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Archives de Tag: parc national

Tanzanie 7 – Mount Meru

Après toutes ces aventures où on n’a en fin de compte pas beaucoup décollé nos fessiers de notre siège d’auto, avec pour conséquence une composante sportive étonnamment basse pour un voyage au grand air, on a compensé en décollant vers des cieux plus élevés. Elevés de exactement 4566m: Le sommet du mont Meru, qui est le petit frère du Kilimanjaro.

Le Meru est un volcan qui s’est effondré sur lui-même lors de sa dernière explosion il y a quelque temps, ce qui lui a fait perdre la course pour le point le plus haut d’Afrique mais lui a laissé un joli tas de cendres au centre de son cratère. Situé au milieu du parc national (tiens, encore un!) d’Arusha, il est couvert d’une foule d’animaux exotiques qu’on rencontre régulièrement en se promenant sur ses flancs: girafes, phacochères, buffles, des tas d’oiseaux,… mais pas de prédateurs.

Le mont Meru (au centre), son petit frère le petit Meru (à droite), et des ruminants (à gauche).

On pénètre dans une jungle impénétrable


 
L’absence de prédateurs est bienvenue parce que du coup on nous laisse nous promener plus ou moins librement (avec un guide armé toutefois, parce que les buffles, même végétariens, peuvent avoir un sale caractère et des cornes pointues).

Nous voilà donc partis pour 4 jours avec armes et bagages. Dans un esprit scout-débrouille, on a limité notre expédition à 2 guides/porteurs, là où le standard est plutôt dans le genre 6 ou 7. On peut se demander à priori quels bagages il faut trimballer pour justifier toute cette foule, la réponse tient en un mot: Tout. Nos affaires, la nourriture, les sacs de couchage, l’eau potable, un réchaud à gaz, des casseroles,…

La fine équipe.


En route, on trouve des chalets très bien entretenus et très peu équipés, et à chaque halte le soir venu, c’est la même routine pour la dizaine d’expéditions qui se retrouvent au chalet: on se repose sur notre lit pendant que nos accompagnants nous soignent aux petits oignons: bassine d’eau chaude pour nos pieds fatigués, snacks pour notre ventre vide, jus, repas chaud, dessert, histoires de la montagne, encouragements en tous genres,…

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Et hop! 3822m !

La mauvaise nouvelle se présente le deuxième jour, à notre arrivée au chalet Saddle hut à 3500m: demain, la dernière journée d’ascension commence à 1h du matin, question d’arriver au sommet pour le lever du soleil. Ouch!

En attendant, on profite du reste de l’après-midi pour se farcir le petit frère en hors-d’œuvre. Une petite heure de marche et nous voilà au sommet du petit Meru, à 3820m. Dans un peu plus de 6h, on remet le couvert pour le plat de consistance, 1000m d’ascension dans la caillasse et la cendre, le tout dans l’obscurité complète d’une nuit sans lune.

Le sommet, le Kilimanjaro (derrière moi) et même le soleil qui se lève pour nous réchauffer tout ça!

La fois prochaine, on reviendra pour le Kilimanjaro, qui nous a nargués pendant 3 jours, bien visible de n’importe quel recoin du Meru. Mais il faudra probablement être un rien mieux équipé: ici il fait déjà pas mal froid, en face avec 1000m de plus, il gèle sérieux.

Panorama du Meru, son cône de cendres et ses paysages lunaires au petit matin

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Publié par le 29/01/2012 dans Travel

 

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Tanzanie 4 – Serengeti

Une journée au Serengeti.

C'est tôt mais c'est beau.


Les journées commencent invariablement tôt (en fait, on est restés tout le voyage dans le fuseau horaire de l’Inde, décalés de 3 heures et demie), parce que l’un ou l’autre motivé veut aller embusquer le soleil à sa sortie de l’horizon. On est cependant vite récompensé de ce réveil nocturne: le spectacle est vraiment fascinant et le soleil est à peu près le seul animal à se montrer là où on l’attend.

Ensuite on sillonne le parc de long en large, scrutant l’horizon à la recherche de notre prochaine rencontre. Qui peut être une famille de pumbas (des phacochères) traversant la route, un troupeau d’impalas farfouillant dans les fourrés, un groupe de girafes en train de se gaver de feuilles d’acacia, l’un ou l’autre oiseau perché sur un arbre…

Une patrouille de girafes

Un harem de femelles impala. Le mâle est pas loin.

Les impalas, à l’image des Maasai ou des mormons, sont polygames: un mâle se farcit un harem d’une quarantaine de femelles sous les yeux envieux des autres mâles qui attendent patiemment l’occasion de lui flanquer une raclée et lui rafler son harem. En effet si un mâle supplante un autre, c’est le gros lot: le harem complet lui revient! On les rencontre donc par tas compact de 41 individus, et quelques mâles qui traînent l’air de rien dans les parages, ou alors isolés au milieu de rien.

Un peu plus tard, on peut rencontrer une famille de singes, maîtres dans l’art de la scène, toujours une valeur sûre en terme de divertissement, et si on a de la chance (ou si notre guide a du flair), une famille de lions, qui donnent plus dans le genre séquence romantique que film d’action.

Les singes au cinéma...

...regardant Roméo et Juliette

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Pour l’après-midi, on chauffe les enchères et on se met à la recherche des gros calibres: les léopards et guépards, dont la rencontre est nettement plus incertaine. On roule dans la plaine, on scrute l’horizon; on roule encore, on scrute la plaine, ou roule dans l’horizon… c’est qu’elle est grande, cette plaine, cette fois on a vraiment l’impression d’être perdus au milieu de nulle part!

L'oiseau de toutes les couleurs

Ca chauffe pour la mouche!

Je me prends au jeu et je me poste debout dans la voiture, à inspecter aux jumelles chaque arbre, chaque ressaut du terrain, chaque tache de couleur… combien de fois j’ai pas crié au lion! en pointant au loin une termitière…

Le léopard, moulé sur sa branche.


Le parc a plus ou moins la taille d’une demi-Belgique et même s’il regorge de disons un bon millier de léopards, ça rend les chances de tomber sur l’un d’entre-eux par hasard assez faibles. D’autant plus que plutôt que de parader sur les routes et passer leur temps à attraper des gazelles, ils ont la fâcheuse habitude de dormir dans les hautes herbes ou au sommet d’un arbre. Aucun sens du spectacle!

Eddy notre guide, qui tout en conduisant ne scrute rien du tout mais voit, lui, des autruches, des (vrais) lions, et des tas d’autres trucs, nous a repéré, là-bas, un léopard, perché sur une branche! Et à bien y regarder, il y a aussi un impala perché sur la branche d’en-face. Enfin, un demi-impala, qui n’est probablement pas arrivé là tout seul.

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Le pogo des hippos.


 
Ensuite pour le goûter, on fait un saut à la mare aux hippos, où les hippos organisent un festival. Le tout-Serengeti du monde des hippos semble s’y être donné rendez-vous, en tous cas c’est un grand succès et l’évènement a fait mare-comble. Ils sont tous là à patauger dans des conditions d’hygiène assez discutables, à péter dans l’eau et mouliner des oreilles, c’est d’un chic!

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Si l’idée qu’on se fait d’un safari provient des documentaires de National Geographics (les guépards qui courent l’antilope, les lions qui embusquent le buffle, les gnous qui déferlent dans la rivière, tout ça en gros plan), eh bien c’est raté. En vrai, en moyenne, ça ressemble plus à une traversée du mid-west américain en camion: on voit de la plaine, de la plaine, quelques arbres, encore de la plaine et tout à coup, un pic d’adrénaline: Là! un animal! (ou une termitière pour les bigleux).

Chaque animal acquiert un prix du marché selon la fréquence attendue de ses apparitions. Par exemple, l’impala ne vaut pas grand chose: on en voyait un tas juste à 200m du camp à chaque sortie. Les girafes et les éléphants, quoique presque aussi fréquents, valent un peu plus parce qu’ils sont plus impressionnants.

Un guettant guépard.


Ensuite en ordre croissant de valeur, on trouve les buffles, les hyènes, les vautours, les hippopotames (dont la valeur a chuté quand on est tombé sur leur rave-party), les singes (qui sont toujours un bon placement vu leur show pas possible), les lions, et tout en haut de l’échelle, les léopards, guépards et les rhinocéros (qu’on n’a d’ailleurs pas vu).

Si tout ce qu’on a vu du léopard était une micro-tache tachetée en relation fusionnelle avec sa branche d’arbre à 200m de la route, on a en revanche été plus gâtés par les guépards qui faisaient la sieste dans un taillis à 15m de nous.

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La journée se termine dans la même splendeur qu’elle avait commencée, une famille d’éléphants en plus.

Il est temps de mettre les éléphants au dodo.

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Publié par le 25/01/2012 dans Travel

 

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Tanzanie 2 – Ngorongoro

Les agents des forêts


Après avoir quitté nos amis les Maasai et leurs vaches, nous sommes partis vers le parc national de Ngorongoro, dont l’entrée est jalousement gardée par les agents des forêts et une colonie de babouins.

Une fois passé la porte du parc, la superbe route asphaltée qui mène au parc fait place à un chemin de terre qui serpente dans la jungle, jusqu’à arriver au sommet du cratère dont je viens de lire qu’il est en fait une caldeira et non un cratère (voir la source de toute les vérités: wikipedia), qui nous révèle la caldeira (donc…) dans toute la splendeur de son paradis naturel, qui s’étend devant nos yeux (et ceux de nos appareils photos) émerveillés.

Le cratère

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Après une nuit sous la tente étonnamment froide (le camping est à 2300m d’altitude aussi), sous un ciel parsemé d’étoiles, nuit calme si ce n’est pour la visite de l’une ou l’autre hyène au crépuscule (et, on l’a appris le lendemain, d’une famille d’éléphants), suivie d’un lever de soleil absolument majestueux, on s’embarque dans la Jeep (qui est une Toyota en vrai) pour une journée à courir derrière tout ce qui bouge là en-bas.

Le cratère est un véritable paradis pour les voyeurs d’animaux sauvages que nous sommes: il y en a un tas de toutes les formes et les couleurs possibles, ils n’ont pas peur de nous et se laissent approcher sans chi-chis.
Le gros du contingent est formé de zèbres et de gnous, qui passent leur temps à brouter et à se trimballer de pré en pré, là où l’herbe semble plus verte qu’ici. De temps en temps, de jeunes mâles se tapent dessus pour épater les femelles.

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des zèbres, probablement des zèbresses d'ailleurs.

Un gnou-araignée à 8 pattes

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Ensuite il y a quelques troupeaux de buffles, qui ont l’air nettement moins commodes que les précédents et qu’on sent bien qu’on n’a pas trop intérêt à aller les chatouiller. Dans la famille des pas-commodes, on trouve aussi quelques rhinocéros, mais nettement moins nombreux et donc notre guide était tout content de tomber sur une paire, qu’on a pu voir de loin (oui, la règle, c’est que les voitures doivent rester sur les chemins, et donc il est assez facile pour les animaux d’aller se planquer loin du trafic des touristes… je suppose que c’est ça qui confère le caractère de parc national, et pas de zoo à l’endroit).

Buffles

un couple d'amoureux rhinos.

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Dans le rayon des comiques de service, on retrouve bien sûr les pumbas et les hyènes.

Des pumbas dont les queues ne sont pas en phase.

Une hyène, qui a besoin d'aller faire un tour chez le dentiste.

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À tout seigneur tout honneur, les monarques de céans, les lions. Si les autres avaient pas l’air trop actifs à brouter à longueur de journée, ceux-ci jouent forcément dans une toute autre cour et ne font juste rien du tout de leur journée. Avec leur tête de gros chats, on a vraiment envie de sortir de la voiture et d’aller participer à leurs calins, mais la règle c’est qu’on est cantonnés aux voitures et c’est interdit d’en sortir. J’ai aussi vaguement entendu que c’était, en plus d’être interdit, déconseillé parce que c’est dangereux. N’importe quoi!

Les lions, qui sont bien malins de porter un manteau de fourrure par un temps pareil!

Finalement, on rencontre encore deux protagonistes dans la catégorie « lourdeaux »:

Quelques éléphants épars

Les touristes, qui sont (sommes) assez envahissants il faut bien dire.

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Publié par le 24/01/2012 dans Travel

 

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