RSS

Archives de Catégorie: The wedding

Ven. 14 octobre – Mariage n°3

La troisième et dernière tranche de notre mariage est faite de cachets, timbres et signatures: il s’agissait de convaincre les sbires de l’administration que tout ça était bien légal, et de gagner le certificat adéquat (pour aller convaincre d’autres sbires que tout ça est bien légal etc.).
D’après notre expérience des tentatives précédentes, on s’attendait à tout sauf à ce que ça marche et c’est donc sans grand espoir qu’on s’est présentés dans le bureau de la commune munis de nos témoins de mariage (en surnombre)… et contre toute attente, l’affaire s’est déroulée sans embrouille et une demi-heure et 40 roupies plus tard, on sortait de là avec nos papiers, dûment cachetés, timbrés et signés.

On a été fêter l’évènement avec les deux familles. Il y avait du whisky et des feux d’artifice au frais pour la fête de Diwali la semaine prochaine: on a tout fait pêter, ainsi que nos panses au resto du coin, avant de renvoyer tout le monde en voiture, qui à l’aéroport, qui dans son lit, pour de nouvelles aventures.

Tout est bien qui finit bien: On trinque en l'honneur de l'agrément entre les deux parties comme il se doit.

Photos de familles…

… Mine de rien, c’est une fameuse aventure qui se termine là (certains prétendront que l’aventure, la vraie, ne fait que commencer)… De notre rencontre à Bangalore il y a 4 ans à nos voyages incessants en Tchéquie, en Suisse et tout autour, les interminables discussions avec les parents, deux voyages en Inde, 3 ou 4 changements d’emploi, une demande de mariage dans un lac des Alpes et 3 tentatives de mariage, il nous aura fallu une bonne dose de persévérance pour en arriver là.

Publicités
 
Poster un commentaire

Publié par le 14/10/2011 dans The wedding

 

Sam. 8 octobre – Mariage n°2

Pour notre seconde tranche de mariage, on a invité une foule plus cosmopolite que juste Bangalore-Nord et on a envoyé le tout par bus dans un petit coin de nature sur la berge du fleuve Cauvery, perdu au milieu de nulle-part à une centaine de kilomètres de la ville, question de voir quelque chose de différent.

C'est la fiesse!

Une centaine de kilomètres ça a pas l’air très impressionnant mais avec nos 2 bus, il a tout de même fallu près de 4 heures pour y arriver. Enfin, au retour on a fait mieux: on a attrapé les embouteillages de retour de week-end et on en a pris 6. On aurait probablement mieux fait d’aller en vélo ou en kayak.

L’album photos

Mais une fois sur place, tout est allé pour le mieux: piscine (remplie spécialement pour nous!), cocktails, musique et danses en tous genres, feu de camp, nuit à la belle étoile en compagnie des guépards et cobras, currys et chapattis, maux de ventre, visites des chutes (en haut, en bas, dans l’eau…), chacun a eu droit à son programme personnalisé. C’était une jolie petite fête et d’ailleurs maintenant qu’on s’en est remis, on se demande quand arrivera la prochaine occasion où on peut remettre le couvert.

 
Poster un commentaire

Publié par le 08/10/2011 dans The wedding

 

Mer. 27 juil. – Etat civil

C’est pas tout de se marier, après il faut encore une fois passer par la case administrative et aller remplir des papiers. On commence doucement à devenir des habitués de la maison, puisque depuis fin juin, on les a déjà bien visités 3 fois, on tutoie les agents et on les appelle par leur nom, ils nous reconnaissent et nous appellent par notre numéro de dossier…
Et c’est pas fini:. Aujourd’hui, on n’enregistre pas notre mariage: on prend rendez-vous pour l’acte d’enregistrement qui aura lieu un beau jour, dans un mois… On est fin prêts, avec nos passeports, preuve de résidence, douzaine de photos chacun et un reçu du prêtre où il a dû beaucoup s’appliquer pour écrire mon nom, qui ne rend pas la vie facile aux gens d’ici.

Le bureau est la couronne de l’administration dans toute sa splendeur: un vieux bureau en métal, des piles de papiers dans les étagères, sur le sol, sur le bureau, sur des autres piles de papier…

Toujours pas sortis de Kafka...

Et moderne avec ça: il y a là un magnifique PC de l’ère des Pac-Man, avec un écran cathodique presqu’aussi grand qu’un iPad. Mais si l’administration a des règles impitoyables, les agents eux se montrent compréhensifs et tentent de nous rendre la vie aussi facile que possible, ne sont pas déplaisants et évitent même de nous demander de glisser des billets (de banque) dans nos papiers pour huiler la mécanique, comme j’ai appris qu’il était monnaie courante par ici.

Je me plains, je me plains… mais on n’est pas encore sortis de l’auberge. Une fois qu’on en aura fini avec les tortueuses formalités indiennes, le pire est encore devant nous: faire reconnaître notre mariage par les autorités belges et suisses. Je m’attends un peu au même parcours du combattant, avec multiples visites aux ambassades (à Delhi) ou aux consulats (à Mumbai)…

 
2 Commentaires

Publié par le 27/07/2011 dans The wedding

 

Sam. 9 juillet – Mariage n°1

En Inde, la tradition veut que le mariage est à peu près la raison de vivre de chacun et doit être célébré avec un faste tel qu’on en parlera encore dans 20 générations. Au nom dudit faste, on ne fait pas dans la dentelle: les familles se préparent à accueillir et nourrir des centaines d’invités; pour être sûr, on commande un demi-millier de repas au traiteur, et comme on sait qu’il va compter large et s’amener avec un millier de repas et que ça la fait pas du tout s’il y a des restes, on va envoyer à peu près 5000 invitations, juste pour être sûr. Et tant qu’à faire, inviter tout le monde pour une petite semaine, question d’avoir le temps de dire au moins 2 mots à chacun. Tout ça ne s’improvise bien sûr pas et les préparatifs commencent plus ou moins à la naissance des futurs époux. En plus de ça, il faut compter qu’il y a des dates auspicieuses et que les réservations des salles de mariages à ces dates-là filent plus vite que les tickets pour les concerts de U2 et donc il n’est pas rare non plus de parer au plus pressé et de réserver la salle avant d’avoir trouvé l’époux: ce sera plus facile dans cet ordre-là que l’inverse.

Inutile de dire qu’en ce qui concerne Shikha et moi, la tradition a été un rien bousculée parce que la première priorité était de faire vite: comme on avait la ferme intention de vivre ensemble, se voir, s’aimer, tout ce genre de choses… il fallait marier tout ça au plus vite sinon ça ne va pas du tout. Et donc voilà, la famille s’est activée et a trouvé un temple, un prêtre, une salle de réception et réservé le tout lors de la première date auspicieuse disponible qui est tombée le samedi 9 juillet. On a passé la semaine à faire les magasins pour trouver costumes, bracelets, parures etc. en quatrième vitesse. On a envoyé quelques dizaines d’invitations par e-mail et avant même que tout le monde ait l’occasion de les lire, hop, c’était chose faite, on était mariés.

Dans la foulée, on a pris tout le monde de court: les invités (en particulier ceux qui n’habitent pas Bangalore-Nord) et l’administration (qui avait besoin de deux époux résident sur le sol indien depuis plus de 30 jours). De manière assez inattendue, on allait donc nous aussi avoir droit à un mariage de 3 jours, mais par épisodes: un devant le prêtre, un devant les amis et un devant le notaire.

Mariage n°1

L’affaire commence en fait en pleine nuit, avec une pré-cérémonie à la maison des beaux-parents. On est tous les deux barbouillés de safran, puis lavés, puis habillés. Et maquillés, coiffés, décorés (certains plus que d’autres). Une fois tout ça réglé (une demi-heure pour lui, deux heures pour elle), on est à la bourre et on arrive en retard au temple.

Arrivée de nous au temple. On remarque qu'on n'est pas encore mariés à nos accoutrements, encore (relativement) sobres.

On entre dans le temple (deux fois: les photographes étaient pas prêts la première fois, alors «on la refait»), on salue le prêtre, on s’installe et ça commence. Le prêtre parle en sanskrit (c’est le latin d’ici), ou alors quand on doit comprendre ce qu’il raconte, en kannada, ce qui nous aide beaucoup.

On s'échange des bindis, sous l'œil amusé du prêtre, qui me fait répéter des tonnes de sourates en sanskrit.

Avec beaucoup de bonne volonté de part et d’autre, et pas mal de gestes, plus un peu de traduction de la belle-sœur de Shikha, la cérémonie se déroule tranquillement, avec des émotions mixtes: Curiosité et amusement (le prêtre et moi), intérêt et pas mal de ferveur (en général, les femmes), intérêt distrait et nonchalence (en général, les hommes), anxiété (Shikha et son frère), pas mal de bonheur béat (un peu tout le monde).

Là, on a déjà gagné des garlands, colliers de fleurs.

Pendant deux heures, on s’échange des tas de trucs (les garlands, lourds colliers de fleurs, des chaînettes, bracelets, bananes, noix de coco,…). Je ne sais pas trop à quel moment exactement on est mariés, mais toute la cérémonie est pleine de couleurs, senteurs et même saveurs exotiques, avec une symbolique sur les thèmes connus de s’aimer, se protéger, prendre soin l’un de l’autre,… On n’embrasse pas la mariée, mais on partage une banane.

Après la cérémonie viennent les cadeaux et les photos, ça ressemble un peu à une distribution des prix, puis les séances de photos diverses où on nous jette à la merci de nos Dupondts de photographes et je me demande si l’objet de la journée est de se marier ou de tourner un documentaire sur notre mariage.

Toute la belle-famille. En fait non, il reste une sœur qui vit près de Calcutta et qui n'as pas eu l'occasion de sauter dans le train

L’album photo complet.
 
4 Commentaires

Publié par le 09/07/2011 dans The wedding

 

Sam. 9 Juil. – Après le mariage

La tradition ici veut que le vie après et avant le mariage, c’est le jour et la nuit, un peu pas comme chez nous. Et donc on en fait tout un plat. Dans les versions les plus théâtrales, la famille du marié chante et danse pour accueillir le nouveau membre(*) dans la tribu, et la famille de la mariée se met à pleurer, hurler à la mort, se jette dans la rivière ou se pend parce qu’une fois mariée, la jeune fille s’en va pour ne plus jamais revenir. Dans le cas présent, il a fallu quelque peu adapter la tradition et mes collègues ont bien aimablement proposé de remplacer ma famille pour accueillir Shikha dans ma maison (interpretée par les résidences Maia Beacon, jusqu’à la semaine prochaine).

Les mariés et leur éléphant


Et donc, quand on est arrivés chez moi, sur mon éléphant (rose), ma « famille » nous attendait avec quelques réjouissances bien sympathiques et bon enfant, c’était très touchant. Les quelques rituels à l’entrée nous assurent que les mauvais esprits ne passeront pas la porte de la chambre 203 et que Lakshmi, la déesse de l’argent, apportera richesse et bien être à l’hotel (j’aurais dû leur demander une ristourne sur ma note, tiens!)
Ensuite on a fait quelques petits jeux dont j’ai appris par la suite qu’ils auguraient que c’est Shikha qui portera la culotte (eh oui, voilà comment toute une vie se joue sur pas grand chose).

Et puis, la famille de Shikha a fait ses adieux déchirants (en omettant toutefois de se jeter dans la rivière ou sous le camion… la situation était aussi un peu moins dramatique, puisqu’on vit tout de suite à 5 kms les uns des autres et le déchirement aura duré au plus toute une journée: on devait les revoir dès le lendemain).

Le temps des adieux... pour l'instant

Et pour la première fois depuis bien longtemps, on s’est retrouvés seuls avec des comptes à rendre à personne, on avait presque oublié que c’était possible, tiens!

(*) … et sa dot: ce n’est pas toujours clair lequel des deux est le plus source de liesse.

 
3 Commentaires

Publié par le 09/07/2011 dans The wedding

 

Sam. 9 Jul. – Valampuri

Les collègues ont dû me prendre pour un extra-terrestre lundi quand en réponse à « qu’est-ce que tu as fait ce week-end? », je leur ai dit « je me suis marié ». J’arrive ici de nulle part et paf, 3 semaines plus tard, je suis marié. En général, un mariage se prépare sur un an ou plus; en Inde ça coïncide même avec casser le petit cochon rose de toute la vie des parents, et nous on expédié le tout en quatrième vitesse. Une semaine. Lundi on décide que ce serait samedi, samedi a eu la bonne idée d’être auspicieux (et même en pleine journée!), et donc c’était samedi, sous le soleil.

Si je me suis un jour fait une idée de ce à quoi ressemblerait mon mariage, c’était faux sur toute la ligne: pas de curé, pas d’église, pas de château, pas de gâteau, pas de robe blanche ni de smoking, pas embrasser la mariée en public, pas de liste d’invités (j’ai juste eu le temps d’avertir ma famille que ça allait me tomber dessus) ni de plan de table, pas (encore) de lune-de-miel… et pas d’alliance non plus tiens tant qu’on y est. Mais tout ça n’était pas sans bénéfice, parce que du coup on a aussi laissé à la porte pas mal d’hésitations, tergiversations, pinailles, discordes, moments de doutes, etc.

Le temple de Ganesh de Valampuri

Ce qu’il y avait par contre, c’est un joli temple avec une collection de dieux colorés et souriants (ça se prête plus à la joie d’un mariage que les chemins de croix je trouve), un prêtre hindou amusé, mes collègues hilares aussi à m’entendre répéter son sanskrit, une Shikha magnifique dans son sari de cérémonie rouge, moi aussi déguisé dans un habit de cérémonie couleur crème, la famille de Shikha tout en affaire et joviale (j’ai aussi entendu l’un ou l’autre soupir de soulagement…), deux photographes omniprésents aussi discrets que les Dupondts, une cérémonie faite d’épices, de fleurs, de feu et de fruits, du soleil, des rires et de la bonne humeur.

On m’avait chaudement recommandé de participer à un mariage à l’Indienne, je pense que de ce côté-là, j’ai dépassé toutes les attentes (et je le recommande à mon tour: c’est haut en couleur).

Et… c’est promis, je publie plus de photos dès qu’on arrive à les extirper de nos deux photodupondts appointés. (la photo ci-dessus provient de la video qu’ils ont faite dont le montage est un poème à lui tout seul)

 
5 Commentaires

Publié par le 09/07/2011 dans The wedding

 

Mar. 5 Juil. – Saris

L’encre n’était pas encore sèche sur le contrat de location de l’appartement qu’on était déjà lancés dans la course suivante… Une de celles que les gens normaux voient comme un marathon qui se prépare un an à l’avance; pour notre part on a décidé de se la faire au sprint. Nous voilà donc dès le soir même en route vers la bien nommée Commercial Street avec toute la famille pour visiter les magasins de saris et autres…

Tout l'art est dans l'emballage


Malheureusement, j'ai pas pu garder le joli chapeau


L’exercice consistait à activer les vendeurs pour qu’ils étalent à peu près tous les saris qu’ils ont en stock, emballer Shikha dans l’un ou l’autre, lui dire que celui-là est vraiment joli pour qu’elle choisisse l’autre.

Ensuite, même histoire avec moi, me faire enfiler une dizaine de costumes, dire que je trouve que celui-là est pas mal pour que je me retrouve avec l’autre (non c’est pas vrai, j’ai eu droit à mon premier choix, mais j’ai pas eu droit au joli chapeau. Dans la tradition Bengalie, on doit porter un autre chapeau).

 
5 Commentaires

Publié par le 05/07/2011 dans The wedding

 
 
%d blogueurs aiment cette page :