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Archives Mensuelles: août 2011

Sam. 20 Aout – Not A Love Story

Pour la première fois depuis mon arrivée ici, on se retrouve dans un cinéma. L’affiche est alléchante et nous offre le choix entre le blockbuster du moment (Zindagi Na Milegi Dobara), quelques films de la scène alternative (Jogaiah, Mudhal Idam ou Not A Love Story). Ce qui, il faut bien avouer, est un choix nettement plus riche que l’offre moyenne en Europe: l’un est en hindi, un autre en kannada et le troisième en tamil (et j’en oublie probablement l’un ou l’autre en telugu ou même en anglais). Etant donné qu’aucun n’a de sous-titres, on opte pour le “Not A Love Story”, dont le titre me conforte dans l’idée que je pourrai tirer quelque chose des dialogues.
Quelle n’est pas ma surprise de voir arriver le titre du film, après une scène en hindi que j’avais prise pour la bande-annonce d’un autre film et qui était en fait la scène pré-générique… et de voir que de tout mon film, il n’y a d’anglais que l’un ou l’autre «Hello, how are you?» et… le titre.

Mais il arrive que les images seules arrivent à transcender les langues et porter l’émotion par delà les mots, et ce fut le cas ici: les images du cadavre débité en morceaux à coup de hachoir à viande n’ont pas posé beaucoup de mystère, et la piste sonore omniprésente calquée sur celle de Psychose ne laissait pas beaucoup de doutes quant à l’émotion (au singulier) que le directeur entendait communiquer (en revanche, après le film, il m’était devenu difficile d’entendre quoi que ce soit, un peu comme après un concert de rock… sauf que deux heures de musique à faire peur, à la fin ça lasse).

A bien y regarder par deux fois, il y a bien des films en anglais dans l’un ou l’autre cinéma: Spy kids 4, Kung Fu Panda 2 et Final destination 5… Rien que bons films avec des numéros, toujours signes de créativité et d’innovation débordantes! Je sens que je vais avoir une super année cinéma ici!

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Publié par le 20/08/2011 dans Uncategorized

 

16 aout – La révolution

C’est la révolution! Je suis réveillé en pleine nuit au son d’un combat à l’arme lourde tout autour de la maison. Je suppose que c’est les rebelles libyens qui ont fait des émules, ou des fanatiques quelconques qui rejouent les attentats de Bombay de 2008. Il est 6h du matin, et ce que je prends pour une mitrailleuse lourde est en fait la bétonneuse des ouvriers du chantier d’en-face qui ont décidé que puisqu’il fait clair, il fait jour et comme il fait jour, il est temps de se mettre au travail et le travail d’aujourd’hui, c’est de couler du béton.

Là, ils n'en sont qu'à l'arme légère...

En temps normal, je les trouve déjà pas mal pénibles parce qu’ils ont tout un arsenal d’instruments bruyants dont ils commencent à jouer dès potron-minet, mais aujourd’hui, ils sont passés dans la première ligue.

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Mon voisin d’en bas m’avait prévenu que ces pirates de la construction ne connaissent ni dieu ni loi, qu’ils travaillent sans relâche jour et nuit, 365 jours par an, question d’amasser le plus d’or possible avant d’aller écumer un autre voisinage. Il existe bien des lois contre le bruit (et peut-être même une pour les congés forcés), mais il existe aussi des policiers complaisants (et les autres sont corrompus), donc bruit il y a, et notre bande de joyeux ouvriers travaille comme des fourmis. D’ailleurs, pour éviter toute perte de temps, ils habitent avec armes, bagages et famille dans leur chantier, se lavent dans la rue et ont leur propre générateur pour faire encore plus de bruit même quand l’électricité est coupée.

En passant devant le chantier, j’ai eu la désagréable vision d’une affiche vendant le produit fini: une tour de onze étages d’appartements de luxe avec piscine, gym et tout le toutim. Ca a de l’allure, ça sent un peu le nouveau riche, mais surtout… ils n’en sont qu’au sixième étage sur onze… Encore 5 fois jouer avec la mitrailleuse!

 
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Publié par le 16/08/2011 dans Bangalore

 

La bouffe

L’idée que je me faisais jusqu’ici de la cuisine indienne, c’est ce qu’on reçoit dans les restaurants: du riz, des rôties et deux ou trois petits pots de butter chicken ou une variante: quand ça arrive sur la table, on pense: « Quoi, c’est tout? mais je vais avoir faim! » et puis après 30 minutes on se regarde de travers pour savoir qui va bien pouvoir terminer les petit pots, toujours pleins aux trois-quarts. C’est un peu comme le double cream chocolate fudge ice-cream milkshake with peanut butter américain: Ca a l’air super-bon, mais les premières cuillers tombent comme des boulets dans l’estomac (après avoir bien graissé l’œsophage avec la double crème) et ça se termine en épreuve de gavage.

Les jolis petits pots de cuivre pleins de sauce... Les ballons ne font pas partie de l'ordinaire.

Eh bien ici, au restaurant indien en Inde, on a les mêmes: à peu près tous les plats du menu nagent dans ce « gravy », qui doit être fait à base de beurre fondu ou une autre subtilité culinaire du genre.

Mais la bonne surprise, c’est que chez les parents de Shikha, ou à la cantine de Google, c’est pas le cas: on y reçoit une bonne variété de légumes frits ou sautés (exotiques pour la plupart), une sauce légère aux tomates, oignons ou lentilles qui lie le riz et des petits morceaux de viande ou de poisson cuits au four et marinés. Pas de motte de beurre fondu en vue. Et c’est très bon et on aimerait bien en reprende un petit peu s’il-vous-plaît.

Donc au restaurant, les serveurs avaient déjà vu les végétariens qui vérifient 15 fois que le paneer masala ou le dhal kadai n’a vraiment pas ni poisson ni œuf (voire pas de carottes pour certains), les étrangers qui vérifient 15 fois qu’il n’y aura pas du tout de chillis dans le plat, et maintenant les comme-moi, qui leur demandent s’ils peuvent bien me faire le gosht masala ou le murgh musallum sans gravy. Dur dur la vie de restaurateur!

 
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Publié par le 03/08/2011 dans Uncategorized

 

Mar. 2 aout – Internet!

Combien d’hommes faut-il pour ouvrir une connexion internet?
La réponse en image…

... Un qui branche la prise, un qui tient le câble et un qui se cache sous la table.

Ne moquons pas trop… à peine trois semaines après les «quelques jours» promis par Airtel, on peut finalement se sentir à la maison chez nous: on est connectés au nuage.

D’ailleurs, ne vous êtes-vous jamais demandé d’où vient internet, où on en trouve? En vérité, c’est la sève de certains arbres, qu’on trouve ici. C’est un peu comme le sirop d’érable, on l’extrait des arbres à la belle saison, mais en moins sucré. La preuve en image…

Un arbre-internet: notez les câbles qui poussent dessus.

 
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Publié par le 02/08/2011 dans Uncategorized

 
 
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