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Sat. 29 Oct. – Nilgiris

29 Oct

Dans notre série de découverte de l’Inde par week-ends, cette fois-ci on a pris les sacs-à-dos, un vol aller-simple vers Coimbatore avec l’intention de visiter les collines des Nilgiris, prendre le vieux train à vapeur qui y circule encore et rentrer avec les moyens du bord. Si vous n’avez jamais entendu parler de Coimbatore avant, ne prenez pas la peine de l’inscrire sur le radar de vos prochaines visites: cette petite ville d’à peine 2 millions d’habitants sort du lot par le fait qu’il n’y a absolument rien à y voir. Pas la moindre attraction, site touristique, machin en vieilles pierres, schnol. La « chose à voir » qui arrive en tête dans une recherche sur TripAdvisor est un temple à 50 km de la ville.

Mais bon, il y a un aéroport et de là, une gare, un train et hop, en quelques heures on est à Mettupalayam, au pied des Nilgiris, qui sont des collines hautes commes les Alpes (genre 2500m, tout en courbes douces et boisées jusqu’au sommet). Mettupalayam c’est le trou, mais au moins on le savait à l’avance.

La gare endormie de Mettu***am, avec les Niligiris en toile de fond.

De là, on peut monter dans les collines et on y trouve Coonoor, décrite comme une petite ville d’altitude, qui a gardé un charme intact, encore vierge de l’empreinte de la modernité. Et c’est en effet un mélange surprenant de petite ville à l’indienne, avec des tas de maisons colorées empilées les unes sur les autres, plus quelques temples, églises et mosquées qui cohabitent joyeusement, le tout avec l’air de la montagne, les plantations en terrasses, emmitoufflé dans la brume.

Un amas de façades colorées la tête dans les nuages... Très joli quand on sait où ne pas regarder.

La petite gare bleue perdue dans la brume... délicieuse invitation au voyage.

On n’échappe bien sûr pas aux rickshaws qui pétaradent en tout sens (enfin non, pas en descente parce qu’ils coupent le moteur), les bus branlants qui débordent de passagers, les dépôts d’ordures sauvages et les vaches au milieu de la route (ou plus souvent, dans les ordures), mais il y a aussi les jolies plantations de thé, la vieille gare préservée (et son vieux train), et en effet dès qu’on s’éloigne un rien du centre de la ville, ça devient très joli.

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Visite d'une plantation de thé avec dégustation... cheers!

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On roule à gauche ici: donc c'est mon bus qui est en train de dépasser le camion et pas l'inverse.

J’avais déjà constaté que les règles de circulation étaient différentes ici, j’en ai eu une démonstration supplémentaire. Une règle qui a l’air d’être respectée c’est qu’il faut éviter de dépasser quand la route ou le pont est juste large assez pour un seul véhicule. Si elle est assez large, c’est bon on peut y aller: un bon coup de klaxon et on se lance. Les détails mineurs du genre on est en côte, on aborde un virage, il y a un brouillard à couper au couteau, il fait nuit, il y a un véhicule qui arrive en sens inverse, il y a deux véhicules qui arrivent de front en sens inverse (voire toutes les options ci-dessus réunies) ne sont pas de nature à décourager le pilote de bus intrépide et redoutable. De toute façon, Ganesh veille sur lui! Et comme je suis encore en vie pour vous le raconter, il faut croire que Ganesh veille bien, parce qu’en un voyage d’une heure et demie, j’en ai vu des faucheuses qui nous attendaient au tournant.

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Publié par le 29/10/2011 dans Surroundings

 

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