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Archives de Tag: gnou

Tanzanie 3 – Migration

Un safari, c'est un avant tout un road-movie, une relation intime avec son siège d'auto...

Les yeux encore pleins de zèbres et de lions du cratère, on fait un crochet par le camp, on emballe tout et s’en va vers les plaines interminables de Serengeti. Le parc de Serengeti, voisin de celui de Ngorongoro, ne pourrait en être plus différent. On vient d’un endroit confiné, entouré de falaises et de jungle luxuriante, tapissé d’herbe verte et on s’en va vers une immense plaine plate aux horizons infinis, à la végétation asséchée et roussie par un soleil écrasant, clairsemée de quelques acacias tortueux.

Les deux parcs sont séparés par une espèce de no-mans-land de terrain aride traversé d’une route en graviers sur laquelle notre guide lance notre Landcruiser à 100 km/h parce qu’on est à la bourre et qu’il faut arriver au camp avant la nuit.

C'est un peu comme le notoirement tragique passage du fleuve Mara trois mois plus tôt, les crocodiles en moins...

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Une crevaison plus tard, on arrive au checkpoint du parc de Serengeti, inondé d’herbivores: on est en plein milieu de la migration annuelle des gnous, qui sont en train de faire à peu près le chemin inverse du nôtre, et qui s’en vont vers l’est accompagnés de leurs copains les zèbres, antilopes, gazelles, et vautours qui savent bien qu’il y aura des restes…

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La migration annuelle: un immense rouleau-compresseur qui transforme l'herbe en bouse.

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De manière assez spectaculaire, à notre retour 3 jours plus tard par la même route, la multitude s’était volatilisée: l’exact même endroit était maintenant vide de toute présence herbivore, à l’exception de l’une ou l’autre gazelle isolée.

Des gnous à perte de vue.

3 jours plus tard... il n'y a plus un chat.

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Après 4 heures de route en graviers, nous arrivons à notre nouveau chez-nous (à monter nous-mêmes): Le camping de Dik-dik, au milieu de la plaine. Nos plus proches voisins sont un troupeau d’impalas, quelques girafes et une hyène à l’affût d’un bon plan vide-poubelle. On espère que les lions, buffles et éléphants sont un peu plus loin.

Le camping de Dik-dik.

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Publié par le 24/01/2012 dans Travel

 

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Tanzanie 2 – Ngorongoro

Les agents des forêts


Après avoir quitté nos amis les Maasai et leurs vaches, nous sommes partis vers le parc national de Ngorongoro, dont l’entrée est jalousement gardée par les agents des forêts et une colonie de babouins.

Une fois passé la porte du parc, la superbe route asphaltée qui mène au parc fait place à un chemin de terre qui serpente dans la jungle, jusqu’à arriver au sommet du cratère dont je viens de lire qu’il est en fait une caldeira et non un cratère (voir la source de toute les vérités: wikipedia), qui nous révèle la caldeira (donc…) dans toute la splendeur de son paradis naturel, qui s’étend devant nos yeux (et ceux de nos appareils photos) émerveillés.

Le cratère

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Après une nuit sous la tente étonnamment froide (le camping est à 2300m d’altitude aussi), sous un ciel parsemé d’étoiles, nuit calme si ce n’est pour la visite de l’une ou l’autre hyène au crépuscule (et, on l’a appris le lendemain, d’une famille d’éléphants), suivie d’un lever de soleil absolument majestueux, on s’embarque dans la Jeep (qui est une Toyota en vrai) pour une journée à courir derrière tout ce qui bouge là en-bas.

Le cratère est un véritable paradis pour les voyeurs d’animaux sauvages que nous sommes: il y en a un tas de toutes les formes et les couleurs possibles, ils n’ont pas peur de nous et se laissent approcher sans chi-chis.
Le gros du contingent est formé de zèbres et de gnous, qui passent leur temps à brouter et à se trimballer de pré en pré, là où l’herbe semble plus verte qu’ici. De temps en temps, de jeunes mâles se tapent dessus pour épater les femelles.

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des zèbres, probablement des zèbresses d'ailleurs.

Un gnou-araignée à 8 pattes

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Ensuite il y a quelques troupeaux de buffles, qui ont l’air nettement moins commodes que les précédents et qu’on sent bien qu’on n’a pas trop intérêt à aller les chatouiller. Dans la famille des pas-commodes, on trouve aussi quelques rhinocéros, mais nettement moins nombreux et donc notre guide était tout content de tomber sur une paire, qu’on a pu voir de loin (oui, la règle, c’est que les voitures doivent rester sur les chemins, et donc il est assez facile pour les animaux d’aller se planquer loin du trafic des touristes… je suppose que c’est ça qui confère le caractère de parc national, et pas de zoo à l’endroit).

Buffles

un couple d'amoureux rhinos.

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Dans le rayon des comiques de service, on retrouve bien sûr les pumbas et les hyènes.

Des pumbas dont les queues ne sont pas en phase.

Une hyène, qui a besoin d'aller faire un tour chez le dentiste.

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À tout seigneur tout honneur, les monarques de céans, les lions. Si les autres avaient pas l’air trop actifs à brouter à longueur de journée, ceux-ci jouent forcément dans une toute autre cour et ne font juste rien du tout de leur journée. Avec leur tête de gros chats, on a vraiment envie de sortir de la voiture et d’aller participer à leurs calins, mais la règle c’est qu’on est cantonnés aux voitures et c’est interdit d’en sortir. J’ai aussi vaguement entendu que c’était, en plus d’être interdit, déconseillé parce que c’est dangereux. N’importe quoi!

Les lions, qui sont bien malins de porter un manteau de fourrure par un temps pareil!

Finalement, on rencontre encore deux protagonistes dans la catégorie « lourdeaux »:

Quelques éléphants épars

Les touristes, qui sont (sommes) assez envahissants il faut bien dire.

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Publié par le 24/01/2012 dans Travel

 

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