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Archives Mensuelles: mai 2012

Mon. 14 May – F.R.R.O. strikes back

Ca fait bientôt un an que je suis arrivé à Bangalore, et certains ont entrepris de fêter l’évènement dignement: j’étais invité à passer la journée à l’Office des étrangers pour renouveler mon permis de séjour. La fête était bien organisée et ils sont tous venus: le portier, le réceptionniste qui distribute les tickets, l’autre gars qui vérifie les tickets, le gars du comptoir du bout, celui du guichet n°3, le superviseur… plus toute la foule des invités de la jet-set internationale de Bangalore en quête d’un titre de séjour, venus d’Iran, d’Afghanistan, de Corée, du Congo,…

Derrière une façade anodine se cache un monstre assoiffé de papiers et de dossier.

Une journée mémorable où à l’occasion de multiples trajets vers l’office des étrangers (qui est à 10 minutes de chez moi, atout crucial dans le choix de ma résidence!), je me suis fait agresser tour à tour par mon réveil en pleine nuit, un soleil écrasant, une meute de klaxons de véhicules tout aussi écrasants, le chien du voisin, des moustiques voraces, des odeurs tantôt âcres tantôt fétides selon ce qui pourrit au coin de la rue, une chaleur suffocante et une pluie torrentielle (qui fout la m**de dans les égouts de la ville, enfin plutôt hors des égouts, ce qui ne manque pas de rajouter de nouveaux épisodes au rayon « odeurs » pour demain). Ce qui m’a guidé à me questionner plus d’une fois sur les raisons qui m’ont poussé à étendre mon séjour ici au lieu de retourner me balader sur les pentes verdoyantes des collines de Suisse.

Mais la chose remarquable, c’est qu’au pire sont les conditions, au plus les gens sont avenants et serviables. Ma demande de renouvellement de permis de résidence est un recueil biblio-formulairographique de ma vie qui s’étale sur une bonne centaine de pages de formulaires, contrats, copies certifiées conformes, actes notariés etc. qui a été soigneusement préparé par nos consultants en immigration (plus 2 ou 3 départements et managers de Google, mon proprio, des notaires, des comptables, le ministère des impôts,…).

Les nombreux agents entre les mains de qui passe ma bible se sont tous montrés coopératifs et aimables, tout en restant soucieux de respecter le plus haut intérêt de la nation en vérifiant la véracité et la conformité de chacune de ses nombreuses pages. Les enfants qui courent dans la rue me courent derrière avec de grands sourires, et même les chauffeurs de rickshaw ont accepté de me transporter sans me faire payer le triple du prix de la course.

Si tout va bien, je reste travailler ici jusque fin juillet, puis on prend un long congé pour aller visiter le nord (le Cachemire, Darjeeling, le Népal, Bruxelles), avant de plier bagages et de les mettre sur le prochain navire pour… l’Australie, où nous attendent nos prochaines aventures.

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Publié par le 14/05/2012 dans Bangalore

 

Sat. 5 May – Yedeyologe Gitaru

Encore un clip fabuleux qu’on a découvert un jour dans le bus… Non, pas sur l’écran DVD du bus, mais dans l’allée du bus, où 3 ou 4 gars se sont mis a chanter, danser et nous faire la chorégraphie complète. Oui, c’est un peu particulier ici, il n’y a presque pas de disco à Bangalore, et elles ferment à 11h sous les yeux de la police, alors les Bangaloréens dansent là où ils sont en groupe entre potes: dans les bus. Et comme les chorégraphies des chansons d’ici sont assez élaborées et peuplées, ça fout un sacré boxon dans le bus.

C’est bien évidemment la chanson d’un film, mais pour une fois pas de Bollywood: c’est une production de Sandalwood, l’industrie du cinéma en kannada. Il y a aussi un Tollywood, un Kollywood, ils en ont un pour chaque langue!

Tant qu’on est sur le sujet de Sandalwood, on a eu le privilège d’en apercevoir l’envers du décor l’autre jour où on se trimballait dans un coin paumé des alentours de la ville: tout un plateau de tournage, acteurs, caméras, lumières et engins-à-tourner-des-scènes-à-couper-le-souffle.

Bing paf vlan, prend ça dans tes dents!

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Ca chauffe pour le héros de substitution, qui en toute vérité n’a pas l’air d’être fait de l’étoffe dont on les fait d’habitude.

Le film avait l’air d’être en bonne voie pour devenir un grand chef d’œuvre du cinéma: un héros, des villains munis d’armes qui font Paf et Schtok, des costumes maculés de sauce tomate… On a malheureusement raté la belle actresse en détresse et le beau qui la sauve des griffes de tous ces horribles.

 
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Publié par le 05/05/2012 dans Bangalore

 

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