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Archives Mensuelles: janvier 2012

Tanzanie 7 – Mount Meru

Après toutes ces aventures où on n’a en fin de compte pas beaucoup décollé nos fessiers de notre siège d’auto, avec pour conséquence une composante sportive étonnamment basse pour un voyage au grand air, on a compensé en décollant vers des cieux plus élevés. Elevés de exactement 4566m: Le sommet du mont Meru, qui est le petit frère du Kilimanjaro.

Le Meru est un volcan qui s’est effondré sur lui-même lors de sa dernière explosion il y a quelque temps, ce qui lui a fait perdre la course pour le point le plus haut d’Afrique mais lui a laissé un joli tas de cendres au centre de son cratère. Situé au milieu du parc national (tiens, encore un!) d’Arusha, il est couvert d’une foule d’animaux exotiques qu’on rencontre régulièrement en se promenant sur ses flancs: girafes, phacochères, buffles, des tas d’oiseaux,… mais pas de prédateurs.

Le mont Meru (au centre), son petit frère le petit Meru (à droite), et des ruminants (à gauche).

On pénètre dans une jungle impénétrable


 
L’absence de prédateurs est bienvenue parce que du coup on nous laisse nous promener plus ou moins librement (avec un guide armé toutefois, parce que les buffles, même végétariens, peuvent avoir un sale caractère et des cornes pointues).

Nous voilà donc partis pour 4 jours avec armes et bagages. Dans un esprit scout-débrouille, on a limité notre expédition à 2 guides/porteurs, là où le standard est plutôt dans le genre 6 ou 7. On peut se demander à priori quels bagages il faut trimballer pour justifier toute cette foule, la réponse tient en un mot: Tout. Nos affaires, la nourriture, les sacs de couchage, l’eau potable, un réchaud à gaz, des casseroles,…

La fine équipe.


En route, on trouve des chalets très bien entretenus et très peu équipés, et à chaque halte le soir venu, c’est la même routine pour la dizaine d’expéditions qui se retrouvent au chalet: on se repose sur notre lit pendant que nos accompagnants nous soignent aux petits oignons: bassine d’eau chaude pour nos pieds fatigués, snacks pour notre ventre vide, jus, repas chaud, dessert, histoires de la montagne, encouragements en tous genres,…

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Et hop! 3822m !

La mauvaise nouvelle se présente le deuxième jour, à notre arrivée au chalet Saddle hut à 3500m: demain, la dernière journée d’ascension commence à 1h du matin, question d’arriver au sommet pour le lever du soleil. Ouch!

En attendant, on profite du reste de l’après-midi pour se farcir le petit frère en hors-d’œuvre. Une petite heure de marche et nous voilà au sommet du petit Meru, à 3820m. Dans un peu plus de 6h, on remet le couvert pour le plat de consistance, 1000m d’ascension dans la caillasse et la cendre, le tout dans l’obscurité complète d’une nuit sans lune.

Le sommet, le Kilimanjaro (derrière moi) et même le soleil qui se lève pour nous réchauffer tout ça!

La fois prochaine, on reviendra pour le Kilimanjaro, qui nous a nargués pendant 3 jours, bien visible de n’importe quel recoin du Meru. Mais il faudra probablement être un rien mieux équipé: ici il fait déjà pas mal froid, en face avec 1000m de plus, il gèle sérieux.

Panorama du Meru, son cône de cendres et ses paysages lunaires au petit matin

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Publié par le 29/01/2012 dans Travel

 

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Tanzanie 6 – Les Datogas

Les voisins des Hadzabe sont leurs copains les Datogas. La chasse et la cueillette permettent aux Hadzabe de se nourrir, se couvrir, se loger etc. mais il y a un truc qu’ils ne trouvent pas comme ça dans la nature: les pointes de leurs flèches. Et comme ça tombe bien! Les Datogas justement font des pointes de flèches à partir de vieux métaux: ce sont des forgerons. Et même s’ils font de très jolies pointes de flèches, comme ça ne se mange pas, il arrive qu’ils aient faim et soient prêts à échanger quelques pointes de flèches contre un impala fraîchement tué.

Un travail de schtroumpf costaud

Nous avons été chaleureusement accueillis par Monsieur Datoga et ses épouses qui nous ont donné un petit aperçu de la vie au pays des Datogas, et notamment une démonstration du savoir-faire ancestral du travail du fer. Point d’équipement sophistiqué ni de phase à chaud, le travail du fer se fait ici au coin du feu à force de moult huile de bras. En particulier les bras de l’assistant souffleur, que je remplace sur la photo, mais pour être franc, je fais pas un bon souffleur parce que j’étais fatigué après 3 minutes, alors que le gamin a tenu une bonne demi-heure sans broncher.

Si j’étais bien impressionné par ce forgeron qui arrive à recycler une vieille pièce de carrosserie en bracelets adornés, il faut bien avouer que son petit business ne joue pas à armes égales contre le reste de l’industrie métallurgique mondiale, et je ne parierais pas bien gros sur sa prospérité à long terme. Les chasseurs d’à-côté, tant qu’on leur fout la paix et qu’on les laisse chasser, trouveront toujours bien à manger quoi que fasse l’industrie alimentaire mondiale. Les Maasai pourront manger leurs vaches tant qu’ils auront de quoi les faire paître. Mais l’infortuné Datoga aura un peu de mal à se nourrir du fruit de son labeur quand ses voisins achèteront leurs armes aux Chinois. Mais il a peut-être déjà flairé le piège et le fait qu’on est là en visite payée est le résultat de sa reconversion au secteur du tourisme, et les petits bracelets lui rapportent en fait peut-être déjà plus que les pointes de flèches.

En fin de visite (après le passage par la boutique), nous prenons congé de la famille après une dernière chanson d’adieu menée par Mère-Grand.

 
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Publié par le 28/01/2012 dans Travel

 

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Tanzanie 5 – Les Dieux sont tombés sur la tête

Assez d’animaux pour la semaine, aujourd’hui on est de retour chez les bipèdes. « De retour » c’est beaucoup dire, je ne suis pas sûr de me sentir plus à la maison ici que chez les lions: nous visitons une tribu de bushmen, les Hadzabe, ceux-là même qui cliquettent en pagne dans le film Les Dieux sont tombés sur la tête (on a fait très attention de ne pas emporter de bouteille en verre).

Ceux-ci nous invitent gentiment à partager leur journée, qui commence par faire un feu. Pour avoir été scout pendant des années, je peux dire que faire du feu sans papier ni allumettes, c’est une légende au même titre que voler sur un balai ou se trouver au pied de l’arc-en-ciel. Et là sous mes yeux, ces gars-là sont devenus des demi-dieux en réalisant l’impossible en 2 minutes avec leur bâtonnet et leur morceau de bois sec!

Pas de chance pour le piaf.

Le demi-dieu a un peu perdu de sa superbe quand j’ai vu que ledit feu lui servait à s’allumer une pipe avec un truc pas net qui d’ailleurs n’avait pas l’air de lui réussir beaucoup. Enfin, je suppose que ça leur donne du courage pour la chasse.

La chasse, ça commence à nouveau comme un jeu scout, les gars de la tribu prennent leurs arcs et flèches et vont courir dans le maquis avec leurs chiens. Ca décoche des flèches un peu partout, puis après ça se passe pas trop bien pour les animaux qui entrent en collision avec les flèches: oiseaux, écureuils, rongeurs,… Hop, à la casserole!

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La chose est par ailleurs aussitôt faite que dite:

Un barbecue

A la prochaine halte, au pied d’un arbre qui abrite une ruche d’abeilles, la patrouille allume rapidement une petite flambée et les trois ou quatre prises de la matinée se retrouvent plumées et transformées en kebabs en moins de 10 minutes. Les chasseurs mangent les chicken nuggets, les chiens mangent les restes, et l’histoire ne dit pas ce dont celles qui sont restées au village se nourrissent.

Pour le dessert, un des gars embarque quelques tisons, grimpe dans l’arbre et se met en besogne de déloger les abeilles. Il ramène de son expédition (outre des tas de piqûres) quelques galettes de miel savoureuses.

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Un piètre Guillaume Tell

Une fois la chasse terminée, tout le monde rentre au camp où l’on a l’occasion de s’entrainer à l’art noble et ancestral du tir à l’arc et de se rendre compte qu’envoyer une de ces flèches pourfendre un oiseau de la taille d’un moineau perché sur son arbre relève de quelque don de magie, quand on a déjà du mal à toucher un point quelconque de l’arbre entier.

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Une fois la visite terminée, on s’échange quelques cadeaux (mon chapeau pour ton arc…), on festoie en chantant et dansant tous ensemble et on repart chacun dans son monde…

 
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Publié par le 28/01/2012 dans Travel

 

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Tanzanie 4 – Serengeti

Une journée au Serengeti.

C'est tôt mais c'est beau.


Les journées commencent invariablement tôt (en fait, on est restés tout le voyage dans le fuseau horaire de l’Inde, décalés de 3 heures et demie), parce que l’un ou l’autre motivé veut aller embusquer le soleil à sa sortie de l’horizon. On est cependant vite récompensé de ce réveil nocturne: le spectacle est vraiment fascinant et le soleil est à peu près le seul animal à se montrer là où on l’attend.

Ensuite on sillonne le parc de long en large, scrutant l’horizon à la recherche de notre prochaine rencontre. Qui peut être une famille de pumbas (des phacochères) traversant la route, un troupeau d’impalas farfouillant dans les fourrés, un groupe de girafes en train de se gaver de feuilles d’acacia, l’un ou l’autre oiseau perché sur un arbre…

Une patrouille de girafes

Un harem de femelles impala. Le mâle est pas loin.

Les impalas, à l’image des Maasai ou des mormons, sont polygames: un mâle se farcit un harem d’une quarantaine de femelles sous les yeux envieux des autres mâles qui attendent patiemment l’occasion de lui flanquer une raclée et lui rafler son harem. En effet si un mâle supplante un autre, c’est le gros lot: le harem complet lui revient! On les rencontre donc par tas compact de 41 individus, et quelques mâles qui traînent l’air de rien dans les parages, ou alors isolés au milieu de rien.

Un peu plus tard, on peut rencontrer une famille de singes, maîtres dans l’art de la scène, toujours une valeur sûre en terme de divertissement, et si on a de la chance (ou si notre guide a du flair), une famille de lions, qui donnent plus dans le genre séquence romantique que film d’action.

Les singes au cinéma...

...regardant Roméo et Juliette

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Pour l’après-midi, on chauffe les enchères et on se met à la recherche des gros calibres: les léopards et guépards, dont la rencontre est nettement plus incertaine. On roule dans la plaine, on scrute l’horizon; on roule encore, on scrute la plaine, ou roule dans l’horizon… c’est qu’elle est grande, cette plaine, cette fois on a vraiment l’impression d’être perdus au milieu de nulle part!

L'oiseau de toutes les couleurs

Ca chauffe pour la mouche!

Je me prends au jeu et je me poste debout dans la voiture, à inspecter aux jumelles chaque arbre, chaque ressaut du terrain, chaque tache de couleur… combien de fois j’ai pas crié au lion! en pointant au loin une termitière…

Le léopard, moulé sur sa branche.


Le parc a plus ou moins la taille d’une demi-Belgique et même s’il regorge de disons un bon millier de léopards, ça rend les chances de tomber sur l’un d’entre-eux par hasard assez faibles. D’autant plus que plutôt que de parader sur les routes et passer leur temps à attraper des gazelles, ils ont la fâcheuse habitude de dormir dans les hautes herbes ou au sommet d’un arbre. Aucun sens du spectacle!

Eddy notre guide, qui tout en conduisant ne scrute rien du tout mais voit, lui, des autruches, des (vrais) lions, et des tas d’autres trucs, nous a repéré, là-bas, un léopard, perché sur une branche! Et à bien y regarder, il y a aussi un impala perché sur la branche d’en-face. Enfin, un demi-impala, qui n’est probablement pas arrivé là tout seul.

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Le pogo des hippos.


 
Ensuite pour le goûter, on fait un saut à la mare aux hippos, où les hippos organisent un festival. Le tout-Serengeti du monde des hippos semble s’y être donné rendez-vous, en tous cas c’est un grand succès et l’évènement a fait mare-comble. Ils sont tous là à patauger dans des conditions d’hygiène assez discutables, à péter dans l’eau et mouliner des oreilles, c’est d’un chic!

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Si l’idée qu’on se fait d’un safari provient des documentaires de National Geographics (les guépards qui courent l’antilope, les lions qui embusquent le buffle, les gnous qui déferlent dans la rivière, tout ça en gros plan), eh bien c’est raté. En vrai, en moyenne, ça ressemble plus à une traversée du mid-west américain en camion: on voit de la plaine, de la plaine, quelques arbres, encore de la plaine et tout à coup, un pic d’adrénaline: Là! un animal! (ou une termitière pour les bigleux).

Chaque animal acquiert un prix du marché selon la fréquence attendue de ses apparitions. Par exemple, l’impala ne vaut pas grand chose: on en voyait un tas juste à 200m du camp à chaque sortie. Les girafes et les éléphants, quoique presque aussi fréquents, valent un peu plus parce qu’ils sont plus impressionnants.

Un guettant guépard.


Ensuite en ordre croissant de valeur, on trouve les buffles, les hyènes, les vautours, les hippopotames (dont la valeur a chuté quand on est tombé sur leur rave-party), les singes (qui sont toujours un bon placement vu leur show pas possible), les lions, et tout en haut de l’échelle, les léopards, guépards et les rhinocéros (qu’on n’a d’ailleurs pas vu).

Si tout ce qu’on a vu du léopard était une micro-tache tachetée en relation fusionnelle avec sa branche d’arbre à 200m de la route, on a en revanche été plus gâtés par les guépards qui faisaient la sieste dans un taillis à 15m de nous.

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La journée se termine dans la même splendeur qu’elle avait commencée, une famille d’éléphants en plus.

Il est temps de mettre les éléphants au dodo.

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Publié par le 25/01/2012 dans Travel

 

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Tanzanie 3 – Migration

Un safari, c'est un avant tout un road-movie, une relation intime avec son siège d'auto...

Les yeux encore pleins de zèbres et de lions du cratère, on fait un crochet par le camp, on emballe tout et s’en va vers les plaines interminables de Serengeti. Le parc de Serengeti, voisin de celui de Ngorongoro, ne pourrait en être plus différent. On vient d’un endroit confiné, entouré de falaises et de jungle luxuriante, tapissé d’herbe verte et on s’en va vers une immense plaine plate aux horizons infinis, à la végétation asséchée et roussie par un soleil écrasant, clairsemée de quelques acacias tortueux.

Les deux parcs sont séparés par une espèce de no-mans-land de terrain aride traversé d’une route en graviers sur laquelle notre guide lance notre Landcruiser à 100 km/h parce qu’on est à la bourre et qu’il faut arriver au camp avant la nuit.

C'est un peu comme le notoirement tragique passage du fleuve Mara trois mois plus tôt, les crocodiles en moins...

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Une crevaison plus tard, on arrive au checkpoint du parc de Serengeti, inondé d’herbivores: on est en plein milieu de la migration annuelle des gnous, qui sont en train de faire à peu près le chemin inverse du nôtre, et qui s’en vont vers l’est accompagnés de leurs copains les zèbres, antilopes, gazelles, et vautours qui savent bien qu’il y aura des restes…

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La migration annuelle: un immense rouleau-compresseur qui transforme l'herbe en bouse.

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De manière assez spectaculaire, à notre retour 3 jours plus tard par la même route, la multitude s’était volatilisée: l’exact même endroit était maintenant vide de toute présence herbivore, à l’exception de l’une ou l’autre gazelle isolée.

Des gnous à perte de vue.

3 jours plus tard... il n'y a plus un chat.

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Après 4 heures de route en graviers, nous arrivons à notre nouveau chez-nous (à monter nous-mêmes): Le camping de Dik-dik, au milieu de la plaine. Nos plus proches voisins sont un troupeau d’impalas, quelques girafes et une hyène à l’affût d’un bon plan vide-poubelle. On espère que les lions, buffles et éléphants sont un peu plus loin.

Le camping de Dik-dik.

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Publié par le 24/01/2012 dans Travel

 

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Tanzanie 2 – Ngorongoro

Les agents des forêts


Après avoir quitté nos amis les Maasai et leurs vaches, nous sommes partis vers le parc national de Ngorongoro, dont l’entrée est jalousement gardée par les agents des forêts et une colonie de babouins.

Une fois passé la porte du parc, la superbe route asphaltée qui mène au parc fait place à un chemin de terre qui serpente dans la jungle, jusqu’à arriver au sommet du cratère dont je viens de lire qu’il est en fait une caldeira et non un cratère (voir la source de toute les vérités: wikipedia), qui nous révèle la caldeira (donc…) dans toute la splendeur de son paradis naturel, qui s’étend devant nos yeux (et ceux de nos appareils photos) émerveillés.

Le cratère

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Après une nuit sous la tente étonnamment froide (le camping est à 2300m d’altitude aussi), sous un ciel parsemé d’étoiles, nuit calme si ce n’est pour la visite de l’une ou l’autre hyène au crépuscule (et, on l’a appris le lendemain, d’une famille d’éléphants), suivie d’un lever de soleil absolument majestueux, on s’embarque dans la Jeep (qui est une Toyota en vrai) pour une journée à courir derrière tout ce qui bouge là en-bas.

Le cratère est un véritable paradis pour les voyeurs d’animaux sauvages que nous sommes: il y en a un tas de toutes les formes et les couleurs possibles, ils n’ont pas peur de nous et se laissent approcher sans chi-chis.
Le gros du contingent est formé de zèbres et de gnous, qui passent leur temps à brouter et à se trimballer de pré en pré, là où l’herbe semble plus verte qu’ici. De temps en temps, de jeunes mâles se tapent dessus pour épater les femelles.

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des zèbres, probablement des zèbresses d'ailleurs.

Un gnou-araignée à 8 pattes

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Ensuite il y a quelques troupeaux de buffles, qui ont l’air nettement moins commodes que les précédents et qu’on sent bien qu’on n’a pas trop intérêt à aller les chatouiller. Dans la famille des pas-commodes, on trouve aussi quelques rhinocéros, mais nettement moins nombreux et donc notre guide était tout content de tomber sur une paire, qu’on a pu voir de loin (oui, la règle, c’est que les voitures doivent rester sur les chemins, et donc il est assez facile pour les animaux d’aller se planquer loin du trafic des touristes… je suppose que c’est ça qui confère le caractère de parc national, et pas de zoo à l’endroit).

Buffles

un couple d'amoureux rhinos.

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Dans le rayon des comiques de service, on retrouve bien sûr les pumbas et les hyènes.

Des pumbas dont les queues ne sont pas en phase.

Une hyène, qui a besoin d'aller faire un tour chez le dentiste.

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À tout seigneur tout honneur, les monarques de céans, les lions. Si les autres avaient pas l’air trop actifs à brouter à longueur de journée, ceux-ci jouent forcément dans une toute autre cour et ne font juste rien du tout de leur journée. Avec leur tête de gros chats, on a vraiment envie de sortir de la voiture et d’aller participer à leurs calins, mais la règle c’est qu’on est cantonnés aux voitures et c’est interdit d’en sortir. J’ai aussi vaguement entendu que c’était, en plus d’être interdit, déconseillé parce que c’est dangereux. N’importe quoi!

Les lions, qui sont bien malins de porter un manteau de fourrure par un temps pareil!

Finalement, on rencontre encore deux protagonistes dans la catégorie « lourdeaux »:

Quelques éléphants épars

Les touristes, qui sont (sommes) assez envahissants il faut bien dire.

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Publié par le 24/01/2012 dans Travel

 

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Tanzanie 1 – Les Maasai

Notre première étape en Tanzanie a été de visiter une famille Maasai sur la route entre Arusha et les parcs nationaux. Enfin, première étape si l’on ignore une visite nocturne de l’aéroport de Mascate (décidément ces émirats sont au centre du monde: où que j’aille il semble normal d’y faire étape), un court transit par celui de Zanzibar (juste assez pour voir les splendides plages sa sable fin et la mer turquoise, images qui nous ont accompagnées longtemps dans notre safari sur les terres arides de Serengeti…), une nuit trop courte surfée sur un couch doré à Dar-es-Salaam suivie d’une journée trop longue à cuire à feu doux dans le bus vers Arusha (heureusement agrémentée d’un soap opera en swahili et de vidéo-clips d’une star du gospel qui se trémoussait en nous bombardant de messages d’amour et de paix de la part de son patron Jésus).

Le village (qui en vérité est une famille) nous accueilli dans la bonne humeur et la légèreté avec une danse très aérienne (les hommes lévitent au son des Ayaa Ayaa des femmes et des Groumpf de eux-mêmes).

Les Maasai sont des maîtres ès-lévitation.


Ensuite on a fait le tour du propriétaire: le domaine est composé d’une diziane de huttes disposées en cercle autour d’une cour centrale. Les poulets, les chèvres et les vaches vivent dans la cour, et chaque femme a sa hutte, comme ça les vaches sont bien gardées. L’homme de la famille dort tour à tour dans chaque hutte (et probablement parfois dans la cour centrale, quand il rentre saoûl du café et qu’il trouve toutes les portes closes — enfin, il n’y a pas de portes aux huttes, mais s’il y en avait, elles seraient closes quoi).

La famille du village est composée d’un homme, d’une dizaine de femmes et de la multitude de leurs enfants.

Les jeunes de la famille (ceux qui ne sont pas en train de jouer au cow-boy avec le troupeau)

Quand les enfants deviennent adultes, les garçons sont jetés hors de la maison, font un stage survie d’un an dans la brousse puis peuvent fonder leur propre famille (ils construisent alors leur hutte là-bas, à 500 m, comme ça c’est pas trop loin pour les visites de la famille), et les jeunes filles sont envoyées dans d’autres villages pour les peupler. Un homme peut avoir autant de femmes que son troupeau de vaches lui permet d’en nourrir (il y a donc une symbiose ancestrale entre les populations de Maasai et de bovins, mais ils ont intérêt à faire gaffe, parce que si Mr. McDonald des Amériques débarque ici, il peut leur raffler toutes leurs femmes d’un seul coup!)

Les Maasai ont des rôles bien définis: les hommes à la chasse et les femmes à la maison (y compris un détour par la rivière pour la corvée eau, c’est à moins de 10km). Comme ce sont des éleveurs, les hommes sont en quelque sorte des cow-boys qui accompagnent le troupeau et le protège des prédateurs, qui ne sont plus vraiment légion dans le coin (si ce n’est les jeunes Maasai célibataires qui doivent se constituer un troupeau de départ pour commencer leur vie de famille). En gros, ils passent la journée à faire la sieste sous l’acacia, ou à taper la carte avec le voisin.

Tout l'art est dans les pneumatiques!

Ils ont un costume traditionnel, les hommes en rouge et les femmes en bleu, mais tout le secret de leur succès est dans leurs pneumatiques: le Maasai gagnant (dans la course au chapardage de vaches) et celui qui a toute confiance dans ses sandales et ne doit pas rentrer au stand prématurément pour changer ses pneumatiques, ce qui lui ferait perdre un temps crucial sur son poursuivant.

Un autre atout d’une bonne paire de sandales en pneu (en plus de la longévité, qu’on nous a garantie être de dix ans ou plus!) est qu’elle laisse des traces symétriques, et ne permettent pas au poursuivant d’identifier si le chapardeur de bétail est parti vers la gauche ou la droite.

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Question diététique ici, c’est l’enfer pour les Hindous: on mange du bœuf, du veau et pour assaisonner le tout, un peu de vache. Les Maasai ont une diète 100% bovine: lait, beurre, yaourt, steak, boudin,… La modernité frappe cependant à la porte et avec les profits de leurs activités immobilières et touristiques ils s’achètent du maïs et du sucre.

En fin de visite, on est bien entendu conviés à jeter un coup d’œil à tout un étalage de bidules artisanaux, prendre ce qui nous plaît puis négocier âprement la valeur de la marchandise avant de s’en retourner chacun de son côté en traitant l’autre d’escroc et de voleur.

C'est trop cher ton truc j'en veux pas!


Une fois les palabres et transactions finies, Shikha et notre guide ont rejoué la scène en échangeant les rôles:
— Un super-beau collier comme ça, je te le fais à prix d’ami à 20000
– Comment? Je te donne 5000 tout au plus!
– Radin!
– Escroc!

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Publié par le 23/01/2012 dans Travel

 

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