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Archives Mensuelles: novembre 2011

Sun. 27 Nov. – Bengaluru Pride

Ce Dimanche, il y avait encore un festival en ville, une foule bariolée, des drapeaux arc-en-ciel et des gars déguisés en filles et vice-versa, des tambours et des danses… Pas de grande statue, et personne n’a été jeté dans le lac. Toujours à la recherche d’un truc sympa à faire, on a rejoint la parade avec un petit contingent de Googlers. On avait reçu pour l’occasion des t-shirts (pour nous) et des paquets d’autocollants et de badges à distribuer.

Je m'apprête à tagger impitoyablement un de mes co-paradeurs.


On s’est assez vite retrouvés assaillis de gens qui voulaient des badges, mais les autocollants ont eu moins de succès. Je suis resté avec un surplus d’autocollants qu’il a bien fallu utiliser d’une manière ou d’une autre… Je me suis alors soigneusement appliqué à tagger tout ce qui bougeait: rickshaws, bus, policiers, murs (ok, ceux-là bougaient un peu moins que les autres). Pour le coup, je me serais même presque pris pour space invader tiens!

Plus de photos ici.

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Publié par le 27/11/2011 dans Bangalore

 

Sat. 12 Nov. – Le poulet.

Une raison pour laquelle on apparaît un peu comme des excentriques est notre mode de vie: on sort à peu près tous les soirs manger au resto et le reste du temps, on leur demande de nous livrer un truc… C’est pas vraiment par goût, mais un peu par paresse, manque de temps et surtout on n’a pas idée où acheter ce qu’on peut mettre dans une casserole.

Selon les collègues, le monde est divisé en deux catégories: ceux qui se font à manger eux-mêmes chaque soir chez eux, et ceux qui mangent chaque soir chez eux ce que leur cusinier a préparé. Donc ça les dérange beaucoup qu’on ne tombe pas dans une de ces catégories, alors leur algorithme « Quel est le statut social de mon collègue en 12 questions » tombe en rade et ils sont très perplexes.

Le poulet sauce provençale-masala. Pour les frites, on a triché.

Or donc, un de ces jours où on en avait assez d’être des extra-terrestres, on a décidé de se faire à manger nous-même comme des grands, par exemple un poulet sauce provençale-masala. Pour mettre toutes les chances de succès de notre côté, on a prévu large: souper à 8h, deux heures de préparation, trouver des patates, de la sauce tomate, des oignons et du poulet au rythme de une heure par ingrédient (deux pour le poulet)… en s’y mettant à l’aube on devrait y arriver. Et pour mettre la pression (sur nous, pas sur le poulet) on s’est même mis dos au mur en invitant des amis à manger.

En se promenant dans le quartier, on est tombé sur le charmant marché de Ulsoor, aux allures de petit village, où l’on trouve des tas d’échoppes, certaines d’entre-elles mobiles, qui vendent des légumes, des cartes SIM, du dentifrice, des mouches-sur-morceaux-de-viande,… Pour trouver des mouches sans viande (ou l’inverse, plus vraisemblablement), il faut ruser.

Ulsoor market

Les étals colorés du petit marché d'Ulsoor, petit îlot de l'Inde d'antan qui tourne au ralentit au milieu de la tumultueuse Inde moderne.


En effet, dans le village pas loin de chez nous, entre le temple et le couturier, il y a le Karnataka Chicken Shop: un marchand de poulet. Au sens premier du terme. Il ne vend pas des surgelés, ni du polystyrène, mais bien des poulets.

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Le Loft, version volaille: Ils vivent dans un HLM sans aucune intimité, et on en sort pour se faire étriper.

Dans le magasin, qui fait plus ou moins 2 mètres carrés, il y a des cages, avec des poulets qui picorent et se chient gaiment sur la figure l’un de l’autre, un billot, quelques instruments et un vendeur.
Quand on demande deux cuisses de poulet, le vendeur prend un poulet dans la cage, puis l’envoie successivement sur le billot, dans la marmite, dans l’éplucheuse et retour sur le billot, mais sous la forme d’un joli poulet tout chauve, tout rose et tout vidé des trucs pas bons. Ensuite, avec une hache, il coupe les cuisses et me les emballe, ça fera 120 Roupies et voilà!
En trois minutes, sans même avoir eu le temps de refroidir, le gallinacé est devenu bidoche. Ce que j’aime dans l’affaire, c’est qu’il n’y a pas triche: mon poulet, c’est du 100% poulet, pas d’additif, de mélange, d’anxiolytiques, d’anti-vomitifs, de «pot belge».

Le soir, une fois les amis dûment désistés, on a invité nos deux sympathiques voisins du haut (qui sont le personnel de maison) à manger, question de faire un peu plus connaissance. Quand ils sont entrés, ils se sont tout naturellement rendus dans la cuisine en demandant «Qu’est-ce qu’on vous prépare?»; ils ont été un peu supris de se retrouver à table avec un repas déjà tout prêt.

Le poulet était très bon, mais on n’est probablement pas sortis de la catégorie des extra-terrestres… Cuisiner soi-même et inviter le cuisinier, ça ne ressemble pas à une catégorie populaire.

 
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Publié par le 12/11/2011 dans Bangalore

 

Fri. 11/11/11 11:11

Regardez, c'est même prouvé par des nombres, donc c'est forcément vrai!

Où étais-je le jour de la répétition générale du grand déraillement de la planète et de l’Humanité dont les représentations (déjà salle comble) sont prévues pour le mois de décembre 2012?

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Eh bien, le 11/11/11, à 11:11, j’étais là:

De passage dans la station de Swami Vivekananda Road

Le métro s’est arrêté, a attendu une bonne minute portes ouvertes que tout le monde descende (4 passagers) et monte (2), puis est reparti à l’assaut de son terminus. Personne ne s’est jeté sur les rails, le métro n’a pas décollé ni percuté une vache, aucun avion ne s’est écrasé, la terre ne s’est pas soulevée, pas d’hiver nucléaire, de fournaise à effet de serre, de sauterelles ou de grenouilles qui envahissent les cultures… bref, je reste un peu sur ma faim et je pense que la grande première de l’apocalypse l’an prochain sera un flop.

 
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Publié par le 11/11/2011 dans Uncategorized

 

Lonely Planet’s Best in Travel: top 10 cities for 2012

Le Lonely Planet a publié récemment la cuvée 2012 des 10 villes à visiter à tout prix, et je vous le donne en mille: la n°3 est… Bangalore! A part le fait que je suis très flatté que du coup vous allez tous venir me dire bonjour (si Thierry ET le Lonely Planet le disent!…), dans la vraie vérité, je me demande surtout ce que l’auteur de la compilation a bien pu fumer! Pour ma part, je l’aurais probablement placée en 178ème position, juste devant Wezembeek-Oppem.

En tout cas, on ne s'y bouscule pas dans le métro...


A bien y réfléchir non, il a raison, mais il s’est juste planté dans ses attendus: Il cite la nightlife (tous les bars et les 2 boîtes de nuit ferment à 11h30), la flamboyance (celle des grues de chantier?), les «liveliest arts and music scene» … que je cherche toujours (je suppose que comme c’était sa fête on a dû balancer ladite scène au lac, comme tous les autres) et cite le métro comme cure à tous les maux du trafic (avec toutes ses 6 stations pour une ville de la taille de Paris, c’est sûr que ça va le faire!)… c’est tout faux!

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Mais les vraies raisons qui font qu’il faut en effet venir visiter Bangalore sont: les cocktails-parties sur la terrasse d’en-haut (que j’ai inaugurées en tant que tea-party avec les 2 concièrges de la maison, qui parlent népali et bengali, conversation assurée!), les soirées jeux de société (dans le commerce, on trouve le Scrabble et 15 éditions du Monopoly, mais j’ai déniché une copie des Colons et de Agricola!), les délicieux masala dosas au déjeûner, et une bonne liste de choses à visiter ailleurs. Plus un ticket de bus gratuit: assis à l’avant, ça vaut tous les sports extrèmes du monde en terme de sensations fortes. Ah oui, et il reste des pétards du dernier Diwali, on peut faire une séance de jeter de pétards en pleine nuit, question de participer à la nightlife.

La flamboyance et la nightlife de la ville, tout en un, dans UB City, le Madison Square Garden du coin (sans la patinoire).

  • Un autre gars qui aime Bangalore ici.
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    Publié par le 01/11/2011 dans Bangalore, Travel

     
     
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