma disposition chaque matin un taxi pour m’emmener au travail (et le même service en sens inverse le soir quand, épuisé d’une longue journée de travail productif, je rentre chez moi afin de me reposer pour pouvoir être frais le lendemain pour une nouvelle journée de travail). Le truc pas cool, forcément, c’est que pas mal d’autres employeurs font de même et du coup il y a une foultitude de taxis qui encombrent les routes et me coincent dans des embouteillages chaque matin et soir.

En pratique, il y a en outre des deux acteurs principaux (le taxi et moi) quelques autres intervenants: les 2 ou 3 collègues qui partagent le même taxi (et qui, miracle, vivent pas loin de chez moi), le coordinateur des taxis, et les téléphones, sans qui tout le système tombe à terre. La pièce se déroule de la sorte: très tôt le matin, le coordinateur des taxis me réveille par téléphone pour demander quand je veux mon taxi. Je dis 10h. Je me rendors. 15 minutes plus tard, re-téléphone, il me demande si je préfère pas sauter dans un taxi qui passe par là dans 5 minutes. Non, je veux pas. Une demi-heure plus tard, il m’envoye un SMS avec le numéro de tél du taxi qui viendra m’attendre à 10h. A 9h30, coup de téléphone du conducteur de taxi qui est perdu et me demande de le guider (il connait deux mots d’Anglais, le bougre!). Un peu plus tard, encore un coup de téléphone du coordinateur pour me dire que mon taxi attend. Ensuite, c’est tranquille: je suis m’installe dans le taxi qui lui, s’installe dans les bouchons. Quand j’arrive, je dis au conducteur ce soir, à 7h.

Google: Le pont d'envol des taxis, et les pilotes au briefing.


L’après-midi, le coordinateur m’appelle sur le coup de 5h (il ne sait décidément pas se passer de moi!) pour me demander quand je veux rentrer. Je répète 7h. Il me rappelle vers 6h10 pour dire qu’un taxi est en partance et par hasard, je voudrais pas monter dedans? Je dis non. Il me demande alors à quelle heure Madame (qui est ma co-voyageuse) voudra partir. J’en sais rien, mais comme elle mange ici, ça fera probablement 8h. Est-ce qu’on peut s’arranger pour venir ensemble? Je vais voir. S’en suivent encore deux ou trois appels (ou visites à l’étage d’en-dessous) pour voir à quelle heure ma collègue cessera d’être productive pour la journée et pourra rejoindre ses pénates, préférablement dans le même véhicule que moi.

Certains jours, on a la chance d’avoir un taxi qui nous est réservé, à ma collègue et moi. Ces jours-là tout est nettement plus facile, parce qu’on lui dit le soir l’heure à laquelle on l’attend le lendemain matin et vice-versa. Seulement le gars a un tempérament un peu chaud et rencontre un accident(*) toutes les deux semaines, qui l’immobilise (lui ou sa voiture) pour une semaine.

(*) Je trouve poétique la manière dont les Indiens ont des accidents: He met with an accident.

 
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Publié par le 19/07/2011 dans Bangalore

 

Mardi 16 Jul. – Airtel

C’est la catastrophe!
Samedi, on a déménagé dans notre nouvelle maison, qui a l’équipement rudimentaire requis (au moins deux chaises, une table, un lit et du papier toilette), à l’exception du plus important: une connexion internet en ordre de marche!
On se précipite donc de toute urgence dans le magasin d’internet le plus proche, où l’on nous certifie qu’un opérateur sera chez nous lundi matin à 10h (respect!) pour vérifier la prise, suite à quoi la connexion sera activée dans les 10 jours (comment??? ah oui, c’est parce que <excuse bidon>, le mois dernier ou prochain, ça n’aurait pris que 2 jours).

Lundi matin, on sonne à la porte, je vais ouvrir très satisfait: mais non, c’est les parents de Shikha, tout sourire, qui amènent quelques produits de première nécessité (un routeur, peut-être? non, pas cette chance). Pas de trace de l’opérateur d’Airtel, dont on apprend après quelques coups de téléphone qu’il passera finalement demain.

Mardi après-midi en effet, Shikha me téléphone pour me dire que le gars est devant la porte, et que si je pouvais rentrer m’occuper de lui ce serait sympa, elle doit rester au travail jusque 9h. Une demi-heure plus tard, je le retrouve en effet devant la porte, en train de sympathiser avec le portier. Je le fais monter, l’installe dans le canapé, et constate qu’il a mis ses plus belles chaussettes aujourd’hui: celles qui laissent deux ou trois orteils voir le jour. Ensuite c’est une espèce de partie de poker: il a ses cartes (un brelan de contrats) et il me demande de sortir les miennes (full des papiers d’identité par les certificats), je gagne.

Je peux alors choisir un lot sur le papier des offres d’Airtel: connexion standard 2MBps limitée à 10Gb/mois, et une dizaine de plans « plus » qui montent jusqu’à 150Gb par mois. Je choisis une option à 4MBps, et il me dit « Sir, pas disponible ici ». J’en choisis une autre, 2MBps avec limite de 75Gb, même réponse. En fait, seule la connexion standard est disponible.
Qu’est-ce que c’est que cette affaire? S’ils peuvent m’offrir 10Gb par mois, c’est sûr qu’ils peuvent tout aussi bien m’en offrir 100, non? Ou alors j’ai vraiment rien compris aux réseaux. Il appelle son boss, et c’est toujours non. Si je veux, je pourrai augmenter ma connexion plus tard. Ben tiens!
Après une demi-heure de déchiffrage et remplissage du brelan de formulaires, et de payement de la garantie (tiens, il faut une garantie pour ouvrir une connexion???), nous voilà à sillonner le quartier à la recherche d’une photocopieuse (pour faire une copie de mon très précieux Permis de Résident), le gars est super jovial et fait la conversation comme si on avait gardé les chèvres ensemble. J’affiche aussi une évidente bonne humeur issue de ma conviction de m’être sensiblement rapproché d’une connexion internet fonctionnelle.

Bonne humeur qui sera malheureusement aussi courte que l’attente de ladite connexion se rallonge…

Enfin, au passage, j’ai mis à profit ledit week-end pour faire mon courier en retard, et donc attendez-vous à voir débarquer quelques nouveaux posts cette semaine.

 
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Publié par le 16/07/2011 dans Uncategorized

 

Ven. 15 Juil. – Maia Beacon

Après une semaine de vie de couple (cette semaine, tout le monde me pose la même question: «Alors, c’est comment la vie conjugale?»), question de ne pas sombrer dans la routine, on déménage. La chambre du Maia Beacon, quoique protégée des mauvais esprits et placée sous l’œil bienveillant de la déesse Lakshmi, est un peu petite pour une adresse permanente, et donc on s’en va vers notre appartement à nous à l’Iris Manor. Je suis sûr qu’il faudra pas deux jours pour qu’on regrette les déjeuners, la chambre propre et le lit fait tous les matins, mais bon, on pourra s’adonner aux joies de la déco d’intérieur, la cuisine à la maison, loger les amis et autres couchsurfeurs…

Déjeuner sur la terrasse... Every day is like Sunday!

 
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Publié par le 15/07/2011 dans Bangalore

 
 
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