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Archives Mensuelles: septembre 2011

Balade dans le quartier

En dépit de ce que je raconte dans les quelques messages précédents, j’aime beaucoup mon quartier. Me réveiller, sentir une petite brise agiter les rideaux et rendre la chaleur estivale d’une douceur parfaite, puis aller faire un tour dans le voisinage, voir les maisons d’architecture soignée, diverse et unique, un attroupement de conducteurs de rickshaws en pause-thé accoudés au comptoir de rue du marchand de thé, passer par les ruelles colorées et étroites du quartier voisin que j’appelle «Le village» et qui ressemble à l’Italie, avec son linge aux balcons, ses chèvres et ses enfants qui courent nus-pieds, voir les étals de fruits, boire le jus d’une noix de coco ou un sirop de canne à sucre acheté au gars dans la rue, croiser une vache qui met le foutoir dans la circulation.. le tout sous un soleil et une température parfaits, c’est juste le bonheur intégral!

La maison dans l'arbre

Une autre maison aux allures de château

Comment bien parquer sa vache...

... ou son vigile.

Le village...

... et sa marmaille

La grosse avenue commerçante du coin, la 100feet Road, étrangement calme et déserte. Peut-être un jour de finale de cricket...

La siesta, pour tout le monde!

Un délicieux jus de canne à sucre frais!

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Publié par le 29/09/2011 dans Bangalore, Uncategorized

 

Ven. 16 Sep – Le pont de la rivière Kwai

Le haut-lieu de la seconde guerre est maintenant une gare de train de campagne... et un haut-lieu touristique

A l’ouest de Bangkok coule le fleuve Kwae, qui a été immortalisé dans le fameux bon vieux film de guerre de l’âge d’or des films de guerre. Eh bien, ils l’ont reconstruit les bougres! Enfin, dans la vraie vie, je pense qu’il n’a pas été détruit.

A l’époque, ce pont faisait partie d’une ligne ferroviaire cruciale pour le transport des troupes japonaises vers Singapour.

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Le pont.


Aujourd’hui, le lieu n’a rien perdu de son importance et est tout aussi crucial au transport de contingents de touristes d’un bord à l’autre de la rivière (et retour, parce que le bus, lui, est resté au parking). Accessoirement, l’un ou l’autre train local passe encore par là pour desservir la région.

On se serait presque attendus à voir Alec Guinness à côté du pont, ou surgir entre les rayons de cartes postles, t-shirts et autres babioles indispensable à tout bon lieu touristique qui se respecte, mais rien de cela, juste la ribambelle traditionnelle de vendeurs de bricoles, de brochettes de poulet, musées, guides et groupes de touristes en short et grand équipement de prises de vues (dont on faisait d’ailleurs joyeusement partie… Le truc cool avec les collègues indiens, c’est que prendre des tas de photos n’est pas du tout vu comme une activité ringarde; en fait parfois on se demande même un peu si c’est pas le but du voyage).

Le fameux train et son contingent de soldats japonais... Well, le contingent a un peu changé, comme le démontre le camouflage du train.

En montant dans le train (le local, pas le bariolé qui fait des aller-retour sur le pont), on se retrouve un peu plus loin au cœur de la jungle, le long du fleuve, dans des paysages superbes de forêts de palmiers, collines et petits villages paumés et marchés flottants au milieu de nulle-part.

Une superbe invitation au voyage dans la jungle le long du fleuve Kwai

On n’est pas les seuls à savoir que le voyage en train vaut le coup et … tout n’est pas qu’harmonie dans le décor.

 
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Publié par le 16/09/2011 dans Travel

 

Jeu. 15 Sep. – Thailande

J’ai eu un choc culturel. Pour la première fois depuis 3 mois, je me suis pris la différence culturelle (ou plutôt économique) en pleine figure! C’est arrivé lors de notre team offsite en Thaïlande (oui pour le prix d’un séjour à Zermatt, ici on se paye la Thaïlande!). C’est un pays que je n’avais jamais visité et je pensais y trouver une sorte d’Inde de l’est, une Inde aux yeux bridés.

Des routes bien larges bordées de Burger King et Mc Donalds, des voitures qui circulent pépère et sans stress, où suis-je?

Et je suis tombé de haut. Loin des clichés familiers de l’Inde, j’y ai surtout retrouvé le Canada: c’est super propre, bien organisé, pas stressé, bourré de franchises américaines… Ca ressemble en fait à une petite Chinatown en Amérique du Nord, des étals de fruits de mer, légumes et carcasses de porc entre la Citibank et le Burger King.

Un métro (surélevé) tout neuf.

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On a fait un tour rapide à Bangkok: le bus nous a droppés dans le centre et on avait 3 heures devant nous. La logique de mes collègues indiens pour occuper ces 3 heures, c’était de faire le tour du centre commercial d’à-côté. La mienne, fidèle aux tours-éclairs que j’ai faits lors de stop-overs à Lisbonne, Helsinki ou Stockhom (et pas à Mumbai) c’était de sauter dans le premier metro, puis de partir à l’aventure, voir le centre ville et revenir. Et de fait, de metro en bâteau-taxi sur les canaux ou bâteau-bus sur la rivière (qui sent la rivière, pas les égoûts), les communications nous ont parfaitement servis et les transports en commun étaient (quasi gratuits et) d’une efficacité suisse. La ville a des monuments restaurés et accueillants, des belles avenues, des grands parcs, et pas un papier par terre!

Un parc de gazon anglais où les habitants se prélassent ou jouent au cerf-volant


On peut traverser les passages pour piétons sans risquer sa vie, on ne se fait pas bousculer à tout bout de champ, la rue n’est pas un immense dépotoir visuel, sonore et olfactif, les vendeurs dans les boutiques à touristes sont polis et pas insistants (et dans certains quartiers de la ville, il y a plein de jolies filles en décolletés qui dansent dans les bars en aguichant les passants, mais je vais garder ça pour une autre histoire).

Ils ont même le luxe de se payer une journée sans voiture! Bangkok car-free day 2011, le อาทิตย์ที่ 18 กันยายน 2554

Et une visite ici n’est pas complète sans faire un petit détour par le paradis, donc on est aussi passés par là…

Une plage isolée avec des rochers, des pêcheurs, une petite cahute qui vend des boissons... l'eau à température parfaite, quoi demander de plus?

Le choc culturel là-dedans? Avec 3 mois de retard: rien de ce qui est décrit ici n’existe ou est possible en Inde; pire, ça n’en prend pas la direction du tout.
Si la Thaïlande, qui est loin d’être un monstre économique, y est arrivé, comment est-ce possible que l’Inde, qui se glorifie d’être la 3ème puissance mondiale, arrive à dilapider cette richesse fantastique sans aucune retombée positive pour le pays et le commun des mortels? Comment ses habitants arrivent à rester aussi inertes face à une classe dirigente qui pille et saccage le pays de façon si ostensible?

 
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Publié par le 15/09/2011 dans Travel

 
 
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