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Archives de Catégorie: Bangalore

Thu. 16 Aug. – Les videurs

Oketi poketi…


Ca y est, aujourd’hui c’est la fin. Il y a 6 grands costauds gaillards qui se sont réparti toutes les pièces de la maison et enfournent tout ce qu’ils trouvent dans des caisses. On doit patrouiller et garder un œil vigilant sur eux, question qu’ils n’enfournent pas aussi les affaires du proprio, les notres dont on a encore besoin ici, genre passeports, sac à dos et l’un ou l’autre slip, etc.

D’ailleurs je ferais bien d’aller patrouiller un tour au lieu de blogger, excepté que l’ordinateur va lui aussi voler dans une caisse dans une dizaine de minutes, je les entends qui ont presque fini le dépeçage du lit, ils vont venir lorgner par ici sous peu.

Adieu dès lors, le prochain post viendra probablement du Gujurat ou du Rajasthan. Enfin, de ce côté-là ça s’annonce déjà un peu foireux, notre premier vol a déjà été annoncé avec un retard (un truc qui marche encore bien chez Kingfisher, et même à tour de bras, c’est le système de notification des retards et annulations), et le temps de connexion avec le second vol est devenu négatif.

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Publié par le 16/08/2012 dans Bangalore

 

Bengaluru

Si des villes comme Rome ou Paris ont une longue et riche histoire qu’elles dévoilent au détour de leurs quartiers et leurs musées impressionnants, il n’y a rien de tel à Bangalore: l’histoire de Bangalore n’est pas faite d’empereurs, de rois ou d’artistes du passé, elle est faite d’entrepreneurs et de multinationales du présent. Bangalore n’a pas de musée pour retracer son histoire, parce que Bangalore est son propre musée et l’on voit l’histoire dans ses rues et ses quartiers, ses empires financiers qui se font et se défont en temps réel.

Une rue commerçante du centre

Le passé de la ville, c’est une petite bourgade marchande jumelée d’un cantonnement colonial britannique et une panoplie de petits villages qui sont avalés par la ville d’année en année à mesure qu’elle enfle sous la pression urbanistique.

Tout ce que la petite bourgade historique a pu léguer à la ville s’est rapidement transformé en chantiers de démolition pour faire place à des hôtels prestigieux et des centres commerciaux. Un de ces endroits, le marché de Russel, est dans le collimateur pour être rasé et remplacé par une tour de parkings. Un autre, un vieux cinéma, va faire place nette pour un méga-mall et multiplex.

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L’histoire militaire a quant à elle laissé en héritage de larges avenues bordées de grands arbres, que les riverains défendent âprement contre les autorités qui les abattent à tour de bras pour élargir les avenues en autoroutes urbaines, tunnels, viaducs et métro aérien. Il reste aussi d’énormes morceaux de terrain qui sont propriété de l’armée, qui hébergent des pelouses, des arbres, des lacs et l’une ou l’autre caserne. Si l’armée parvient à préserver ces endroits jusqu’à ce que la tempête immobilière se calme un peu, ils pourraient devenir les très prisés parcs publics de demain.

Devant: un chantier, à droite: un chantier, en-dessous: des travaux…



Tout le reste, c’est un corps adolescent qui grandit plus vite que sa peau, comme Hulk (mais nettement moins vert). Chaque fois que je vais me promener dans un quartier, je découvre un nouveau chantier: il y a en gros un chantier tous les 50 mètres. Dans la ville, on abat des maisons pour faire des appartements ou des hôtels; hors de la ville, ce sont les complexes d’appartements, tours de bureaux et centre commerciaux qui sont copiés-collés à l’infini…

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Une ville dans la ville… Le complexe de 10000 habitants de Shantiniketan.


Ces townships, pouvant abriter jusqu’à 10 ou 20 mille personnes en un complexe, répondent aux noms évocateurs de « Mediterranean Paradise » ou « Millenia Grandeur » (ou toute autre combinaison incluant Gold, Platinum, Green, Woods, Water, Prestige etc.) et offrent tout ce que la ville n’est pas: un quartier propre, sans trafic, des infrastructures de loisirs, un peu de verdure, le sentiment de sécurité et une population homogène. Enfin, dans ce dernier cas, il s’agit vraiment d’une population bi-homogène: les habitants d’une part et les servants, jardiniers, chauffeurs etc. d’autre, en proportions plus ou moins identiques (mais en espace habitable dans un rapport de 10 à 1 j’imagine).
Le complexe offre en général un restaurant, une épicerie, un centre sportif, des jardins et tout ce qu’il faut pour minimiser tout besoin de sortir de ses murs. La logique est même poussé jusqu’à jumeler les complexes d’appartements avec les tours de bureaux, question de rendre l’idée même de quitter le complexe totalement absurde, un peu à l’image d’une prison (retournée bien sûr).

L’immeuble d’appartements de luxe en face de chez moi, vision d’artiste et réalité en devenir. Appartements à saisir pour la pacotille d’un million de USD, si quelqu’un est preneur…

La majorité de ces complexes et immeubles sont construits dans une logique de profit à court terme et on voit un net gradient de décrépitude entre les prospectus avec la vision de l’architecte, les immeubles tout neufs, ceux qui ont 10 ans sans entretien derrière eux et ceux de 20 ans qui vont pas tarder à être abattus pour être remplacés par du plus beau, plus haut, plus cher.

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La tour de UB city, en vente suite à un revers malchanceux de son propriétaire.


Ca et là, l’un ou l’autre prend une place de choix et définit pour un temps la skyline de la ville, telle la tour de UB City, au nom de l’empire des brasseries du même nom, situées Rue Mallaya, du nom du milliardaire président du groupe. Tour qui est d’ailleurs en vente suite à la déroute financière du mogul de la bière dans ses activités aériennes et la faillite imminente de Kingfisher Airlines.

 
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Publié par le 04/07/2012 dans Bangalore

 

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Mon. 14 May – F.R.R.O. strikes back

Ca fait bientôt un an que je suis arrivé à Bangalore, et certains ont entrepris de fêter l’évènement dignement: j’étais invité à passer la journée à l’Office des étrangers pour renouveler mon permis de séjour. La fête était bien organisée et ils sont tous venus: le portier, le réceptionniste qui distribute les tickets, l’autre gars qui vérifie les tickets, le gars du comptoir du bout, celui du guichet n°3, le superviseur… plus toute la foule des invités de la jet-set internationale de Bangalore en quête d’un titre de séjour, venus d’Iran, d’Afghanistan, de Corée, du Congo,…

Derrière une façade anodine se cache un monstre assoiffé de papiers et de dossier.

Une journée mémorable où à l’occasion de multiples trajets vers l’office des étrangers (qui est à 10 minutes de chez moi, atout crucial dans le choix de ma résidence!), je me suis fait agresser tour à tour par mon réveil en pleine nuit, un soleil écrasant, une meute de klaxons de véhicules tout aussi écrasants, le chien du voisin, des moustiques voraces, des odeurs tantôt âcres tantôt fétides selon ce qui pourrit au coin de la rue, une chaleur suffocante et une pluie torrentielle (qui fout la m**de dans les égouts de la ville, enfin plutôt hors des égouts, ce qui ne manque pas de rajouter de nouveaux épisodes au rayon « odeurs » pour demain). Ce qui m’a guidé à me questionner plus d’une fois sur les raisons qui m’ont poussé à étendre mon séjour ici au lieu de retourner me balader sur les pentes verdoyantes des collines de Suisse.

Mais la chose remarquable, c’est qu’au pire sont les conditions, au plus les gens sont avenants et serviables. Ma demande de renouvellement de permis de résidence est un recueil biblio-formulairographique de ma vie qui s’étale sur une bonne centaine de pages de formulaires, contrats, copies certifiées conformes, actes notariés etc. qui a été soigneusement préparé par nos consultants en immigration (plus 2 ou 3 départements et managers de Google, mon proprio, des notaires, des comptables, le ministère des impôts,…).

Les nombreux agents entre les mains de qui passe ma bible se sont tous montrés coopératifs et aimables, tout en restant soucieux de respecter le plus haut intérêt de la nation en vérifiant la véracité et la conformité de chacune de ses nombreuses pages. Les enfants qui courent dans la rue me courent derrière avec de grands sourires, et même les chauffeurs de rickshaw ont accepté de me transporter sans me faire payer le triple du prix de la course.

Si tout va bien, je reste travailler ici jusque fin juillet, puis on prend un long congé pour aller visiter le nord (le Cachemire, Darjeeling, le Népal, Bruxelles), avant de plier bagages et de les mettre sur le prochain navire pour… l’Australie, où nous attendent nos prochaines aventures.

 
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Publié par le 14/05/2012 dans Bangalore

 

Sat. 5 May – Yedeyologe Gitaru

Encore un clip fabuleux qu’on a découvert un jour dans le bus… Non, pas sur l’écran DVD du bus, mais dans l’allée du bus, où 3 ou 4 gars se sont mis a chanter, danser et nous faire la chorégraphie complète. Oui, c’est un peu particulier ici, il n’y a presque pas de disco à Bangalore, et elles ferment à 11h sous les yeux de la police, alors les Bangaloréens dansent là où ils sont en groupe entre potes: dans les bus. Et comme les chorégraphies des chansons d’ici sont assez élaborées et peuplées, ça fout un sacré boxon dans le bus.

C’est bien évidemment la chanson d’un film, mais pour une fois pas de Bollywood: c’est une production de Sandalwood, l’industrie du cinéma en kannada. Il y a aussi un Tollywood, un Kollywood, ils en ont un pour chaque langue!

Tant qu’on est sur le sujet de Sandalwood, on a eu le privilège d’en apercevoir l’envers du décor l’autre jour où on se trimballait dans un coin paumé des alentours de la ville: tout un plateau de tournage, acteurs, caméras, lumières et engins-à-tourner-des-scènes-à-couper-le-souffle.

Bing paf vlan, prend ça dans tes dents!

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Ca chauffe pour le héros de substitution, qui en toute vérité n’a pas l’air d’être fait de l’étoffe dont on les fait d’habitude.

Le film avait l’air d’être en bonne voie pour devenir un grand chef d’œuvre du cinéma: un héros, des villains munis d’armes qui font Paf et Schtok, des costumes maculés de sauce tomate… On a malheureusement raté la belle actresse en détresse et le beau qui la sauve des griffes de tous ces horribles.

 
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Publié par le 05/05/2012 dans Bangalore

 

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Wed. 25 Apr. – RCB!

Les Royal Challegers contre les Super Kings!

Il y a un truc super important en Inde, qui rassemble tout le monde, c’est le cricket. A chaque coin de rue, on risque de se prendre une balle (de tennis) dans la figure parce que des enfants ont transformé la rue en pitch de cricket. Et donc logiquement, une fois les enfants devenus grands (pour ceux qui n’ont pas décidé de se ranger et devenir ingénieur ou prêtre), ils continuent à jouer à la ba-balle, dans des stades de 60.000 personnes cette fois. Et dans des équipes qui ont des noms pas possibles: les Knight Riders, les Super Kings ou encore les Warriors (Ca en jette quand même nettement plus que nos Racing Clubs et autres Koninklijke Sportkring, non?).

Et donc cette fois, pour notre sortie trimestrielle, Google nous a offert des tickets pour aller au stade! J’étais assez excité à l’idée d’aller voir la chose en vrai (et pas à la télé, où il s’agit plutôt d’une série de courts intermèdes dans un long-métrage de publicités). En plus comme le match opposait Bangalore (les Royal Challengers) à Chennai (des Super-Kings, ceux-là!), je m’étais donc en toute logique rangé du côté de ma ville d’adoption et j’allais m’engouer et beugler chaque fois qu’ils marqueraient des points… pour autant que je comprenne quand et comment les points sont marqués, dans cette affaire complexe de balles, battes et wickets! Au pire, je n’avais qu’à suivre la foule.

Le stade, les spectateurs, et des bolides chromés.


Pour tout arranger, la mousson a choisi cet exact jour-là pour célébrer la fin de l’été et lancer la saison des pluies en déversant sur Bangalore (et son stade de cricket, et donc nous) un persistant crachin aussi rafraîchissant qu’inopportun. En voyant les grosses machines s’activer sur le terrain, j’ai d’abord cru assister à une variante mécanique du jeu, et quand j’ai demandé comment les machines marquent des points, on m’a expliqué qu’ils étaient en train de sécher le terrain en espérant une accalmie de la pluie. Les joueurs, eux, s’échauffaient à gauche et à droite pendant que le présentateur faisait de même en excitant la foule.

Les machines sont ensuite rentrées au stand et le match a commencé par le pile-ou-face qui détermine quelle équipe batte la première, brillamment remporté par les Challengers, tiens, prend ça dans les dents, les Super-Kings! Woooo! On va gagner!

Ensuite les choses sérieuses ont commencé: il s’est remis à pleuvoir.

Impressionnant jeu d’équipe des arrières avec les bâches!

Les joueurs sont rentrés au stand et il y a eu des grandes manœuvres de bâches pour couvrir le pitch, la pelouse, et finalement tout le terrain. J’ai applaudi quand les gars du fond ont couvert les publicités avec leur bâche, je suppose que cette manœuvre devait au moins valoir 10 points, mais on m’a gentiment expliqué que le match n’avait en fait pas commencé du tout, et qu’on protégeait le terrain en attendant que la pluie s’arrête.

Ensuite, il y a eu une demi-heure de Aaaahs et de Oooohs chaque fois que la pluie ralentissait ou recommençait de plus belle. Au même rythme, les bâches sont allées et venues sur le terrain, sans jamais complètement disparaître et j’ai compris que le match de ce soir n’était pas vraiment ce qui était annoncé, mais plutôt: les Challengers Humains contre la Pluie Super Queen et que c’était plutôt mal embarqué pour les premiers, puisque le cricket doit se jouer sur un terrain sec (Comment ce jeu-là prend ses origines en Angleterre est un mystère dont je ne reviens toujours pas!) et que le nôtre était détrempé.

Et donc voilà ma première expérience d’un match de cricket: un beau stade (tout propre, plein de lampes et d’écrans qui fonctionnent, pas de panne de courant ici, ça contraste un peu avec le reste de la ville, on voit bien où sont les priorités), une bataille d’endurance entre les hommes et la pluie, remportée finalement 3 heures plus tard par la pluie (j’avais jeté l’éponge depuis bien longtemps et j’ai appris ça au resto, au dessert, sur twitter)

 
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Publié par le 25/04/2012 dans Bangalore

 

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Sun. 27 Nov. – Bengaluru Pride

Ce Dimanche, il y avait encore un festival en ville, une foule bariolée, des drapeaux arc-en-ciel et des gars déguisés en filles et vice-versa, des tambours et des danses… Pas de grande statue, et personne n’a été jeté dans le lac. Toujours à la recherche d’un truc sympa à faire, on a rejoint la parade avec un petit contingent de Googlers. On avait reçu pour l’occasion des t-shirts (pour nous) et des paquets d’autocollants et de badges à distribuer.

Je m'apprête à tagger impitoyablement un de mes co-paradeurs.


On s’est assez vite retrouvés assaillis de gens qui voulaient des badges, mais les autocollants ont eu moins de succès. Je suis resté avec un surplus d’autocollants qu’il a bien fallu utiliser d’une manière ou d’une autre… Je me suis alors soigneusement appliqué à tagger tout ce qui bougeait: rickshaws, bus, policiers, murs (ok, ceux-là bougaient un peu moins que les autres). Pour le coup, je me serais même presque pris pour space invader tiens!

Plus de photos ici.

 
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Publié par le 27/11/2011 dans Bangalore

 

Sat. 12 Nov. – Le poulet.

Une raison pour laquelle on apparaît un peu comme des excentriques est notre mode de vie: on sort à peu près tous les soirs manger au resto et le reste du temps, on leur demande de nous livrer un truc… C’est pas vraiment par goût, mais un peu par paresse, manque de temps et surtout on n’a pas idée où acheter ce qu’on peut mettre dans une casserole.

Selon les collègues, le monde est divisé en deux catégories: ceux qui se font à manger eux-mêmes chaque soir chez eux, et ceux qui mangent chaque soir chez eux ce que leur cusinier a préparé. Donc ça les dérange beaucoup qu’on ne tombe pas dans une de ces catégories, alors leur algorithme « Quel est le statut social de mon collègue en 12 questions » tombe en rade et ils sont très perplexes.

Le poulet sauce provençale-masala. Pour les frites, on a triché.

Or donc, un de ces jours où on en avait assez d’être des extra-terrestres, on a décidé de se faire à manger nous-même comme des grands, par exemple un poulet sauce provençale-masala. Pour mettre toutes les chances de succès de notre côté, on a prévu large: souper à 8h, deux heures de préparation, trouver des patates, de la sauce tomate, des oignons et du poulet au rythme de une heure par ingrédient (deux pour le poulet)… en s’y mettant à l’aube on devrait y arriver. Et pour mettre la pression (sur nous, pas sur le poulet) on s’est même mis dos au mur en invitant des amis à manger.

En se promenant dans le quartier, on est tombé sur le charmant marché de Ulsoor, aux allures de petit village, où l’on trouve des tas d’échoppes, certaines d’entre-elles mobiles, qui vendent des légumes, des cartes SIM, du dentifrice, des mouches-sur-morceaux-de-viande,… Pour trouver des mouches sans viande (ou l’inverse, plus vraisemblablement), il faut ruser.

Ulsoor market

Les étals colorés du petit marché d'Ulsoor, petit îlot de l'Inde d'antan qui tourne au ralentit au milieu de la tumultueuse Inde moderne.


En effet, dans le village pas loin de chez nous, entre le temple et le couturier, il y a le Karnataka Chicken Shop: un marchand de poulet. Au sens premier du terme. Il ne vend pas des surgelés, ni du polystyrène, mais bien des poulets.

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Le Loft, version volaille: Ils vivent dans un HLM sans aucune intimité, et on en sort pour se faire étriper.

Dans le magasin, qui fait plus ou moins 2 mètres carrés, il y a des cages, avec des poulets qui picorent et se chient gaiment sur la figure l’un de l’autre, un billot, quelques instruments et un vendeur.
Quand on demande deux cuisses de poulet, le vendeur prend un poulet dans la cage, puis l’envoie successivement sur le billot, dans la marmite, dans l’éplucheuse et retour sur le billot, mais sous la forme d’un joli poulet tout chauve, tout rose et tout vidé des trucs pas bons. Ensuite, avec une hache, il coupe les cuisses et me les emballe, ça fera 120 Roupies et voilà!
En trois minutes, sans même avoir eu le temps de refroidir, le gallinacé est devenu bidoche. Ce que j’aime dans l’affaire, c’est qu’il n’y a pas triche: mon poulet, c’est du 100% poulet, pas d’additif, de mélange, d’anxiolytiques, d’anti-vomitifs, de «pot belge».

Le soir, une fois les amis dûment désistés, on a invité nos deux sympathiques voisins du haut (qui sont le personnel de maison) à manger, question de faire un peu plus connaissance. Quand ils sont entrés, ils se sont tout naturellement rendus dans la cuisine en demandant «Qu’est-ce qu’on vous prépare?»; ils ont été un peu supris de se retrouver à table avec un repas déjà tout prêt.

Le poulet était très bon, mais on n’est probablement pas sortis de la catégorie des extra-terrestres… Cuisiner soi-même et inviter le cuisinier, ça ne ressemble pas à une catégorie populaire.

 
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Publié par le 12/11/2011 dans Bangalore

 
 
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