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Archives Mensuelles: décembre 2011

Sat. 31 Déc. – Happy past year

Dans les séries «Le meilleur de l’année», j’appelle la musique:

Parmi toutes les chansons bollywood qui m’ont été bombardées dans les oreilles, celle qui y est le plus resté collée:

Bhaag DK Bose du film Delhi Belly.

Le buzz national qui a déferlé sur l’Inde ce dernier mois (30 millions de vues sur YouTube), tout le monde ici ne parle que de ça:

Kolaveri Di, d’un jeune inconnu Tamoul
Pour la petite histoire, c’est l’ingénieur du son d’un chanteur célèbre qui a utilisé le studio du boss pour vite vite enregistrer sa complainte et voilà, la bonne fée lui a offert un buzz sur YouTube!
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Publié par le 31/12/2011 dans Uncategorized

 

Sat. 10 Dec. – Hyderabad


Si Bangalore c’est la ville d’Inde moderne par excellence, Hyderabad c’est la ville du futur. Ca commence avec ce nom fabuleux tout droit sorti d’un film de science fiction. D’ailleurs, c’était le premier choix de George Lucas pour la capitale de l’empire dans Star Wars, mais en dernière minute, il a choisi «Coruscant» basé sur le nom alternatif de la ville, Secoruscendabad, c’est dommage, ça déforce un peu toute la saga, enfin, c’est lui le boss après tout.

Pouvez-vous retrouver le maître Jedi qui se cache dans cette photo?

On dit que c’est à l’occasion d’une visite à Hyderabad que George Lucas a eu l’idée de faire Star Wars, et y a trouvé l’inspiration de nombre de personnages et autres. Le personnage de Maître Yoda, le landspeeder de Luke Skywalker sur Tatooine, la dégaine des Siths avec leurs capes noires intégrales,… tout ça c’est pompé de scènes de la vie quotidienne à Hyderabad.

Quelqu'un dans cette photo a repéré le jedi de la photo du dessus et pête un câble alors qu'il est en mission de reconnaissance dans la salle plénière du Sénat galactique (en arrière-plan)


En arrière-plan, un landspeeder sans aucun doute. L'espèce de baraque à frites volante que je pilote est un prototype de AT-ST de l'empire.

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A notre gauche, l'astroport de la ville...

... Avec le vaisseau amiral de la délégation du monde de Kamino, en visite officielle

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Charminar, le temple jedi

En tant que capitale de l’empire, la ville a du cachet: il y a un vieux fort, des tas de palaces en état de délabrement varié, des temples et des mosquées plus luxuriants les uns que les autres, et quelques monuments témoins d’une histoire glorieuse, dont le remarquable Charminar (le « temple jedi« ).

Tous ceux à qui je pose la question me disent invariablement qu’ils préfèrent Bangalore à Hyderabad parce qu’elle offre plus de distractions (entendez: centres commerciaux), mais pour ma part je pense que je préfèrerais le riche héritage historique d’Hyderabad.

Toutes les photos

La vie trépidente au pied de Charminar

 
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Publié par le 10/12/2011 dans Travel

 

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Sun. 4th Dec. – Sholay

"Longer life", je parierais pas là-dessus...


A l’image de Paris, Amsterdam ou Bruxelles, Bangalore lance cette année une tentative de ramener le vélo en ville. Il y a déjà des belles publicités et deux bornes de location dotées d’une bonne douzaine de vélos. Je suppose qu’il sera temps de penser à construire des pistes cyclables quand on aura éduqué les conducteurs à ne plus rouler sur les trottoirs.

Pour ce qui est du slogan, même si je suis partisan d’associer déplacement à vélo avec grand air, exercice physique, se maintenir en forme, bonne santé et tout ça, il me semble qu’ici cela m’évoque plutôt asphyxie, particules lourdes, aplati sous le camion et ambulance.

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Enfin bon, il n’en reste pas moins que le vélo est un excellent moyen de se balader dans le pays et de le découvrir tout à son aise, d’autant plus que le temps est juste parfait pour ça et que quasi chaque matin, le grand soleil semble me dire: «sors-toi du lit, il est temps d’aller prendre l’air de la campagne (et pas l’air-co du bureau)». Moyennant un peu d’organisation pour amener vélos et cyclistes en dehors de la ville, ça devient en fait nettement plus réaliste.

Hors du tumulte de la grande ville, au milieu des palmiers et des villages assoupis

Il se fait justement qu’un gars organise précisément tout ça (le bien nommé Art of Bicycle Trips), et nous voilà partis ce dimanche à l’attaque des collines de l’arrière pays, plus précisément, au cœur du repaire de Gabbar Singh dans le film Sholay (oui, en Inde, tout prend tout de suite beaucoup plus de sens quand on fait référence à un film).

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On a même droit au film complet sur YouTube, pourquoi se priver? C’est un chouette western masala, qui sent bon le sable chaud, la vapeur, le crottin de cheval et la poudre à canon, il y a des bons, un truand et un justicier, de l’amour, de la vengeance, des courses à cheval et un braquage de train, et même un imam perdu dans le village. Un peu vieux, mais il n’a pas mal vieilli, je le recommande quand vous avez une longue nuit devant vous.
En fait non, la vidéo a mystérieusement disparu de YouTube, mais il reste le clip de la chanson Ye Doesti:

Palmeraies, champs de riz, collines pelées, huttes, villages assoupis sous le soleil, temples colorés, tout ça est vraiment très joli, paisible et riant, on n’est pas volés.

repas servi à la façon Inde du sud

Après quelques heures de vélo, on a été récompensés par un bon repas traditionnel sud-indien servi sur feuille de bananier: roties, sambar et chutneys (et mmmmh un dosa masala!). Tout ce qui n’est pas épicé au TNT est succulent.

Puis pour digérer le tout, on s’est attaqué à l’ascension d’une de ces collines pelées (qui sont en fait des très gros cailloux), celle où Rama et Sita ont eu des bricoles (à défaut de film, il y a sûrement un Dieu qui a dû passer par là). Une fois en haut, la vue est impressionnante et on peut contempler tout le pays avoisinant, jusqu’aux faubourgs de la ville (enveloppés dans le smog).

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La dernière pente, plutôt abrupte, avec des escaliers taillés dans la roche

Chacun jouit du spectacle d'une vue grandiose comme il le sent...

 
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Publié par le 04/12/2011 dans Surroundings

 

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Fri. 2nd Dec. – Delhi airport (again)

Le lounge tout vide... signe qu'il se fait très, trop, tard...

Aujourd’hui, à l’image de Mr. météo dans Groundhog Day, je revis la journée d’hier: je suis en train de raconter mes aventures dans un salon de l’aéroport de Delhi, en attendant un vol qui n’en finit pas d’être retardé. En terme d’escapade, j’ai surtout passé mon temps à visiter des aéroports!

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Pas si boutonneux que ça... ils étaient tout beaux dans leur cravate!

Allez, ça s’est finalement pas mal passé et après m’être fait à l’idée que ça ressemblerait plus à un week-end scout qu’à un voyage d’affaires, je ne me plains pas. Les gamins de l’I.I.T. m’ont épaté, je m’attendais à des candidats médiocres, mais tout au contraire, ils connaissaient leur affaire et deux d’entre-eux m’ont même sérieusement impressionné.

Le campus de la faculté est idyllique, avec des grands espaces, des routes toutes vides, tous les étudiants à vélo, des pelouses toutes propres… on se croirait presque à Cambridge, avec un gazon juste un peu moins anglais (mais la cause en est qu’il fait soleil toute l’année, c’est en fait pas plus mal). Ca avait aussi un air de Louvain-la-Neuve, avec des bâtiments tout neufs ou en construction, tout en brique et béton. Moins de vomi cependant. J’ai demandé aux collègues si ça guindaillait sec dans le coin, mais c’est bien le mot: sec. L’alcool n’est pas le bienvenu sur le campus. Le campus est mixte, il y a des filles, des garçons et des singes, mais chacun est bien rangé des son compartiment: les filles ont besoin d’un mot des parents pour sortir après 8h, et ne peuvent en aucun cas se retrouver dans les dortoirs des garçons après le coucher du soleil. Quant aux singes, il squattent le gros Banian tree, mais je suis pas sûr quelles règles s’appliquent.

Les résidences étudiantes, non sans me rappeler Louvain-la-Neuve...

Le route principale de la ville de Kanpur

En sortant du campus, la ville me réservait encore quelques surprises… C’est faux qu’il n’y avait rien à voir. Si je pensais avoir observé ce qu’était un espace public complètement chaotique à Bangalore, je n’avais en fait encore rien vu: ici c’est encore pire!

La route est une formidable rave party en plein jour: c’est bourré de monde, qui entassés à 15 dans des rickshaws, qui en pousse-pousse, qui en camion, tout le monde s’agite et personne n’avance, et il y a une sono d’enfer, une véritable symphocacophonie klaxonique qui rythme les agitations.
Le chauffeur de notre taxi a d’ailleurs plus d’un tour dans sa boite à gants à ce sujet: au plus fort de la rave party, il a enclenché le levier secret de sa batmobile ce qui a directement mis son klaxon sous stéroïdes: 120 décibels, 5 sons de klaxon superposés et bonus spécial « 22 vlà les flics », il est instantanément devenu ze king of ze bazaar, faisant trembler les chauffeurs de pousse-pousse, tétanisant les petites vieilles en plein traversage de route, propulsant les motards hors du chemin et même forçant le passage au bus d’en face qui menaçait de nous aplatir.

Finalement, après 1h30 de rave, on est arrivé dans l’aéroport le plus petit du monde… 1 vol par jour, 1 comptoir, 1 porte de sécurité, 1 salle d’attente, 25 gardes de sécurité. On a poussé un gros soupir de soulagement parce que malgré tous les efforts de notre bat-chauffeur, on est arrivé bien en retard au check-in qui par miracle n’était pas fermé.

Je m'attendais à voir débarquer un DC-3 de la seconde guerre, mais non...

J’ai cru un instant, en voyant l’avion arriver, être sorti de l’auberge et presque à la maison. Mouais, en effet, je suis arrivé à la maison moins de 10 heures plus tard, une bagatelle. Ce qui place tout de même Kanpur à la même distance de Bangalore (en temps) que Londres ou Paris…

 
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Publié par le 02/12/2011 dans Travel

 

Thu. 1st Dec. – IIT Kanpur

Toujours à l’affût d’un plan pour aller voir du pays et sortir de la ville, je me suis inscrit à une journée d’interviews sur campus au I.I.T. (Indian Institute of Technology) de Kanpur, selon le principe que comme jusque là je n’avais jamais entendu parler de cet endroit, ça valait le coup d’être vu et comme je n’avais jamais participé à une journée d’interviews sur campus, ça valait le coup d’être fait. La perspective de passer la nuit dans un bon lit d’hôtel après quelques longueurs dans sa piscine finissent le portrait d’une agréable manière d’occuper deux jours de travail.
Kanpur se trouvant, sur une carte de l’Inde, à deux pas (5 centimètres) de l’Himalaya et du Népal, j’avais même envisagé de prolonger mon séjour par un tour dans les montagnes pendant le week-end, ça prenait la forme d’une escapade tout bien comme il faut.

A moins de 5cm de Delhi, Agra et Kathmandu!

Je devrais apprendre qu’ici les plans ne tournent jamais comme je les imagine. Là par exemple, au lieu de me balader dans les vieux quartiers d’une ville inconnue du Nord de l’Inde en attendant l’Everest, je suis en train de tuer le temps dans l’aéroport de New Delhi. Les choses ont commencé à mal tourner quand j’ai demandé à mes collègues ce qu’il y avait à voir à Kanpur: «Rien!» Mais la ville n’est pas loin (genre 70km, entre deux et trois petites heures de route) de Lucknow, où il n’y a presque rien à voir, ce qui est tout de même infiniment mieux. Les plans de l’Himalaya sont tombés de haut après le reality check des transports: il faut déjà 5h d’avion pour atteindre Kanpur (il y a genre 1 vol par jour), et les montagnes sont encore à 300km, soit probablement plus d’heures de route que je ne peux en compter sur mes doigts. Pour un week-end, ça fait beaucoup…

L'avantage des lits en métal, draps en plastique et couverture miteuse, c'est qu'on n'est pas tenté de faire la grasse mat'...

Déconvenue suivante quand les recruteurs m’ont révélé l’horaire de la journée d’interviews: 6 heures d’interview… de 4h à 10h du matin!

Le couperet est tombé sur ce qui restait de mes espoirs avec le fait qu’on est logés dans les logements étudiants en chambre doubles… J’ai pas osé demandé pour la piscine.

En plus vu qu’on doit se lever à 3h du matin, je pense qu’on aurait tout aussi bien pu aller somnoler directement dans un auditoire de l’université.

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Au final, j’ai même réussi à rater l’avion ce matin et me voici donc à passer 5h à l’aéroport de New Delhi en attendant un avion qui va m’emmener dans un trou perdu de l’Inde pour y somonoler quelques heures, passer ma nuit à interviewer des étudiants boutonneux et l’aube à gratter une tonne de rapports avant de reprendre l’avion pour une demi-journée et rentrer à la maison en pleine nuit (si ce n’est samedi midi après une nuit à New Delhi parce qu’un avion a été retardé ou annulé…).

Un super bon plan!

 
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Publié par le 01/12/2011 dans Travel

 
 
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