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Archives de Tag: himalaya

Fri. 28 Sep – Kangra Valley

Pour remonter du Punjab vers les montagnes, il y a un petit train de montagne charmant qui serpente dans la verdoyante vallée de Kangra et offre une ascension nettement plus agréable que les bus et jeeps aux ressorts fatigués qui pogotent sur les routes défoncées. Il faut cependant avoir le temps de le savourer, parce qu’à du 10km/h de moyenne, «Ce n’est pas la destination mais la route qui compte» n’a jamais été aussi approprié.

C’est réussi pour la mise au vert: il y a 2 arbres!


Au milieu du parcours se trouve la petite ville de Kangra, qui est depuis l’an dernier devenue le début du parcours suite à un glissement de terrain qui a détruit la voie en aval.
On était venu y chercher la nature, l’air pur et le chant des oiseaux, mais on y a trouvé le béton, les gaz d’échappement et le chant des klaxons, bref une copie en altitude des habituelles affreuses petites villes d’Inde.

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Eh bien voilà, il suffisait d’aller voir un peu plus loin, hors de la ville…


Ce n’est que le lendemain qu’on a découvert le vieux Kangra, avec vieux fort, rivière, gorges et falaises, soit exactement ce qu’on cherchait.
De là, le voyage en train (porte ouverte, assis sur le seuil et jambes ballantes dans le vide, bien sûr) en remontant la rivière est un délice: torrents, ponts, falaises, le tout avec les monts Dhauladhar en arrière-fond qui se déroule au ralenti devant les yeux, un peu comme au cinéma.

Où l’on se fait signe entre voisins de wagon.

Quand on se plaint du voyage tape-fesse, on peut en vérité encore s’estimer heureux. Pour d’autres, c’est plutôt voyage en machine à laver


Malheureusement les meilleurs sont les plus courtes et donc après une halte dans la petite ville de montagne sans grand intérêt de Palampur nous attendait une nouvelle épreuve de 10h de tape-fesses dans un bus sur les serpentantes et défoncées routes de montagne pour atteindre Manali.

Quelque chose me dit que les passagers de ce bus vont devoir s’armer de patience…

Visite à une distillerie/bar de vin de riz. Ne pas se fier à l’apparence distillerie clandestine: c’est dûment appointé par le gouvernement.

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Publié par le 28/09/2012 dans Travel

 

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Wed. 19 Sep. – Leh, Ladakh

Le Ladakh, c’est cette région d’Inde qui ressemble à s’y méprendre au Tibet (en fait j’en sais rien, j’ai jamais vu le Tibet, mais ça ne ressemble pas au reste de l’Inde ça c’est sûr!), qui se cache derrière des cols de montagnes à plus de 5000m et qui offre des paysages grandioses. Sur carte et dans les guides touristiques, ça ressemble à la description d’un paradis.

Le haut-plateau du Ladakh, dans la vallée de … euh je sais plus, on en a croisé tellement.

Les routes de montagne glissent parfois d’un étage le long de la pente, ou sont parfois remplacées par une vague piste boueuse, ce qui serait anodin, sans le ravin…

Dans la vraie vie, le coup des cols de montagne à 5000m, on le paie de sa personne: il faut 3 jours de bus pour y arriver. Depuis Manali (qui est déjà dans les montagnes, à 10h de Chandigarh), le trajet de près de 500km se vend à 2 jours de bus: 20 heures dans le shaker, à glisser et sauter sur sa banquette au rythme d’interminables lacets de routes (ou pistes) défoncées.

Mais la récompense est de taille: passé l’abominable Rohtang Pass, la verdoyante vallée de Manali fait place au magnifique désert de haute-montagne et sa rivière argentée, un vrai régal des yeux, dans lequel on peut se plonger des heures durant (à commencer par le ravin qui se promène à 5 cm de notre bus qui fait des acrobaties sur une route qui d’un jour à l’autre va disparaître lors du prochain glissement de terrain, et dans lequel on aimerait que rien d’autre que les yeux ne se plongent).

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Passé le col de Taglang (le second col carrossable le plus haut du monde, le n.1 et n.3 sont sur les 2 autres routes qui mènent à Leh), on se retrouve en pays Bouddhiste: moines chauves, monastères, stoupas et banderoles de petits drapeaux Om-Ma-Ni-Padme-Um sont omniprésents.

Le monastère de Thiksey, perché sur sa butte, en symbiose avec son village.

La ville de Leh, surmontée de son inévitable monastère perché sur son promontoire.

Leh est une petite ville à 3500m d’altitude dont les habitants sont très accueillants et totalement relax. La ville est aussi pleine de militaires et de touristes. Les militaires s’expliquent par la proximité de la disputée frontière chinoise (l’Inde est en dispute avec le Pakistan et la Chine sur leurs longues frontières respectives).

Quant aux touristes, Leh est la base idéale pour explorer l’Himalaya, et son infrastructure touristique est clairement orientée vers les étrangers partis à l’aventure.

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Un des multiples cafés de la ville qui invitent à profiter de la vie sous le soleil et qui offrent cuisine et musique française, italienne ou israélienne.

Avec Manali, c’est un fait unique en Inde. En général, le tourisme est plutôt orienté grand luxe (genre le tour des palaces en train de luxe) ou pèlerinages religieux, qui drainent des foules incroyables.

Pour la première fois, on est restés au même endroit pour une semaine, et on serait bien restés plus longtemps si la ville ne fermait pas pour la fin de la saison (il va commencer à faire sérieusement froid dans les semaines à venir).

Une chose est sûre, c’est qu’on y a fabriqué d’excellents souvenirs, qu’on a échangés contre quelques sourires et une poignée de cheveux. Et aussi qu’on doit y retourner, pour voir ce fameux lac de Pangong, les chameaux du désert de Nubra et faire le tour des vallées, cols et monastères à vélo (ou en Royal Enfield, quand on aura appris à la manier un peu mieux).

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Rafting sur la rivière Zanskar, seuls au milieu de paysages d’un autre monde, où rien ne vit.

… et même bain dans la Zanskar, où l’on sent bien que toute cette eau n’est que neige fondue.

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La ville de Leh, vue de la route de Khardung La (une interminable descente de 2000m de dénivelé à vélo)

Pour visiter le pays, nous avons dû dompter l’iconique Royal Enfield, une 350cc qui ronfle comme un moteur de bateau.

En visite chez le coiffeur. Il a pris un réel plaisir sadique à couper et raser tout ce qu’il pouvait, et je me suis retrouvé comme un de ces nombreux moines.

 
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Publié par le 19/09/2012 dans Travel

 

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